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Comment arriver à l'harmonie sur Terre ?subtext=Réflexions personnelles
L’univers est en harmonie, mais certaines forces au sein de l’univers ne le sont pas, comme sur Terre depuis des millénaires. C’est vers l’harmonie que tend chaque être humain quand il vient s’incarner de vies en vies, que ce soit dans l’inconscience (difficilement) ou en conscience.
Pour atteindre l’harmonie en quoi que ce soit dans notre monde de polarité, il faut qu’il y ait équilibre. Equilibre entre le + et le -, entre le yin et le yang, entre la terre et le ciel, entre l’ombre et la lumière, c’est-à-dire entre les deux aspects du Un.
C’est un travail sans commencement ni fin car lorsque l’équilibre se rétablit quelque part dans l’univers, un déséquilibre peut naître ailleurs.
Peu importe, puisque nous sommes éternels !

L’équilibre sur Terre entre les Hommes ne peut s’établir que s’il est réglé à la racine, c’est-à-dire en chacun de nous.

Je voudrais aborder ici le problème du déséquilibre entre l’ombre et la lumière que nous avons en nous.

Si je suis logique avec moi-même, je dirai que pour établir l’équilibre en nous, il faut reconnaître et accepter aussi bien l’ombre que la lumière en nous. Or, nous avons souvent tendance à négliger, voire refuser l’un au profit de l’autre, ce qui entraîne un déséquilibre. Et qui dit déséquilibre, dit tensions. On le voit bien partout dans le monde, il y a des tensions terribles entre les peuples et entre les hommes.

Je vais prendre une image un peu simpliste pour m’expliquer, mais c’est juste dans le but d’être la plus claire possible.
Nous avons donc en nous la Lumière que je vais appeler « l’ange » et l’Ombre que je vais appeler « Lucifer ».
L’ange, c’est celui qui nous dictera l’attitude droite et juste, mais sans apporter aucunes nuances. Les nuances, c’est Lucifer qui nous les propose. C’est lui qui nous pousse à écouter nos désirs, nos envies, à exprimer nos pulsions, nos émotions, et ce sans intentions maléfiques car au niveau de l’âme les notions de bien et de mal n’existent pas.

Nous avons donc ces deux forces en nous, qui ont chacune leur place. Ce ne sont pas elles qui se battent, mais je dirais qu’elles sont mises en compétition par le mental qui a tendance à prendre les rennes. Notre mental ne devrait servir qu’à nous faire exécuter ce qu’il déduit de l’analyse objective émise par le cerveau gauche et du ressenti émis par le cerveau droit en fonction des messages reçus par son âme (ombre + lumière, tous deux reconnus et acceptés).

Prenons l'exemple de la colère :
X est terriblement en colère contre Y. Par rapport aux colères en général, l’ange intérieur dit «maîtrise ta colère – la violence engendre la violence» et Lucifer dit «exprime ta colère». (Je pourrais écrire par exemple « sens ta colère » au lieu de « exprime ta colère », et par exemple « comprends ta colère » au lieu de « maîtrise ta colère », mais les messages de réaction que je choisis sont pour moi plus réalistes par rapport au niveau de conscience de la plupart des gens. Je pense que si l’on n’a jamais exprimé ou appris à exprimer ses émotions dans sa vie, c’est une étape obligée avant de passer au stade suivant qui est celui de l’acceptation.)

X, dont le mental a toujours dirigé ses pas dans la vie, a reçu une certaine éducation, a intégré des croyances, des principes, des normes, des convenances qui lui dictent que « la colère est une émotion négative ». Il a également intégré des peurs (peur d’être rejeté s’il exprime sa colère). Alors son mental va bien sûr rejeter Lucifer, et il va interpréter « maîtrise ta colère » dans le sens de « tiens ta colère en laisse ». X n’exprimera donc pas sa colère et des tensions viendront s’installer en lui.

Quelle serait l’attitude juste dans le cas de X ?
L’attitude juste, pour moi, serait tout d’abord de faire table rase de tous les principes, normes, croyances… qui ne viennent pas de nous. Ensuite ce serait de donner de l’importance aux deux aspects de notre âme, de les comprendre et de les faire cohabiter. Si ces deux aspects, considérés comme opposés, sont bien compris par le mental, ils peuvent très bien exister ensemble (deux choses opposées peuvent exister en même temps au même endroit… c’est de la physique quantique, si je n’m’abuse).

