Réalisations - Cosmétiques

Crème naturelle pour le visage

 

Soin nourrissant et onctueux pour hydrater, régénérer et prévenir le vieillissement cutané

 

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Une crème est une émulsion composée d’une phase huileuse et d’une phase aqueuse (eau pure, hydrolat, …). Il existe plusieurs manières de faire une émulsion : à froid, à chaud, eau dans huile, huile dans eau, en deux phases, one-pot, etc.

 

Recette « one pot »

Ustensiles :

  • Petite balance (précision 0,01 g)
  • Petit bol en métal ou en verre (qui peut chauffer au bain-marie)
  • Petits récipients pour peser les ingrédients séparément avant de les ajouter à la préparation
  • Mini-fouet
  • Petite cuillère
  • Pot de 50 ml

  

1ère ÉTAPE :

Désinfectez tous les ustensiles, récipients, plan de travail et les mains à l’alcool.

  

2ème ÉTAPE :

 Ingrédients de base pour pot 50 ml :

  • 14g d’huile végétale (voir tableau ci-après)
  • 30g de macérât aqueux (hydrolat) (voir tableau ci-après)
  • 5 g d’émulsifiant (cire) : Olivem 1000, cire n° 3, Polawax, … (ne pas prendre de la cire d’abeille ni de la cire à base de sucre)
  • Facultatif : un peu d’alcool cétéarylique (granules) : ne pas dépasser 10 % du poids total (je mets 1 càc = ± 3g) (facultatif mais je vous le conseille : l’émulsion épaissit plus vite et stabilise la préparation). C’est un alcool gras dérivé de l’huile de noix de coco. Doit être inclus dans la phase chauffée. C’est aussi un émollient : assouplit la peau, favorise le maintien de l’hydratation cutanée.

Pour mélanger ces 2 phases (huile + eau) non miscibles entre elles, on ajoute un émulsifiant (d’origine naturelle) et on fait fondre le tout au bain-marie.

Une fois que la cire est fondue, (± 3 minutes), battre au fouet pendant 3 à 6 minutes, hors du feu dans un bol d’eau froide, pour faire blanchir et épaissir l’émulsion.

Si vous n’avez pas ajouté d’alcool cétéarylique et que votre émulsion rate (un peu comme une mayonnaise qui a tourné), il suffit de réchauffer la préparation au bain-marie (tant que les ingrédients actifs n’y ont pas été ajoutés).

 

3ème ÉTAPE :

Ingrédients actifs (régénérant, antirides, émollients, etc.) à ajouter un à un après, en mélangeant entre chaque ajout, (ne peuvent pas être chauffés) :

  • Extrait de canneberge (1 à 10 %) et/ou extrait de mauve (20 gouttes = 2,5 %)
  • Glycérine (facultatif) : c’est un humectant.
  • Huiles essentielles (pas plus de 1 % pour le visage = 0,5 g = 10 à 15 gouttes) :
    • Actives : rose, bois de rose, carotte, bois de Hô (= camphre), géranium … : 10 gouttes par ex.
    • Parfum (facultatif) : quelques gouttes d’HE de musc, coco, vanille ou lavande : 5 gouttes par exemple.
  • 1g de vitamine E (= 25 gouttes) ou 1 petite cuillère à café d’huile de germe de blé (empêche la crème de rancir et est un puissant antioxydant).
  • Conservateur : Naticide (fragrance végétale naturelle, qui a une odeur qu’on peut ne pas aimer) : 10 gouttes. Le préférer au Cosgard[1] ou Geogard (benzyl alcool). L’extrait de pépins de pamplemousse est également un conservateur mais il est déconseillé car il déphase (au niveau chimique). Sans conservateur, le soin devra être utilisé très rapidement et conservé au réfrigérateur.

 

 4ème ETAPE :

Versez la préparation dans un pot stérilisé.

Prélevez votre crème avec une spatule cosmétique, jamais avec les doigts.

 

Remarques :

  • Si l’émulsion se déphase après y avoir incorporé tous les ingrédients actifs qui ne peuvent pas être chauffés, on peut rattraper le coup en ajoutant 1 pointe de couteau de xanthane. Ce gélifiant d’origine naturelle, facilement dispersible, améliore la stabilité des émulsions (à faible dosage).
  • La glycérine est non miscible avec l’huile mais dispersible dans les produits huileux solides. Ne convient pas pour rattraper une émulsion ratée.

