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Le bourdon

pour Manu


Il était un fois un gros bourdon,
qui avait le bourdon,
car il se sentait franchement de la farce le dindon.
Il venait d’être éjecté de la ruche comme un vulgaire comédon
après usage forcé de son instrument à reproduire des rejetons.
Il était par malchance tombé dans un vieux bidon
rempli d’ordures dégoulinantes où il se trouva englué jusqu’au menton.
C’était tomber bien bas pour un pacha glouton
qui avait fait de miel de gargantuesques gueuletons,
toujours entouré de belles abeilles butineuses aux blancs tétons.
Livré à lui-même comme si on lui avait coupé l’ombilical cordon,
il sortit de ce merdier, les pattes en coton,
avec une envie féroce de baston.
Mais tout seul il avait les jetons
alors il laissa béton.
Notre gros bourdon,
qui n’était en fait qu’un faux-bourdon,
apprit à se démerder, d’abord à tâtons,
et grâce à sa persévérance, il ne fila pas un mauvais coton.
Il atterrit dans le beau jardin de Manu… euh, splendide, pardon,
où il vola tout l’été de fleurs en fleurs aux chauds et suaves tons,
si bien qu’il était frais comme un gardon
et put survivre jusqu’au 16 décembre pour la remercier, c’était de bon ton.
Ce jour-là, il se laissa tomber dans sa soupe aux lardons
-subrepticement pour pas lui donner des boutons –
au moment où elle ajoutait les croûtons.
Faut tout dire, notre Manu est aussi bleu cordon,
cette fille, elle a tous les dons !
C’est ainsi qu’il lui fit de sa vie don.
Et trouver dans sa soupe à la fin de l’automne un bourdon,
Crois-moi, ça porte bonheur, c’est pas du bidon !