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La grenouille
pour Rosa



Il était une fois une sale petite pétasse de grenouille
qui s’prenait pas pour une andouille
à se baigner dans des bénitiers comme certaines grenouilles
qui tremblent de trouille
que le diable ne les tente et ne les souille.
Non, c’était pas une poule qui mouille,
elle les avait au cul les couilles,
et avec ça un orgueil gros comme une citrouille.

Un jour qu’elle était en vadrouille,
coassant et sautillant entre choux, salades et fenouils,
exhibant partout ses petites cuisses de grenouille,
et prête à défier un bœuf sans passer cette fois pour une nouille,
elle se trouva nez à nez avec une certaine Tiboule
qui avait dans le quartier une réputation de fripouille :
on disait qu’elle ne faisait qu’une bouchée des casse-couilles
qui sur ses plates-bandes farfouillent.
Avant que de colère celle-ci ne bouille,
la grenouille se composa une bonne bouille
pour que Tiboule lui épargne ses griffes qui point ne chatouillent.
« Ta vie est sauve, espèce de pedzouille,
mais faudra que devant ma maîtresse tu t’agenouilles
et que deux mots tu lui gazouilles.
Et gare à toi si tu bafouilles,
car je t’écrabouille ! »
C’est ainsi qu’une grenouille
que soudain une menace embrouille
se retrouva devant Rosa comme une grosse nouille
à coasser un « Joyeux Anniversaire » la bouche en cul de poule,
qui lui laissa dans la gorge quelque chose qui gratouille,
mais qui éveilla son cœur que l’égo avait couvert de pourriture et de rouille.