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Les bains dérivatifs
Extraits de "Le Bain dérivatif. Cent ans après Louis Kuhne..." de France Guillain (Editions du Rocher)


De quoi s’agit-il ?
C’est une compétence archaïque qui, par l’activation mécanique et le rafraîchissement des terminaisons nerveuses de certaines zones proches des régions éliminatoires, aide notre corps à faire fonctionner un système qui gère nos réserves, les achemine dans le corps en fonction de nos besoins, collecte des déchets et les expulse avec les graisses excédentaires.
Nous désignerons par surcharges les excédents de graisses chargées de déchets qui n’ont pas réussi à être éliminées par les voies prévues à cet effet dans des délais raisonnables, c’est-à-dire au rythme des digestions successives et de nos dépenses d’énergie.
En pratiquant le Bain dérivatif, chacun de nous peut constater aisément au fil des jours qu’il élimine plus et de manière sélective. Nous découvrirons aussi que le Bain dérivatif, comme toutes les fonctions du corps, a une action dynamique sur nos grands systèmes vitaux (Systèmes digestif, circulatoire, etc.), que son action ne se réduit pas à la seule élimination des surcharges.

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L’ensemble intestins et fascias
On nomme fascias des membranes très fines, transparentes, qui entourent, enveloppent chacun de nos muscles et de nos organes. Il est admis qu’ils maintiennent et soutiennent ces muscles et ces organes, comme le ferait un filet ou un collant. Selon le Petit Robert, le mot, venu du latin, apparaît en 1806. Il désigne la « membrane de tissu conjonctif qui enveloppe des groupes de muscles et certains organes dont elle assure le maintien ». Le mot renvoie au terme « aponévrose », « membrane fibreuse qui enveloppe un muscle, lui sert de moyen d’insertion, ou qui sépare deux muscles contigus de deux plans musculaires ». Fascia vient de fasciae qui signifie « bande » dans le sens de bandage et ces définitions semblent réduire à peu de chose le rôle de ces tissus. Pour les ostéopathes et a fortiori les fasciathérapeutes, il semble que ces membranes jouent un rôle important et encore mal connu dans le nettoyage et la bonne marche de nos organes.

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Nous posons donc comme hypothèse que l’ensemble des fascias forme un réseau (comme l’ensemble de nos os qui forme le squelette) qui commence et aboutit sur les intestins. L’ensemble des fascias se présente, selon notre hypothèse, comme une arborescence des intestins exactement comme l’ensemble de nos vaisseaux sanguins et des capillaires est une arborescence de nos artères et de nos veines. Il possède un embranchement sur les intestins, parcourt le corps entier jusque dans les moindres recoins et revient sur les intestins. Nous supposons aussi que les éléments entrés dans un fascia sont susceptibles de parcourir le corps entier afin d’y apporter ce qui est nécessaire, compléments en réserve ou graisses. Au passage, certaines de ces graisses emportent des déchets que chaque fascia collecte dans les organes et les muscles ; puis, les réserves ou surplus non utilisés, accompagnés des déchets, se dirigent de manière continue vers la sortie (tout comme chaque jour de nouvelles graisses entrent par la digestion), soit principalement les intestins par où ils sont éliminés sous forme de selles. Nous ajouterons que pour que ce système fonctionne parfaitement, non seulement l’ensemble de la membrane doit être motile, autrement dit doit se contracter ou « vibrer », mais de plus cette membrane ne doit pas être poreuse afin de garder la maîtrise de ce qu’elle transporte et distribue, autrement dit de ne pas laisser échapper son contenu qui risquerait de se déposer sur certains organes. Cette membrane doit être perméable, elle doit pouvoir absorber et rejeter de manière sélective, mais elle ne doit pas être poreuse, ce qui serait une forme d’incontinence. Le Dr Catherine Kousmine explique pourquoi la porosité de nos muqueuses est extrêmement préjudiciable à nos organes et à leur fonctionnement. Or cette « étanchéité » sélective (absence de porosité) autant que la capacité de cette membrane à vibrer est liée directement à la qualité de notre alimentation. (En particulier la consommation de certains corps gras).

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L’existence d’un appareil « intestins arborescence des fascias » étant supposée, sa motilité et son étanchéité étant les conditions de son bon fonctionnement, à quoi cet ensemble sert-il, comment travaille-t-il, quels en sont les bénéfices pour le corps ?

