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L'alligator
pour Muriel


Il était une fois un bébé alligator,
un peu violent sur les bords,
qui s’ennuyait comme un rat mort
dans son trou à Baltimore
quelque part en Amérique du Nord.
Un jour, par dieu sait quel coup du sort
il se retrouva à bord
d’un cargo import-export
à destination de Nieuwport.
Abandonné dans la calle à son triste sort
avec un iguane et un boa constrictor,
il se fit tout petit, s’imaginant être inodore.
Durant ce long voyage en classe inconfort,
il lui fallait surtout supporter un gros castor,
une espèce de butor
qui se croyait seul maître à bord,
qu’ils auraient pourtant tous pu faire taire sans effort,
ou pire encore !
Mais où voulait-elle en venir avec cet improbable quatuor ?
Je l’ignorais encore
car le jeu n’avait pas encore tout à fait pris corps,
quoiqu’il s’annonçait croustillant sous tous les rapports.
Castor avait jusqu’ici planté le décor,
d’accord,
mais c’était au tour de Muriel de jeter les dés bicolores.
Elle fit un double 6 sans effort
et avança son pion vert jusqu’à la case "Explore".
Bébé alligator
sortit de sa cachette et explora alors
les alentours, s’approchant sans le savoir du trésor.
Mais il lui fallait d’abord,
avec les moyens du bord,
exterminer ses 3 adversaires retors,
et en particulier gros castor
qui lui sortait par tous les pores,
bon sang de bon sort !
Muriel fit un double six une fois encore
pour tomber pile sur la case "Terminator".
Ils étaient maintenant tous dehors
prêts à se jeter dans un corps-à-corps.
Gros castor tenta de redresser les torts
mais il parlait à travers et à tort
et ça, ça le perdit car le petit alligator,
qui ne perdait pas le Nord,
ouvrit sa grande gueule à mort
et ne fit qu’une bouchée de l’herbivore.
On pouvait dire qu’il était mort de chez mort.
Il restait deux gêneurs encore.
Le boa, qui semblait inoffensif de prime abord,
surgit soudain à tribord,
mais la précision n’était pas son point fort
et il fonça dans le décor.
Au même instant, l’iguane alluma un transistor
pour faire une diversion sonore,
mais alligator junior
n’était pas non plus le genre qu’on endort
avec de la musique de drugstore,
et, d’un coup de queue, sans remords,
éjecta l’animal par-dessus bord.
Là, Muriel avait fait très fort :
non seulement elle avait dépassé son propre score,
mais elle avait battu tous les records.
J’adoooore !*
Elle piocha la dernière carte pour le sport
et découvrit ces mots écrits en lettre d’or :
"Bon pour une embrassade à bras-le-corps
avec deux amis d’un autre bord,
qui t’aiment très fort,
à l’occasion de ton anniversaire qui colore
cette journée jusqu’à demain aux aurores."



*Louxor


Toute ressemblance avec un jeu et des personnages réels est purement fortuite. Et puis quoi encore !

Le 30 mai 2011