Sommaire
Accueil
Le Combat de l'Amour - essai
Réflexions personnelles
Expériences personnelles
Textes choisis
Remèdes naturels aux 1000 vertus
Enquêtes santé
Peintures
Poèmes - La rime à tout prix
Liens
Livre d'or

Réflexions personnelles
Le stress
L'importance de la sexualité
Lettre à l'humanité
L'amour sur le terrain
Exprimer sa colère, c'est naturel, c'est sain
La pitié, ce sentiment si destructeur
Le sentiment d'être victime
Redevenir Yang
Juger, est-ce bien, est-ce mal ?
La Loi universelle de Compensation
Le couple d'hier, d'aujourd'hui et de demain
Comment arriver à l'harmonie sur Terre ?
Nous et nos parents
Retour à l'androgyne primordial
La musique trance (réflexion de Joaquim de Sousa)
La Loi universelle de Compensation
Voici un extrait du livre « Constellations familiales » de Bert Hellinger & Gabriele ten Hövel.

Il risque de choquer mais si vous changez le mot 'vengeance" par "justice" et "se venger" par "rendre justice", ça passera déjà mieux. Pour moi la vengeance c'est un acte malsain que l'on commet contre autrui par rancune, parce qu'on a été blessé dans son amour-propre et pour avoir le dernier mot.

Nous éprouvons tous le besoin de rendre le mal qu’on nous a fait. C’est le besoin de vengeance. Si je me venge, je rétablis l’équilibre. Mais si je me contente de pardonner, j’ai un avantage sur l’autre, et il se voit dans l’impossibilité de rétablir l’égalité, si ce n’est en m’en voulant davantage.
Si je renonce à rétablir l’équilibre pour des motifs religieux ou idéologiques, les conséquences sont graves car je déroge à une loi. Mais si j’exige de l’autre réparation, les choses rentrent dans l’ordre. J’ai donc le choix entre rendre le mal ou exiger une juste réparation. Pourtant, si je tiens à préserver ma relation, il me faudra rendre le mal par un peu moins de mal que celui qu’on m’a fait. Je suis donc généreux par amour dans le bien, et regardant dans le mal.
Prenons un exemple. Un homme dit à sa femme qu’elle ne vaut pas mieux que sa mère. Si ces mots blessent la femme, elle doit se venger en faisant mal dans la même mesure.
Beaucoup ne comprennent pas qu’il faut un équilibre dans le bien tout comme dans le mal. La différence consiste en ceci que, là où règne l’amour, il me faut faire plus dans le bien et moins dans le mal. Alors l’amour peut vaincre – malgré la loi de la compensation.

Et cette loi de compensation dans le mal comme dans le bien, cette loi qui veut qu’on donne et qu’on prenne à parts égales, ne vaut donc que dans le cadre des petits groupes ?
Oui, Elle rend possibles les relations à l’intérieur du groupe. Qui a trop bonne opinion de soi pour rendre le mal détruit la relation. La colère en réaction au mal est un facteur important pour que la relation puisse reprendre. Mais quelqu’un qui fait plus de mal que ce qu’on lui a fait, parce qu’il se sent dans son bon droit, provoque une escalade sans fin.

Pourquoi cette loi ne vaut-elle que dans le cadre des groupes restreints ?
Quand on dépasse ces limites, il y a des conséquences désastreuses. Voyez les guerres.

Il s’agit cependant du même principe…
Au-delà du petit groupe, on dépasse les bornes. C’est ce qui se passe quand un peuple exige réparation d’un autre peuple. Alors la loi de rétablissement de l’équilibre, justifiée dans les rapports entre les personnes, est ici étendue à des peuples entiers, à des collectivités. C’est là qu’il faut voir la cause principale des guerres. La paix ne peut se rétablir que lorsque les gouvernements renoncent à ce genre de compensation pour permettre un nouveau départ.

Il faut donc distinguer entre le plan sociopolitique, le plan individuel et familial, et celui des relations interpersonnelles auquel vous êtes confronté en tant que thérapeute. Cela veut dire que le fruit de vos observations se ramène aux petits groupes de 20 à 30 personnes généralement apparentées entre elles ou bien liées par des liens d’amitié.
Exactement. La confusion des ressorts conduit à des malentendus dans l’opinion publique. Les hommes ne savent pas limiter le besoin d’équilibre au groupe qui est le leur. Ils ne savent pas se contenter de faire la paix à l’intérieur du groupe. Ils ne cessent de dépasser les bornes. On le constate par exemple dans le besoin funeste de faire le bien dans le monde entier.