Maintenant, par rapport à la colère, il y a différentes sortes de colères et l’attitude juste (pour moi toujours) sera différente en fonction du type de colère. Certaines sont négatives et d’autres sont positives (lire aussi "Exprimer sa colère, c'est naturel, c'est sain").

1) S’il s’agit d’une colère résultant d’une injustice faite à son encontre, colère que je qualifie de positive, la colère doit être exprimée directement contre Y, avec la nuance suivante :
-Si X exprime sa colère contre Y sans avoir conscience que la colère doit être maîtrisée, il risque de ne pas avoir de retenue, pourrait exagérer et garder de la rancune par la suite, créant des formes-pensées de colères qui iront alimenter l’égrégore de colères et de violences.
-Si X exprime sa colère tout en sachant que celle-ci doit être maîtrisée, il l’exprimera dans une plus juste mesure, dans le but de libérer sa colère et non de faire du mal d’une part et dans le but de rendre à César ce qui lui appartient d’autre part (Loi universelle de compensation qui rétablit l’équilibre).

2) S’il s’agit d’une colère résultant d’une jalousie ou d’une perte de pouvoir par exemple, colère que je qualifie de négative, la colère ne peut pas être exprimée contre Y.
-Si X exprime sa colère contre Y - c’est déjà qu’il n’a pas entendu son ange -, il engendrera encore plus de violence. Sa colère ira alimenter l’égrégore de colères et de violences dont certains êtres s’abreuvent, maintenant ainsi le monde dans un déséquilibre.
-Si X écoute son ange qui lui dit « maîtrise ta colère », il la regardera, l’étudiera et se rendra compte que c’est lui-même qui l’a créée, notamment par ses peurs (peur du manque, peur de ne pas être reconnu, …). Alors, s’il la sent encore, il doit l’exprimer, mais pas sur Y. Il peut l’évacuer sur un punching ball par exemple.

J’aurais pu également prendre l’exemple de la peur, pour laquelle l’ange dit « la peur est le contraire de l’amour » et Lucifer dit « sens ta peur, elle t’appartient », l'attitude juste étant … "Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit. La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale. J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi. Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon oeil intérieur sur son chemin. Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi." Frank Herbert, Dune

Voici un passage de « Marcher entre les Mondes » de Gregg Braden, qui réhabilite Lucifer :
« Lucifer et l'obscurité ne vous courent pas après, en épiant vos choix de vie à chaque tournant. Lucifer est plutôt engagé à votre service, tout au long de votre croissance, à mesure que vous vivez les conséquences des choix qui vous écartent de l'expérience du don de la vie et de la lumière.
L'obscurité fait partie de nous autant que la lumière. Lucifer fait tout autant partie de nous que Michaël, et nous faisons tous partie du même créateur qui vous a amenés ici il y a des millénaires, pour nous permettre de connaître notre force en tant qu'êtres compatissants qui préfèrent ne pas juger. L'archange Lucifer, l'archange Michaël, notre créateur et vous et moi faisons tous partie du Un; rien n'est séparé. Ils comptent tous sur nous pour nous en souvenir. (Page 38 - Edition Ariane)

Finalement, celui qui fout la merde dans tout ça, c’est notre mental, conditionné par toutes les croyances, principes, normes, … véhiculés par notre société !

Arriver à l’équilibre entre l’ombre et la lumière en nous suppose donc plusieurs choses sans lesquelles l’équilibre n’est pas possible :
-Avant tout reconnaître qui nous sommes vraiment, pour évacuer bon nombre de peurs ;
-Remettre le mental à sa juste place, c’est-à-dire à celle d’exécutant ;
-Faire table rase de tout qui ce qui nous a été inculqué qui ne fait pas résonance en nous ;
-Créer de nouvelles croyances, en reconnaissant l’importance de l’impact de nos pensées/paroles/émotions/actes que nos croyances engendrent.

