Un poisson de galets
Sur la plage de mes vacances cette année, j’ai trouvé des galets de toutes les couleurs et de toutes les tailles mêlés aux coquillages. J’ai surtout ramassé les plus petits car j’avais en tête de réaliser un poisson en ciment recouvert de galets. Résultat : 3 kg de galets dans ma valise !

Dans le commerce, j’ai repéré un produit d’entretien (le flacon bleu ci-dessous) dont la forme évoque un poisson. J’ai bien sûr balancé le liquide chimique dans les égouts. Dans ma cave, j’ai aussi déniché la bouteille de droite, presque vide.

J’ai d’abord dremelisé les fioritures du flacon bleu, inutiles pour mon projet.

Après découpe et assemblage, on devine déjà la silhouette du poisson.

J’ai scié le goulot de la bouteille et pratiqué une entaille pour former la bouche.

Avec du ruban adhésif, j’ai collé deux morceaux de carton dans le trou rond afin de ne laisser qu’une fente.

Pour former les lèvres, j’ai découpé deux bandes de carton, que j’ai crantées pour pouvoir les courber …

… puis je les ai fixées autour de la fente avec du ruban adhésif.

Dans un premier temps, j’ai recouvert toute la forme en plastique de bandes de tissu trempées dans du ciment assez liquide …

… (un vieux ciment devenu grumeleux, mais ce n’était pas grave puisqu’il allait être recouvert). J’ai aussi pratiqué des fentes pour l’aileron dorsal et les ailerons latéraux.

Au niveau des lèvres, j’ai poussé le milieu du tissu vers l’intérieur pour refermer l’orifice.

J’ai préparé un ciment-sable plus épais pour remplir le poisson par le trou laissé ouvert au niveau de la queue. Il est ainsi devenu beaucoup plus lourd. Par prudence, j’ai inséré un crayon en bois dans la fente de la bouche, au cas où le ciment aurait repoussé le tissu vers l’extérieur.
La phase suivante a consisté à recouvrir le poisson de ciment plus épais et d’y ficher les galets choisis dans un dégradé de couleurs. J’ai travaillé zone par zone, en attendant que chacune sèche avant de passer à la suivante afin de pouvoir poser le poisson de tous les côtés sur le plan de travail. Le ciment a tendance à s’affaisser ; il est donc préférable de le travailler horizontalement.
J’ai commencé par le dessous. La couche de ciment-sable part de la lèvre inférieure jusqu’à la queue, en évitant soigneusement les fentes destinées aux ailerons (qui seront insérés en dernier).

J’ai ensuite retourné le poisson pour travailler le dessus, de la bouche à la queue, avec un mélange ciment-sable-Compaktuna. Une grande pierre plate a été fichée dans la fente pour former l’aileron dorsal.

Le lendemain, j’ai posé le poisson sur le flanc et j’ai humecté la surface à couvrir. La couche de ciment appliquée faisait environ 7 à 8 mm d’épaisseur, pour pouvoir bien enfoncer les galets.
Le jour suivant, j’ai procédé de la même façon de l’autre côté. Pour vérifier la symétrie du dégradé de couleurs de part et d’autre, j’ai dû retourner le poisson plusieurs fois.

Je me suis ensuite attaquée à la queue. Je l’ai un peu rallongée en insérant des bouts de fils de fer dans l’orifice, que j’ai comblé avec du ciment. Après une journée de séchage, j’ai glissé un morceau de tissu imbibé de ciment entre les quatre fils de fer, puis je les ai entourés d’un autre morceau de tissu également trempé dans du ciment.

J’ai préparé un mélange de ciment-sable-Compaktuna assez ferme, que j’ai pressé autour de ce bout de queue pour y enfoncer de petits galets. J’ai laissé une fente à l’arrière pour y fixer plus tard le morceau de coquillage destiné à figurer la nageoire caudale.
Comme j’avais appliqué du ciment tout autour de la queue, j’ai dû l’entourer d’un film plastique bien serré pour empêcher le ciment de s’affaisser.

Une fois le ciment durci, j’ai cimenté le morceau de coquillage dans la fente, en veillant à ce qu’il soit bien droit et aligné avec l’aileron dorsal. À chaque étape, j’ai pris soin d’humidifier le ciment sec avant d’appliquer du ciment frais.

Le lendemain, j’ai posé le poisson sur le flanc et j’ai fixé l’un des ailerons latéraux dans la fente prévue à cet effet.
Pour travailler l’autre côté une fois le ciment bien durci, j’ai couché le poisson sur une brique afin de ne pas abîmer l’aileron fraîchement planté.

Après avoir nettoyé, gratté et poncé les galets (les galets de plage sont plus solides que les galets de rivière) et l’excédent de ciment entre ceux-ci, j’ai rectifié les lèvres du poisson.