Voulez-vous dire que ce qui est souhaitable et favorise la vie en commun dans les limites d’un groupe relativement restreint devient nocif si l’on dépasse ces limites ? Autrement dit qu’on ne peut faire le bien ou le mal que dans un contexte donné, et qu’il est nécessaire de s’en tenir à ce contexte ? Si l’on veut s’en prendre à la misère du monde entier, le bien bascule en son contraire ?
Oui. Il y a toujours des gens qui croient mieux faire que d’autres. C’est pourquoi les missions les mieux intentionnées des organismes de secours n’ont, en fin de compte, pas du tout l’effet escompté. Je vois qu’il y a des limites que je veux respecter.
J’ai cru moi aussi, lorsque j’étais missionnaire, qu’il fallait porter secours aux « pauvres incroyants ». J’ai pu observer, si le secours apporté était accepté, de quelle façon il l’était, et combien il était nuisible s’il n’était pas adapté aux besoins. C’était d’autant plus le cas quand les personnes qu’on voulait assister n’étaient pas traitées avec le plus grand respect.
(Pages 57-61 – Editions Le Souffle d’Or)

Je crois qu’il est important de comprendre qu’on ne vit pas pour les autres ni en fonction des autres. L’autre est un miroir pour nous, ok, mais uniquement pour nous signaler ce qui cloche en nous et NON pour nous influencer dans la manière de nous apprécier nous-même.
Lorsque l’on rend justice suite à un préjudice, quel qu’il soit, on le fait pour soi, peu importe l’état de conscience de l’autre et peu importe ce que l’autre pensera de nous. On rend justice pour éliminer le traumatisme, pour évacuer la colère qui résulte de l’agression et l’empêcher de s’accumuler en nous. Ce n’est pas l’intention de celui qui a fait du mal qui importe (celui-ci n’en a souvent pas conscience), mais la façon dont la « victime » ressent le coup. Rendre justice n’est pour moi rien d’autre que rendre à César ce qui est à César. Retour à l’expéditeur. Si l’« expéditeur » ne comprend pas, peu importe. C’est dommage pour lui mais ça ne doit pas empêcher le mouvement. Il risque de se venger (et là j’appelle ça vengeance et non justice) et alors il vaut mieux couper les ponts avec cette personne après lui avoir rendu ce qu'il n'avait pas à nous donner.
Avoir peur que l’autre pense qu’on est mauvais signifie qu’on a besoin de la reconnaissance des autres pour vivre, pour être heureux ; ça signifie qu’on ne se reconnaît pas, qu’on ne s’estime pas, qu’on ne se respecte pas soi-même. Rendre justice c’est remettre à leur juste place les choses qui ont été déstabilisées. Ce n’est qu’ainsi que le pardon est possible.

Demander réparation ou rendre le mal pour le mal dépend de la situation. Un élève qui ne respecte pas son instituteur et fait une mauvaise action devra « réparer » le mal en étant puni (par exemple par des travaux pour l’école). De même un enfant qui a fait du mal à un parent sera puni d’une manière adéquate en fonction de son âge. On ne lui fera pas de mal, il devra réparer sa faute.
Rendre le mal pour le mal se fera plutôt dans le cas d’agressions, physiques ou psychiques, commises entre adultes ou sur des enfants. Par exemple, un enfant abusé sexuellement par un parent ne pourra se libérer que lorsqu’il aura sorti toute sa colère, voire sa haine accumulée pendant toutes les années où il se sentait trop petit et vulnérable pour réagir. L’enfant, une fois devenu adulte, a intérêt à rendre sa justice, pour son propre salut, par exemple en exprimant sa colère et en coupant les ponts, voire, en plus, en ayant recours à la justice des hommes.
Beaucoup pardonnent sans avoir exprimé leur colère, sans s’être libérés du poids qui reste en eux. Ce pardon-là n’est que mental, même s’il vient du cœur. Il ne tient pas compte du corps qui continue de souffrir. Le pardon n’est pas véritable tant que le corps traduit encore des traumatismes, des tensions, ou tant qu’un mot ou une situation peut encore raviver la colère.

Selon la loi de la compensation, il faut savoir que l'agresseur recevra de toute façon le boomerang qu'il a lancé de retour, quoi qu'il fasse. Si nous ne voulons pas lui faire du mal "par amour pour lui", nous ne l'aidons pas car la Vie s'en chargera (accident, maladie grave...). Si nous aimons notre "ennemi", nous devons lui rendre le mal qu'il a fait, et ce dans une proportion moindre, mais juste.

