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Expériences personnelles
Un miracle
Les champignons magiques
Les champignons magiques
Il s'agit d’une expérience tout à fait exceptionnelle que j’ai vécue avec mon mari, un voyage intérieur qui a marqué notre vie à tous les deux.
Nous avons pris 2,5 gr chacun de magic mushrooms (psylosibe cubensis du Mexique) séchés. Pour un premier trip, c’est pas mal !

Avant tout, je voudrais :

  1. avertir ceux qui seraient tentés de toutes les précautions à prendre : en raison de la psylobine, qui est un alkaloïde, qu’ils contiennent, il n’est pas indiqué d’en prendre plus qu’une fois par an. Une fois dans sa vie devrait suffire car une fois que le but recherché est atteint, il n’y a plus de raison d’en prendre.
  2. souligner la différence qu’il y a entre drogue chimique et drogue naturelle : Dans le cas des drogues chimiques, on est entraîné vers le bas astral ; on subit ses visions. Dans le cas des drogues naturelles, comme les champignons, les racines, les cactus, on peut diriger ses visions et les amener vers des plans astraux plus élevés.
  3. démystifier et dédramatiser ce sujet, et montrer par mon expérience que les champignons peuvent apporter quelque chose de positif à celui ou celle qui désire explorer d'autres états de conscience lorsqu’ils sont pris tout à fait en conscience, comme beaucoup de chamanes indiens, par exemple.

Il est tout d’abord très important d’avoir un but. Non pas un but comme ont les drogués de planer, de fuir les réalités de la vie quotidienne, mais un but spirituel, c’est-à-dire des questions d’ordre spirituel bien précises.
Le choix du moment est également très important. Nous nous sommes préparés pendant des mois psychologiquement et émotionnellement. Quand nous nous sommes sentis prêts, nous avons prévu deux jours d’inactivité. Il vaut mieux ne pas le faire seul mais avec une personne qui a la même conception des choses.
Un samedi vers 18h, nous nous sommes installés et les avons pris. Nous avons mis une musique planante et rythmée à la fois, en boucle, (« South » de Karunesh, c’est l’idéal) qui teintait nos voyages et changeait en fonction de l’atmosphère de nos visions. Nous n’avions pas mangé depuis midi pour ne pas avoir trop de nausées.

Et pendant 6 heures, nous avons fait un trip dans nos profondeurs.

Dans le trip, j’ai rencontré des monstres qui essayaient de me tenter, de me faire du mal mais je me sentais d’une force incroyable, une force telle que je ne connaissais pas la peur. Ces monstres me paraissaient complètement ridicules, juste des effets spéciaux, des marionnettes.
A cet instant, mon mari prenait peur car il voyait des horreurs terribles. Il s’était levé, mangeait des morceaux de sucre et buvait de l’eau pour atténuer les effets. Je lui ai alors dit de retourner dans son trip et de passer à travers ses peurs. Son but à lui était de vaincre sa peur de la mort, son dernier obstacle aux sorties hors du corps. Il m’a écoutée car c’était la voix de mon âme, à la fois très ferme et rassurante.

A ma question « pourquoi je ne peux pas avoir d’enfant ? », je me suis retrouvée dans une vie antérieure où j’étais un prince amoureux d’une belle paysanne, qui n’était autre que mon mari actuel. Nous nous voyions en cachette mais c’était sans espoir de bonheur ensemble. Elle s’est retrouvée plusieurs fois enceinte et j’ai dû tuer ces enfants dans son ventre (mes bras étaient de longs crochets, c’était une vision d’horreur). Je revivais cette expérience en ressentant toutes les émotions de peur, de culpabilité, de frustration et de tristesse. C’était une décision et un geste horribles que nous avons payés pendant plusieurs vies jusqu’à maintenant. Je voyais alors la scène avec de plus en plus de recul, jusqu’à ce que je me retrouve en dehors d’une boîte dont mon âme refermait la trappe, en me disant que je ne devais pas me sentir victime et croire que les choses ne pouvaient pas changer, qu’il suffisait de couper le lien karmique.