 

Choisir ses huiles végétales en fonction de votre peau :

 

Peaux normales Jojoba, amande douce, abricot, camélia, coco
Peaux mixtes à grasses et asphyxiques (peaux grasses qui manquent d’eau) Jojoba, calendula, noisette, macadamia, melon du kalahari, camélia, thé blanc
Peaux sèches, déshydratées, alipidiques (sans sébum) Abricot, avocat, amande douce, germe de blé, olive, onagre, argan, coco, karité, bourrache
Peaux matures et abîmées Jojoba, cranberry, cassis, rose musquée du Chili, argan, pépins de pomme, framboises, nigelle, bourrache, coco

 

On peut mettre 2 ou 3 sortes d’huile dans la préparation (au total 14 g pour un pot de 50 ml).

L’huile de bourrache est excellente mais elle sent mauvais !

L’huile de coco est tout aussi excellente. Elle a l’avantage de ne pas sentir mauvais et d’être blanche et douce.

L’huile de nigelle est bonne pour les impuretés.

 

Choisir ses hydrolats aromatiques en fonction de votre peau (à conserver au réfrigérateur) :

 

Tout type de peaux Rose de Damas, Tepezcohuite, centella asiatica
Peaux normales Palmarosa, citron, néroli, jasmin sambac, lavande
Peaux mixtes à grasses et asphyxiques Géranium bourbon, citronnelle, citron, lavande fine, tea tree
Peaux sèches, déshydratées, alipidiques Néroli, jasmin sambac, santal albal
Peaux matures et abîmées Palmarosa, Katrafay, carotte sauvage, immortelle, santal albal
Peaux sensibles, irritées Vétiver, Katrafay, camomille romaine, carotte sauvage, ciste ladanifère, hamamélis, immortelle, santal albal

 

 Faire ses eaux florales soi-même :

  • Faire une infusion de lavande ou d’ortie -> utiliser l’eau.
  • Faire une décoction (pour les feuilles dures, racines) de lierre et utiliser l’eau.
  • Prendre une poignée de fleurs (ex : rose de Damas) pour 100 ml d’eau. Laisser macérer dans un endroit sombre et frais pendant 24h sans oublier de secouer de temps à autre, puis filtrer. Se conserve 4-5 jours au frigo.

 

Coût d’un pot de 50 ml fait maison (prix de www.aroma-zone.com).

Conseil de sites pour l’achat des produits : www.aroma-zone.com, https://www.mycosmetik.fr/, http://www.aromantic.co.uk/, http://www.bilby-co.com/, www.slow-cosmetique.com, …

Conseil de sites pour des recettes : http://www.lessentieldejulien.com/,  http://www.joliessence.com/, www.aroma-zone.com, …

 

Les substances dangereuses dans les produits cosmétiques

Résumé :

AGENTS PROTECTEURS

  • Benzophenone-1, benzophenone-3 : Filtre UV, protecteur de formules. Utilisé dans les déo, les vernis à ongles notamment. Perturbateur endocrinien, allergène.
  • Ethylhexyl methoxycinnamate : Filtre UV. Perturbateur endocrinien. Les recherches ont démontré une perturbation des œstrogènes et de la fonction thyroïdienne, pourtant il est assez souvent utilisé, y compris dans des produits « sensibles » comme les sticks pour les lèvres.
  • Triclosan : agent anti-bactérien, antifongique, antiviral, antitartre et agent de conservation. Il est très répandu. On en trouve notamment dans le savon, dentifrice, rince-bouche, lotion hydratante, crème à raser, déodorant, éponges et serviettes de nettoyage démaquillantes, matériau des poignées de brosses à dents, … Il peut perturber le fonctionnement de la thyroïde chez l’humain ; c’est donc un perturbateur endocrinien. De plus, il se dégrade en composés toxiques, cancérigènes et persistants. Il est très irritant pour la peau. Il rend plus résistant aux antibiotiques. Bilan écologique catastrophique.

 