L'inconscience n'est pas une excuse

Même si une personne est inconsciente de son acte, on doit lui rendre la monnaie de sa pièce. La loi de compensation fonctionne pour elle aussi.
Selon la loi de la compensation, tout ce que l’on donne, que ce soit en bien ou en mal, on le reçoit en retour, pas forcément par la personne qui a reçu. Si cette dernière ne le rend pas, non seulement elle en souffrira mais c’est l’Univers qui se chargera de compenser, par exemple par l’intermédiaire d’une autre personne, sans que celle-ci soit consciente du processus.
Les notions de bien et de mal sont relatives, alors je vais plutôt parler d’actes que l’on porte en accord avec notre âme/cœur/nature divine et d’actes qui ne sont pas en accord avec notre âme/cœur/nature divine.

Je vais partir d’un exemple pour essayer d’expliquer qu'un acte préjudiciable commis dans l'inconscience doit aussi être puni. J’invente une histoire mais il y a malheureusement dans le monde des milliers, voire des centaines de milliers de femmes qui vivent cela.
Farida a 16 ans. Son père, qui l’aime, a décidé de la marier. Il lui a trouvé un homme riche et influent. Il a 60 ans, c’est un homme sérieux qui a de l’expérience avec les femmes. C’est tout ce qui lui importe. Le reste est accessoire.
Farida est horrifiée en apprenant la nouvelle. Mais elle a appris à se taire. La femme est soumise dans sa culture, elle n’a rien à dire. Elle sait ce que la révolte signifierait pour elle : la répudiation et tout ce qui s’ensuit. Elle se sent traquée, prisonnière, profondément blessée dans son âme, incomprise, pas aimée et malheureuse… et elle sait que ce ne sera pas autrement jusqu’à la fin de ses jours.
Mais Farida est aussi remplie de haine contre son père et elle a terriblement peur de lui.


On a donc ici un père qui fait énormément de mal à sa fille mais qui n’en est pas conscient. Il croit au contraire que ce qu’il fait est bien, et même très bien. Est-il en accord avec son âme ? NON. Il est en accord avec les convenances, avec sa religion, avec les coutumes, mais pas avec sa nature divine.
Sa fille a le choix de se plier à la volonté de son père et de dire amen, comme toutes les femmes dans son cas, mais alors elle n’est pas en accord avec son cœur, elle ne se respecte pas.
Elle a aussi le choix d’écouter son cœur. Cela veut dire exprimer sa colère, puisqu’elle sent de la colère (elle ne doit pas la refouler ni la nier), et partir, c’est-à-dire couper les ponts avec sa famille. C’est une des manières qu’elle peut choisir pour rendre le mal qu’on lui a fait. Le père ne comprendra pas l’acte de sa fille. Peu importe. L’important c’est le mouvement et ce mouvement permet à l’âme du père de faire un pas plus loin.

Je ne parle pas ici de l'amour qui existe entre eux au niveau de leur âme, qui les pousse à se faire souffrir à ce point. En effet, la souffrance permet à l'âme de grandir. Même lorsqu'on vit en conscience et qu'on est conscient de ce processus, il est important de vivre notre rôle sur Terre en tant qu'acteur. Vivre en conscience c'est aussi comprendre que le fait de rendre à César ce qui est à César est bénéfique pour l'âme des deux personnes en présence.

J’ai pris un exemple extrême, mais dans la vie nous sommes tous les jours l’objet d’agressions verbales, de vol d’énergie, de « viol » de notre «territoire énergétique»… et si nous ne réagissons pas, nous perdons notre énergie, notre force vitale et nous nous éloignons de notre cœur. Réagir ne veut pas dire casser la gueule de l’autre. On réagira proportionnellement à la blessure que l’on a reçue. La colère est saine lorsqu’elle sert à se défendre. Et mon coeur je le défends contre tout, et avec violence s'il le faut !

Comment rendre dans la juste mesure ?

Cette mesure, on la sent, je crois. Et comme l’auteur du bouquin le fait remarquer, on rend dans une moindre mesure... et j’ajoute : à condition qu’on s’en sente satisfait.

