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Le silicium organique
D'impressionnantes propriétés

Début janvier, le silicium organique buvable se voyait frappé d’interdiction. Mais les fabricants avaient déjà adapté leurs formules et ce produit naturel poursuit sa belle carrière de complément alimentaire. Un succès mérité ?

« Votre produit m’a guéri du psoriasis » ; « Au bout de quinze jours de silicium organique, mes douleurs de dos consécutives à six accidents avaient disparu à 80 % » ; « Les douleurs articulaires chroniques de ma mère ont prodigieusement diminué » ; « L’acné de ma fille se résorbe nettement » … Les témoignages sur les bienfaits du silicium ne sont pas rares. Utilisé depuis longtemps en gel, crème ou lotion, sur le corps et le visage, il fait des heureux. » Son efficacité sur la peau est remarquable », affirme la responsable d’une société de distribution de produits bio. Mais le débat est plus animé quand il s’agit de silicium sous forme buvable, donc utilisé comme complément alimentaire.

Dauphin de l’oxygène
Connu depuis l’Antiquité, exploité depuis des siècles pour la fabrication du verre et aujourd’hui dans les hautes technologies, ce métalloïde est l’élément le plus abondant de la croûte terrestre, juste après l’oxygène. Tous les organismes vivants en sont composés. Il se trouve principalement dans nos tissus conjonctifs et intervient dans nos organes, nos os, nos dents, notre peau et nos yeux. Mais notre précieux capital silicium d’origine décroît avec les années au point qu’à 70 ans, il aurait chuté de 70 % ! Afin de préserver la souplesse de nos artères et de nos articulations, la qualité même des tissus de soutien de nos organes, pourquoi ne pas compenser cette déficience par l’absorption d’un supplément « silicium » ? Les choses ne sont hélas pas si simples. Le silicium est avant tout un minéral, caractérisé par une grande insolubilité dans l’eau. Autrement dit, il est très peu assimilable par l’organisme comme tel. Les plantes, elles, sont capables de le synthétiser et le transformer en silicium organique. Certaines en sont particulièrement riches : la prêle, l’ortie, le bambou. On en trouve aussi en quantités dans les céréales comme le blé, le riz complet et les flocons d’avoine.

Un élément dérangeant
Dès 1857, Louis Pasteur déclarait : « Le silicium est appelé à révolutionner notre approche thérapeutique ». Mais il faudra un siècle pile pour que Norbert Duffaut, chercheur en chimie organique, découvre en 1957 le premier composé organo-silicé, le silanol soluble, assimilable par l’organisme et dépourvu de toxicité. La molécule obtenue est le « méthylsilanetriol ». Administré à des malades atteints de pathologie cardio-vasculaire, ce silicium organique semble améliorer fortement la qualité des vaisseaux sanguins et donc agir en profondeur contre leurs troubles. Dans les années 1970, un spécialiste en sédimentologie, Loïc Le Ribault, étudie le sable et les micro-organismes qui entourent les grains. Remuant des mélanges sableux, il constate la disparition des lésions de psoriasis qui couvrait ses mains… Il entame alors une collaboration scientifique avec Norbert Duffaut. Les deux chercheurs mettent au point de nouvelles compositions à usage thérapeutique. Après le décès de Norbert Duffaut, Loïc Le Ribault crée en 1994 une nouvelle formule buvable, le G5, qui rencontre un succès notoire auprès des malades. Lui-même en fait une large publicité. Mais celui-ci n’est ni médecin, ni pharmacien. Les plaintes et les procès à son encontre l’entraînent à fuir de France. Aujourd’hui, le produit a survécu à son inventeur. Entretemps, plusieurs laboratoires ont multiplié les recherches et proposé leur propre solution de silicium organique buvable et donc assimilable par l’organisme. Alors qui détient la meilleure formule ?

Des formules revisitées
L’Europe s’en mêle : en janvier dernier, une nouvelle réglementation de l’Union Européenne définit les conditions de l’usage du silicium et la nature de ses composants. Plus question de vendre le silicium organique comme complément alimentaire. Pression des lobbies pharmaceutiques ? Manque d’études à grande échelle sur les bienfaits de l’oligo-élément et sa totale innocuité à long terme et en usage répété ? Quelques témoignages feraient mention de troubles rénaux en cas de prise prolongée d’une solution à base de silicium, lorsqu’elle n’est pas assez pure. Qu’à cela ne tienne ! Des laboratoires spécialisés proposaient déjà sur le marché, avant l’application de la loi, des produits similaires mais tout à fait conformes, eux, comme des solutions bio-activées. D’autres se sont adaptés en modifiant leur formule d’origine. Le silicium et ses nombreuses vertus devraient donc avoir encore de beaux jours devant eux…

D’impressionnantes propriétés
Que peut-on attendre précisément d’une supplémentation en silicium ? D’abord des effets positifs sur la peau. Le silicium assure en effet la reconstitution des fibres collagènes et d’élastine. Il favorise donc sa jeunesse, sa qualité, sa cicatrisation, son assouplissement… Il aide aussi les tendons et les articulations à conserver leur souplesse. Ensuite, il fortifie les os, les cheveux et les ongles. Puis, comme souligné ci-dessus, il améliore l’état vasculaire, en particulier celui des artères et des veines. On considère encore qu’il agit comme un anti-inflammatoire (notamment sur les tendons) et un antidouleur. Enfin, il semble aussi améliorer l’immunité. De leur côté, certains praticiens évoquent son utilité en cas de cancer : il freinerait l’évolution tumorale et potentialiserait l’action des médicaments. La liste des bienfaits est longue. Evitons de tomber dans l’excès, attribuant à ce composant fondamental de la planète toutes les vertus, ce qui lui a déjà valu la suspicion des corps médical et pharmaceutique, mais reconnaissons-lui d’étonnantes et intéressantes propriétés !
Véronique Castiau – Bioinfo n° 101, page 32