TEXTURE

  • Paraffinum liquidum: Huile minérale très néfaste. Elle forme un film occlusif sur la peau. Substance issue de la pétrochimie, potentiellement cancérigène. (Paraffinum liquidum, Mineral Oil, Cera Microcristallina, Petrolatum, …).
  • Les terminaisons en –icone: Les huiles de silicone apportent douceur et un effet « lisse » et « glissant » aux cheveux et à la peau. Utilisées notamment dans les shampoings et fonds de teint, mais elles sont nocives pour l’environnement et donc indirectement pour notre santé.  Eviter donc -icone, -siloxane, -monium chloride -monium methosulfate.
  • Les terminaisons en –eth: Les composés éthoxylés sont fabriqués à partir d’un gaz très réactif, extrêmement toxique, cancérigène et mutagène, qui est l’oxyde d’éthylène : ceteareth-20, ceteareth-33, PEG-100 stéarate, PEG-20, Laureth-9, Tricedeth-12…
  • Le suffixe –oxynol: désigne aussi des ingrédients éthoxylés. Nonylphénol, Nonoxynol, Octylphénol, Propylphénol : agents émulsifiants. Soupçonnés d’avoir un impact sur la fertilité et sur le fœtus, perturbateur endocrinien, atteinte à l’ADN et potentiellement cancérigène. A noter : le nonylphenol, le plus dangereux est une substance utilisée dans les spermicides.
  • Cyclopentasiloxane, cyclotetrasiloxane : émollient (assouplit et adoucit la peau). Perturbateur endocrinien.
  • Sulfates: Agents moussants, tensioactifs, émulsifiants utilisés dans 95% (malheureusement) des gels douches, shampoings et dentifrices que l’on trouve dans le commerce et en pharmacie. Irritants et desséchants, très agressifs pour la peau. Perturbateurs endocriniens, cancérigènes soupçonnés (cancer du sein). Eviter donc : Sodium-laureth-sulfate ou le sodium-lauryl-sulfate et l’ammonium lauryl sulfate (celui-ci est autorisé par Ecocert mais interdit par Nature & Progrès).
  • PEG (polyéthylène glycol) et PPG (polypropylène glycol) : Agents tensioactifs, émulsifiants ou humectants. Apportent de la douceur et plus ou moins de consistance aux crèmes. Obtenus à partir de procédés chimiques utilisant des gaz toxiques. Soupçonnés d’être cancérigènes (cancer du sein).
  • Le DEA (diethanolamine) est une substance cancérigène qui est ajouté dans les produits pour les rendre de consistance crémeuse, moussante et utilisée pour ajuster le Ph en neutralisant l’acidité d’autres ingrédients. Il est présent dans les bains moussants, shampoings, lotions corporelles, savons liquides, démaquillants et beaucoup d’autres produits.

 

PARFUM

  • Terminaison en –phtalate: Cachés dans les cosmétiques, ils apparaissent sous l’appellation : Parfum ou Fragrance. C’est un mélange de produits chimiques. Perturbateurs endocriniens, cancérigènes soupçonnés (cancer du sein et des testicules).

 

CONSERVATEURS

  • Les mots contenant « paraben » comme « Methylparaben », « Butylparaben », « Propylparaben », « Ethylparaben », E214 à E219. Le paraben est utilisé comme conservateur. Il est allergisant, polluant, perturbateur endocrinien, potentiellement cancérigène (cancer du sein notamment).
  • Methylisothiazolinone (MIT)et Methylchloroisothiazolinone (MCIT) : Conservateurs très allergisants, fort répandus depuis que les parabènes ont été décriés. On les retrouve dans les crèmes pour la peau et même dans les lingettes pour bébé !
  • BHA et BHT(butylhydroxytoluène) : Antioxydant et conservateur utilisé notamment dans les crèmes hydratantes et dans les rouges à lèvres. Perturbateur endocrinien, cancérigène. Eviter E320, E321.
  • Formaldéhyde et libérateurs de Formaldéhyde : Irritant et allergisant. Le formaldéhyde est un agent cancérigène reconnu. Eviter : DMDM hydantoin, Diazolidinyl urea, Imidazolidinyl urea, Methenamine et Quaternium-15.
  • Phenoxyethanol: Conservateur toxique qu’on retrouve dans les lingettes pour bébé (Mixa, Pampers, Nivea, Bébé Cadum, …). Aussi connu sous le nom de phénoxytol ou EGPhE, le phénoxyéthanol est un conservateur de la famille des éthers de glycol, très répandu dans les produits cosmétique (sauf bio ou 100 % d’origine naturelle). Nocif pour le foie et le sang, il présente également des risques cancérigènes et provoquerait des dysfonctionnements du système hormonal chez l’homme, atténuant la fertilité. Enfin, c’est un allergène reconnu pouvant entraîner de l’eczéma et de l’urticaire chez les personnes intolérantes.
  • EDTA : EDTA (Ethylène-Diamino-Tetra-Acetate) : agent chélateur, agent complexant, conservateur ; douteux sur le plan toxicologique et difficilement dégradable : l’EDTA a la caractéristique de fixer très fortement d’autres substances, par ex. les métaux lourds.

 

Sources :

 

[1] Cosgard ou Benzyl Alcohol est un alcool potentiellement irritant.

On leur préfère les alcools gras : Cetyl Alcohol, Stearyl Alcohol, Cetearyl Alcohol, Lauryl Alcohol, Myristyl Alcohol ou le Naticide qui est une fragrance végétale.

Ces alcools ne sont pas à proscrire s’ils sont en fin de liste INCI ; en faible quantité ils ne sont pas nocifs.

Les conservateurs antimicrobiens, obligatoires dès que l’eau est présente dans un cosmétique, servent à éviter l’intrusion de microbes dans un cosmétique.

 

 

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