Je me souviendrai toujours d’une histoire qu’une de mes anciennes collègues m’a racontée.
Un jour, elle passe en voiture dans une rue très commerçante et trouve une place pour se garer. Elle se place pour faire une marche arrière et le temps qu’elle commence la manœuvre, une autre voiture derrière elle prend sa place en marche avant. La conductrice et mon ex-collègue (Christine) sortent de leur voiture en même temps. Christine est furieuse et se met à engueuler l’autre. Celle-ci, plus grande que Christine d’au moins une tête, ne daigne même pas répondre et d’un geste violent pousse Christine par terre et s’encourt. C’est l’été, il fait une chaleur torride. Christine se sent terriblement en colère et frustrée de ne pas avoir pu décharger sa colère. Alors elle a l’idée de rentrer dans une boucherie, d’acheter deux grands raviers de salade de viande à la mayonnaise. Elle revient à la voiture de l’ « autre » et en badigeonne partout en prenant bien soin d’en mettre aussi dans les trous d’aération. Elle prend un plaisir à le faire. Toute sa colère disparaît et elle se met à rire en imaginant la tête de la bonne femme quand elle reviendra et l’odeur de pourriture qu’elle sentira pendant longtemps dans sa voiture.
Elle a rendu le mal pour le mal. Il n’y a pas eu besoin de violence.

La quantité juste de ce que je vais rendre ne se mesure pas en fonction de l'autre. On s'en fout. On ne vit pas en fonction des autres. (Bon, faut pas aller jusqu'à causer des poursuites judiciaires!).
Elle se mesure en fonction de soi-même, d'après ce que l'on sent et de ce qu'on est capable d'infliger à l'autre sans subir de conséquences fâcheuses. Si un incident survient, genre place de parking chipée sous mon nez, et que je sens non pas une colère mais une violence en moi et que j'ai une envie folle de casser la gueule au malotru qui a volé ma place, hé bien, je pense que je dois lui casser la gueule (si je suis un homme - pour une femme ce sera un autre moyen!). Tout mon corps me dit « casse-lui la gueule », et mon âme me pousse à le faire, alors par respect, par amour, par estime de moi, je ne laisse pas cette violence stagner en moi et me rendre malade. L’autre est là de toute façon pour recevoir mon coup de poing. S’il est là, c’est qu’il en a besoin. Je sais, je choque, sorry, mais je voudrais faire comprendre par là que la violence qui stagne au fond de soi est tout aussi dangereuse que la violence exprimée spontanément. Je dirais même qu’elle est plus dangereuse. D’où viendrait une violence qu’on sent tout d’un coup pour une bête place de parking volée ? Elle n’est pas causée par ce bête incident. Non, non. Elle vient d’une accumulation de colères qui n’ont pas été exprimées quand elles devaient l’être. On comprend alors pourquoi des bons pères de famille sans histoire tout d’un coup commettent des actes sordides.

Les leçons très dures qu’une personne doit vivre, c’est nous tous qui nous les faisons vivre les uns aux autres. On rend à César ce qui est à César parce que c’est avec lui qu’on a eu une interaction. Une colère ne peut pas se libérer aussi efficacement si on défonce son punching ball. J’ai fait l’expérience, c’est pas efficace.

On rend justice soi-même ou on laisse l'Univers s'en charger. L'Univers rend à sa manière, qui est imprévisible. L’univers, ça peut être une autre personne qui vient l’agresser, ça peut vouloir dire une maladie grave, un accident… Si l’on aime son « ennemi », on voudra soi-même se charger de lui rendre la monnaie de sa pièce, parce qu’on choisit la manière dont on la lui rendra et ainsi on sait qu’il ne souffrira pas autant que ce que la Vie pourrait lui réserver. On ne sait pas comment l'Univers "calcule" la juste mesure.
Mais on le fait surtout pour soi, pour se libérer. C’est ça le plus important.

Rendre le mal ne signifie pas forcément qu'il y ait boule de neige. Si on me fait du mal, le « mal » est en moi sous forme de colères par exemple. Il est là tant que je ne l’ai pas évacué. Le rendre à l’autre, c’est simplement m’en libérer. Ce « mal » qui revient à l’expéditeur lui permet de prendre conscience de son acte, et donc d’avancer. C’est le mouvement l’important. Je pense qu’exprime sa colère, c’est sain, c’est naturel. La refouler pour faire bonne figure ne la fait pas disparaître, au contraire, elle empire parce qu’elle devient rancune, frustrations, tensions qui bouchent le coeur.