Comment travaille ce système ?
Lorsque l’on découpe une bête qui a grandi dans la nature et que l’on vient de tuer, on peut observer que les muscles s’agitent de manière spasmodique, on les voit sursauter. On peut également observer que la membrane intestinale vibre ainsi que les fascias. Les fasciathérapeutes ne parlent-ils pas d’activité rythmique des fascias ? Ces membranes transparentes peuvent être, selon l’âge de la bête, la qualité de son alimentation, la température du milieu où elle vit, parsemées de boulettes de graisse ou encore être pleines, en certains endroits, de graisses de consistances diverses (divers aspects, couleurs, structures existent en matière de graisses qui peuvent s’écouler très finement et paraître transparentes). On dit lors de la vibration de l’intestin qu’il est motile : il se contracte très en souplesse pour faire progresser, c’est-à-dire se déplacer les matières qu’il contient. Nous supposons ici que la motilité des fascias a exactement la même fonction. Or, toute personne dont la paroi intestinale n’est plus motile est chroniquement constipée.

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Afin de compléter notre hypothèse, nous supposons que la motilité du fascia (mais aussi celle de l’intestin) est particulièrement stimulée par deux facteurs : une activation mécanique, la friction, de terminaisons nerveuses de la partie basse du pli de l’aine et la création de fraîcheur dans la même zone. Ces deux facteurs existent de façon naturelle chez l’être humain qui vit et marche à longueur de journée nu et au soleil. Lorsque cet homme-là est nourri correctement, tout ce qui arrive dans son intestin, ce qui se déplace dans ses fascias circule inlassablement, est utilisé selon les besoins, éliminé au fur et à mesure que de nouveaux repas sont pris. Il n’y a pas de stagnations, pas de « constipation », le corps garde une forme excellente et dispose en permanence de l’énergie nécessaire à ses besoins.

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Il est probable que lorsque la région du sexe est maintenue couverte et au chaud, cette activité musculaire opère un simple massage des fascias plutôt qu’une activation de sa motilité. Plus une personne est sédentaire, moins les fascias sont actifs. Si l’on ajoute à la sédentarité le port de vêtements qui maintiennent la région du sexe à une température supérieure à ce qu’elle serait autrement, il ne faut pas s’étonner du fait que la constipation, l’élimination insuffisante soit un mal du siècle dans les sociétés industrialisées.

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Le Bain dérivatif est un excellent moyen de prévention, il permet un bon fonctionnement du corps. Il est ressenti comme régénérant par la grande majorité de ceux qui le pratiquent, même par des personnes de quatre-vingt-dix ans. Ses effets sont strictement liés à l’énergie vitale dont dispose la personne concernée et de l’intensité et de la régularité des bains.

Parmi les diverses causes de nos maux, l’état de notre « mécanique », l’encombrement de notre corps, la stagnation de déchets jouent un rôle. C’est sur cette part concrète que le Bain dérivatif intervient, sur l’une des nombreuses causes de nos maux. Lorsqu’un moteur est sale, encrassé, il se grippe. Il en va de même pour nous. Personne ne doute plus aujourd’hui que la constipation est un fléau des pays développés, qu’elle est responsable d’intoxication lente interne. Ce que nous disons ici, c’est que cette constipation concerne non seulement les intestins, mais aussi les fascias qui sont constitués du même type de membrane faite d’une couche simple de cellules.

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Parmi les nuisances de la stagnation des surcharges, il faut souligner les éliminations anarchiques organisées par le corps. Un organisme en bon état de fonctionnement expulse les déchets par l’intestin, la vessie, la peau (transpiration), les poumons (expiration). Rien ne doit « couler » par le nez (rhumes), la bouche (besoin de cracher), le vagin (pertes autres que des règles de bonne qualité ou lubrification normale), les oreilles (excès de cérumen) ou les yeux (croûtes ou larmes excessives). La peau ne doit pas porter de « boutons », éruptions diverses et allergies. On ne doit pas avoir à tousser ni à se moucher, sauf en cas d’inhalation brutale de fumées ou de poussières. Il est certain que lorsque l’on vient de passer six mois sur les océans, une journée dans une grande ville suffit à vous faire tousser et cracher. En revanche, ce qui est absorbé à petites doses tout au long de l’année par la bouche, le nez, la peau, doit pouvoir être éliminé tous les jours par les voies naturelles prévues à cet effet. Il semble que lorsque l’ensemble intestins-fascias fonctionne correctement, il en est ainsi. Mais si cet ensemble n’est plus motile, s’il n’est plus actif, les déchets sortent comme ils le peuvent par où ils le peuvent.