Je pense que lorsque l’on a compris la fonction de l’ombre et de la lumière, on ne les voit plus comme étant opposés l’un à l’autre, mais complémentaires.

Extrait de « L’Evangile de Thomas », traduit et commenté par Jean-Yves Leloup:
Logion 57
« Jésus disait :
Le Royaume du Père est comparable à un homme qui avait une bonne semence.
Son ennemi vint de nuit, sema de l’ivraie parmi la bonne semence,
L’homme ne les laissa pas arracher l’ivraie,
De peur, dit-il, que vous n’arrachiez le blé avec elle.
En effet, au jour de la moisson, l’ivraie apparaîtra.
On l’arrachera, Elle sera consumée. »


Jésus propose ici à l’égard du mal, de ce qui sème la « zizanie » en nous (l’ivraie : zizanion en grec), une attitude non duelle. Ne pas l’arracher, de peur d’arracher en même temps le bon grain. Qui juge ? Le bien et le mal sont souvent étroitement mêlés.
Vous êtes agressif, violent, c’est un mal et, pourtant, il ne faut pas arracher la force… Avec la même énergie, on peut assommer quelqu’un ou lui porter ses valises.
Vous êtes hypocrite, c’est un mal, et pourtant il ne faut pas arracher l’habileté, l’intelligence… Avec la même finesse, on peut tromper quelqu’un ou au contraire l’éclairer.
Il faut accepter en nous cette ambiguïté originelle. Ce qui importe, c’est l’orientation du cœur qui fera mûrir nos actes du côté de l’ivraie ou du côté du bon grain.…
[...]
S’il y a un enfer, c’est parce que Dieu [notre âme] est Amour et que l’homme [notre mental/égo] est liberté…il est capable de dire non, et l’Amour ne peut pas forcer une porte qui se ferme. Ce ne serait plus l’Amour. (p. 161 – Edition Albin Michel)
(Les mots entre crochets sont de moi).

Il est important de faire une introspection pour mieux nous connaître, sans quoi nous risquons de nous laisser entraîner dans une dynamique qui n’est peut-être pas celle que nous voulions réellement, étant donné que nous sommes aussi sujets à des influences extérieures à tout instant. Il n’est pas question de savoir de quel bord nous sommes (ombre ou lumière), parce qu’il n’y a pas de bord, nous sommes tous Amour, l’Amour comportant les deux aspects : l’ombre et la lumière (l’ombre ne signifiant l’enfer que si l’on s’y donne sans tenir compte de la lumière). L'ombre ou la lumière, ce n’est pas ce que nous constatons en nous mais ce que nous choisissons en fonction de l’orientation de notre coeur: ou nous choisissons de suivre ce que notre mental nous dicte, avec le risque qu’il n’en fasse qu’à sa tête et nous conduise au fond du puits, ou nous choisissons de suivre notre cœur qui immanquablement nous guidera vers l’équilibre.

La dualité, qui est un chemin vers une conscience plus vaste, est en nous tant que l’équilibre n’est pas atteint. Cet équilibre ne peut pas se faire si l’on n’a pas accepté notre côté sombre tout comme notre côté lumineux. Ce n’est que lorsqu’ils sont tous deux acceptés qu’il est possible d’avoir l’attitude juste face à toutes nos émotions.


Un autre déséquilibre important dans notre société est le problème d'enracinement/ancrage dans la Terre d'une part et d'ouverture spirituelle d'autre part.

Je constate autour de moi que très peu de gens sont vraiment ancrés. Pour moi, « ancré » veut dire « intègre », c’est-à-dire qui ne perd jamais (ou très rarement) son énergie, qui a confiance en lui et qui reconnaît aussi sa nature animale (chakras 1 et 2 développés).

Si l'on n'est pas assez ancré, on vit à côté de son corps, à côté des choses. On ne s'implique pas dans la matière. Le new-age a fait du tort à la société de ce côté-là.
D'un autre côté, si on est bien ancré, mais qu'on n'a pas la dimension spirituelle ou l'ouverture du coeur pour canaliser ses actes (c'est le cas de la plupart des politiciens et des hommes d'affaires par exemple), il y aura une tendance à agir pour la satisfaction de son égo et non pour le service de l'humanité.

Mars 2004