Le bien et le mal

La notion de bien et de mal est pour moi relative. Une chose qui est considérée par quelqu'un comme mauvaise peut être considérée comme une bonne chose par une autre personne.
La loi de compensation, tout comme toutes les lois de l’Univers, ne fait pas de différence entre le bien et le mal. Tout ce qu’on donne d’une part, que ce soit en bien ou en mal (aux yeux des hommes), on le reçoit d’autre part.
Quand je dis « rendre le mal pour le mal », je ne me réfère qu’à ce que JE sens. Je sens qu’on m’a fait du mal, dans mon propre ressenti. Ce mal, si je ne l’évacue pas, va stagner en moi, voire empirer. Peu importe la raison de ce mal, même si c’est futile comme une place de parking « volée ». Si la colère est là, ce n’est pas au moment de la sentir qu’il faut se mettre à moraliser « est-ce que je vais me fâcher pour si peu ? » tout en avalant sa colère. Si la colère est là, il faut d’abord l’évacuer, par respect pour soi-même, et APRES seulement réfléchir à la cause de la colère et à la raison pour laquelle l’incident est arrivé. L’incident arrive peut-être justement parce que l’on donne trop d’importance à ce genre de choses (place de parking, par exemple) et il permet à la personne d’en prendre conscience. Si elle n’en prend pas conscience, d’autres incidents de ce genre arriveront dans sa vie et elle se mettra encore en colère jusqu'à ce qu'elle comprenne et avance.

Retour du bâton

Je pense que si je réagis à une attaque (physique ou psychique) pour me libérer et que je dois en venir à des actes très violents, je ne recevrai le retour du bâton que si JE juge que c’est « trop » et que si je culpabilise.

Cette loi ne protège pas. L'agresseur peut se venger. Il relance ainsi un nouveau boomerang. Il faudrait alors se demander pourquoi on continue d'attirer ça. Je pense que c'est un signal qui nous dit que quelque chose cloche toujours (qu'on n'accepte pas notre côté sombre, par exemple ou qu'on donne trop d'importances à certaines choses qui n'en valent pas la peine).

Je crois que cette loi de compensation n'empêche pas les dérives et les violences tant que l'on n'a pas pris conscience que les agressions dont nous faisons l'objet sont des messages qui nous permettent de nous remettre en question.

Et en cas d'homicide ?

Tout dépend des circonstances, à mon avis.
Je pense que si l'on tue pour se défendre, dans le cas d’une légitime défense, l’homicide est juste. En fait, soit on se fait tuer, soit on tue. Là, il n’y a pas de méprise, c’est clair.

Prenons maintenant le cas d’une femme qui se fait violer, comme dans le film de Clint Eastwood dont je ne me souviens plus du nom. Une jeune femme et sa sœur se font violer par 4 ou 5 types. La sœur en sort traumatisée à vie et l’autre se venge en tuant les violeurs un par un, après plusieurs années, la justice des hommes n’ayant rien fait. A mon sens, c’était l’action juste. Je me mets à la place de cette femme et je comprends son geste, je comprends qu’elle ait eu besoin d’en arriver là pour retrouver la paix en elle. Ce que ces types ont fait méritait ce châtiment-là. On peut aussi dire qu’il s’agit de légitime défense, même si elle rend justice après des années et de façon préméditée.

Par contre si un mec tue parce qu’on lui a volé « sa » place de parking ou parce que son voisin met tous les jours sa musique fond de balle pour le narguer, c’est totalement disproportionné !

La mort n’est pas la fin de tout, comme beaucoup le croient. La vie sur terre est un passage dont beaucoup ne comprennent pas l’importance et qu’ils gâchent. Ecourter la vie de ceux qui gâchent leur propre vie en se créant du karma négatif, qui au lieu d’évoluer régressent, c’est finalement leur rendre service ! La mort leur permet d’arrêter de se créer du mauvais karma et de se préparer une nouvelle vie et une chance d’évoluer. Je ne parle pas ici de la peine de mort que la justice des hommes inflige comme punition, je suis totalement contre. Je parle de la mort que donne une personne agressée pour se défendre.

La société n'a pas encore compris cela et en cas d'homicide la justice des hommes s'en mêlera rendant une justice pas souvent juste et ne permettant pas aux criminels de prendre conscience de leur acte et d'arriver ainsi au repentir (Seul dans les pays scandinaves les prisonniers bénéficient d'un suivi psychologique).
Mieux vaut ce semblant de justice que l'application à tort et à travers de la loi de compensation, on se croirait tout permis et il y aurait des justiciers à tous les coins de rue ! Monsieur-tout-le-monde n'est pas encore prêt à comprendre ...