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Les deux éléments constitutifs de cette pratique : la friction et le refroidissement Comme il a été vu précédemment, l’homme originel (ou du moins notre ancêtre commun africain) tel que nous pouvons l’imaginer au regard des dernières découvertes de la génétique, était un être tropical. Il ne cultivait pas et n’avait guère d’occasions de chasser, puisque sous les tropiques la nature abondait en fruits, feuilles, fleurs, racines comestibles crus. Marchant beaucoup dans une chaleur confortable, friction et rafraîchissement étaient en œuvre, automatiquement, par le jeu du mouvement des jambes et l’évaporation de la transpiration. Toute population qui vit de cueillette est obligée de se déplacer sans cesse pour l’alimenter. Il n’y avait donc pas de raison valable, en dehors d’une propreté élémentaire, d’aller se rafraîchir la région du sexe à la rivière, sauf si, par malchance, on avait de la fièvre.

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Comment faire un Bain dérivatif ?

Cinq année de travail nous conduisent à cette nouvelle définition de la pratique du Bain dérivatif qui est la même pour l’homme et la femme.
La pratique du Bain dérivatif consiste à rafraîchir, avec de l’eau, la partie la plus basse des deux plis de l’aine au niveau de l’entrejambe, de chaque côté chez l’homme comme chez la femme. Pour cela, on prend un morceau d’étoffe (un gant de toilette en tissus éponge ou une éponge conviennent) que l’on fait glisser en douceur après l’avoir trempé dans de l’eau fraîche, en un geste continu de va-et-vient entre l’eau fraîche et la zone à rafraîchir qui part de chaque côté du pubis et descend au niveau de l’anus. Tout le reste du corps doit être couvert et très au chaud et le rafraîchissement doit durer dix minutes consécutives au moins pour une personne adulte et peut se prolonger une heure.

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Quelques applications des Bains dérivatifs

Acné
Acouphènes
Allergies
Angines
Appétit
Arthrose et arthrite (douleurs)
Asthme
Asymétrie du visage et du corps
Bartholinite
Boutons (de fièvre et éruptions)
Brûlures du soleil
Cellulite
Cheveux (blancs, calvitie, chute, clairsemés, etc.)
Chimiothérapie
Constipation
Cou : raideur, douleurs
Dents et gencives
Dépendance : alcool, tabac, café
Douleurs
Eczéma
Excroissances diverses
Extrémités froides (ou chaudes)
Fatigue
Gencives
Gorge
Hémorroïdes
Hérédité
Herpès
Incontinence
Insomnie
Jambes
Mémoire
Poids – régulation du poids
Règles

Les bébés et les enfants
On peut faire des Bains dérivatifs aux bébés et aux petits enfants. Pour les bébés, la durée va d’une à cinq minutes jusqu’à un an. On allonge le bébé sur le dos, par exemple sur la table à langer, chaudement habillé et dans une pièce à bonne température. On lui retire la couche et l’on pose sous ses fesses une serviette de toilette repliée pour recueillir les gouttes d’eau éventuelles et surtout l’urine du bébé. On met un peu d’eau fraîche (surtout pas trop froide !) dans une petite cuvette. On mouille un gant de toilette que l’on essore grossièrement et on tapote par-dessus le sexe l’entrejambe du bébé. Cela se fait en général au moment d’un change.

Quand le faire à un bébé ou à un jeune enfant ?
Lorsqu’il est sujet aux rhumes et aux otites, ce qui est rare pour un bébé allaité. S’il a des selles trop molles ou trop dures, s’il a du mal à dormir, s’il semble nerveux, ou encore s’il a dû respirer l’air de la rue au milieu des voitures ou de la fumée de cigarettes. Lorsqu’il a mal aux gencives lors de l’apparition des dents, c’est le meilleur moyen de calmer et surtout de prévenir la douleur. Si le bébé a eu trop chaud, s’il a pris froid, s’il a eu peur, faites-lui des Bains dérivatifs. Faites aussi des Bains dérivatifs matin et soir à un bébé ou un enfant qui entre en collectivité (crèche, école maternelle). Vous lui éviterez ainsi bien des maux. Lors des éruptions telles que rougeole, varicelle, s’il a les oreillons, faites plusieurs Bains dérivatifs par jour. Un enfant de 3 ans peut commencer à se faire des Bains dérivatifs seul, à condition de l’installer très confortablement et de lui donner une occupation qui l’intéresse pendant les cinq minutes nécessaires (vidéo, lecture, musique). Pour un enfant de 5 à 10 ans, sept à dix minutes suffisent, à moduler selon son poids… et sa patience !