La rime à tout prix

Tout a commencé en 1998. Je cherchais une carte d’anniversaire originale pour une amie et je suis tombée sur une photo d’un mignon petit cochon. Il m’a inspirée ! Ce n’est pas vraiment le genre de carte qu’on offre pour un anniversaire, vous me direz … à moins que le commentaire qui l’accompagne balaye tout malentendu et soit imprégné d’une certaine dose d’humour, non ?

Du coup, n’importe quel animal devient permis, jusqu’au morpion, pourquoi pas, pourvu que le lien entre l’animal et la personne fêtée reste très lointain et qu’il ne la représente surtout pas ! Celle-ci est toujours l’idole de l’animal, qui par ailleurs a rarement un lien avec moi.

La consigne était claire dès le départ : commencer le poème par « il était une fois » et choisir un animal dont la terminaison du nom détermine la rime phonétique à utiliser à chaque ligne. Tout style est permis et l’alexandrin n’est certainement pas de rigueur, le but étant de créer « la rime à tout prix ». On trouve ainsi des mélanges de langage – populaire, châtié ou désuet -, des inversions dans certaines expressions courantes, etc. J’essaye de trouver des rimes riches mais les histoires requièrent souvent que j’élargisse mon choix et par conséquent que j’appauvrisse la rime, comme par exemple dans le cas de tu/e-du/e, po-bo, pin-bin-min, çon-zon, tor-dor, çan-zan.
L’animal doit si possible être de genre masculin pour les cartes adressées à une femme et de genre féminin pour les hommes afin d’éviter toute répétition de nom et toute confusion entre « il » et « elle » dans l’histoire.
J’utilise évidemment un dictionnaire de rimes, le but du jeu n’étant pas de travailler ma mémoire.
Au début, les histoires sont courtes et contiennent parfois une touche sexuelle. Elles se rallongent par la suite et n’ont plus cette connotation.

Je les ai mis par 2 sur une page car il y en a beaucoup, mais ils n’ont rien à voir les uns avec les autres.