Au même instant, mon mari me disait en rigolant "ce plan divin c’est un immense jeu en fin de compte". Je lui ai alors raconté ma vision qu’il a ressentie de la même manière. Nous avons beaucoup pleuré et beaucoup ri. Il fallait garder les yeux fermés pour conserver l’état (il s’estompe un peu quand on ouvre les yeux). J’ai aussi bien senti et vu que j’étais liée à lui. Nous étions collés, ne faisant plus qu’un. Nous sommes bien deux âmes-soeurs, mais ça nous le savions déjà.

Mon mari me racontait ses visions sur d’autres planètes, dans d’autres mondes, il voyait des planètes exploser, d’autres naître. Il voyait de grands vaisseaux spaciaux, lumineux et cristallins, hors du contexte que nous connaissons. Il parcourait des années lumières. Il montait en fréquence vibratoire et à un moment donné a atteint des visions totalement divines. Il lui est impossible de les décrire, tellement c’était beau. Il parcourut les enfers, les démons, et vit dans toutes ces choses opposées, l’Amour. Il se sentait danser dans ces méandres immenses. Toute question avait une réponse automatique. Le passé, le présent et le futur se mélangeaient. Il ne cessait de répéter "c’est si beau" et les larmes ne cessaient de couler de ses yeux. Il ressentait tout. Ce n’était pas simplement mental, mais tout le corps vivait et regorgeait de sensations extrêmement fortes et douces.

Je me demandais alors pourquoi moi je ne partais pas aussi loin, pourquoi je ne voyais pas ces merveilleuses choses qu’il me décrivait. C’est alors qu’on se rend compte que dans un état normal l’âme capte très bien les pensées et qu’elle répond tout de suite, il suffit d’être attentif. Ici il n’y avait pas d’effort à faire, je l’entendais qui me disait: "lui c’est un homme, il a besoin de concevoir des choses, il a besoin d’aller vers l’extérieur pour comprendre les choses. Toi tu es une femme, tu es dans la matière, tout part de ton ventre (je voyais mon ventre devenir une immense sphère)".

J’avais surtout une question, je voulais savoir pourquoi j’étais déconnectée de mon âme. Alors là, mon âme s’est foutue de moi ! Ha tu veux te reconnecter ? Alors voilà, on va commencer par te laver les oreilles ! Je voyais deux grandes brosses tourner dans mes oreilles, puis une antenne se déployer dans mon dos jusqu’au dessus de ma tête. Mon âme me disait de grimper pour l’aider à la fixer. Je me retrouvai (mon mental) en train de grimper sur une échelle en compagnie de mon âme. Un petit bonhomme tout en bas à quelques mètres me demanda s’il pouvait nous aider. C’était mon animal. Et voilà le message ! Je n’étais pas déconnectée de mon âme, mais de mon animal, à qui je ne donnais pas sa place en moi parce que je ne l’exprimais pas.

Et puis je me suis vue petite fille. A cet instant, j’ai ouvert les yeux parce que mon mari allait faire pipi. Il gardait les yeux fermés pour conserver l’état. Avec mes yeux d’enfant j ai vu et je lui ai dit qu’il avait un casque sur la tête avec des plumes, qu’il était un oiseau. Et il s’est senti oiseau. J’ai beaucoup ri de le voir ainsi. C’était un rire frais, un rire d’enfant. J’ai refermé les yeux et je me suis sentie toute triste, triste de vivre dans un monde que l’Homme a rendu si moche, si pervers, si dépourvu d’Amour. Alors, j’ai pris cette petite fille que j’étais dans mes bras, mes bras d’adulte et elle devenait alors mon enfant. Et je lui ai dit que le plus beau cadeau que nous puissions lui offrir c’était notre amour, mon mari et moi, et qu’aucun autre cadeau ne pourrait jamais égaler celui-là, que c’était grâce à l’amour qu’elle pourrait survivre dans ce monde.

Ensuite j’ai pensé à mes parents et je me suis demandée l’importance qu’ils devaient avoir dans ma vie. Immédiatement je les ai vus tous les deux très loin de moi et tout petits. « C’est ça toute l’importance qu’ils ont pour moi ? » La réponse était instantanée « c’est toute l’importance qu’ils doivent avoir pour toi ! ».

Voilà. Ca s’est passé en septembre 2002. C’était une expérience unique. Nous avons encore 2 doses de champignons mais il est possible que nous ne les prenions jamais. La curiosité, qui serait notre seule motivation actuellement, n’est à mon avis pas un bon but pour ce genre d’expérience.

Octobre 2002