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Le Combat de l'Amour - essai
Avant-propos
Introduction : Les croyances
I. Au-delà de nos 5 sens
II. Le règne de la Peur
III. L'animal humain
IV. L'ego et le faux-ego
V. Les vols et pertes d'énergie
VI. Les ravages de la Peur
VII. Se libérer de l'emprise de la Peur
VIII. L'Amour comme seul Guide
IX. L'Amour se communique
X. L'Amour à deux
Postface
VI. Les ravages de la Peur
Le combat de l’Amour


« Tout ce qui est souple et fluide tend à croître ;
tout ce qui est rigide et bloqué se dessèche et meurt. »

Lao Tseu (Livre du Tao)


Quoi que nous vivions - tomber amoureux, méditer ou faire un régime – affecte la totalité de notre être qui est équilibré dans sa nature animale (corps), humaine (intellect) et spirituelle (esprit). Le corps est le réceptacle et la mémoire des expériences vécues qui engendrent des myriades de processus distincts s’activant et interagissant perpétuellement.

Comme nous l’avons vu dans les chapitres précédents, la désintégration du « moi » - et donc la perte de notre intégrité - se manifeste dans des circonstances particulières et en fonction de nos peurs et de nos croyances. Chaque fois que nous culpabilisons, que nous ne nous exprimons pas, que nous n’évacuons pas nos frustrations, que nous prenons sur les épaules le poids de la souffrance des autres, que nous nous composons un personnage en fonction de l’attente que les autres pourraient avoir de nous, nous provoquons des dégâts intérieurs à long terme.
Ils se manifestent dans un premier temps sous forme de lésions énergétiques. Celles-ci apparaissent subrepticement mais elles s’installent et s’approfondissent si nous ne prenons pas conscience que la connexion avec notre Moi profond, notre être essentiel, est rompue. Ce n’est que lorsqu’elles se sont marquées dans le corps et transformées en lésions physiques que nous réalisons que quelque chose ne tourne pas rond. Il est alors difficile de faire le lien entre celles-ci et la cause première, loin dans le temps et loin d’une réalité invisible que le monde rationnel ignore ou rejette. La plupart des gens se sentent victimes d’un coup du hasard ou d’une punition de leur dieu. La perte de notre intégrité, résultant de la Peur, est pourtant la cause de la plupart de nos maladies, et nous en sommes responsables.


Les ravages de la Peur au niveau biologique

Lorsque depuis la plus tendre enfance nos parents nous transmettent leurs peurs et laissent peu de place aux stimulations sensorielles agréables, étouffant sans le savoir nos instincts et réprimant de manière répétitive nos pleurs, colères, envies, quelle que soit l’intensité de leurs « coups », le corps envoie un message au mental pour signaler qu’il y a un conflit intérieur. Le mental a le choix d’écouter l’Ego (l’âme) ou de se créer un masque (faux-égo). Le premier lui recommandera de s’exprimer, le second de se durcir. C’est cette dernière option que la plupart d’entre nous choisissons parce qu’elle semble nous faire éviter toute souffrance, du moins immédiate. Nous ne sentons pas que cette fermeture et rupture avec notre être intérieur laissent une empreinte en nous, s’imprimant sous forme de mémoire, qui s’accentue chaque fois que nous reproduisons cette réaction de fermeture, nous maintenant dans un état de frustration et hors de nous.

Au fil des années se crée une oppression qui se loge là où la peur nous a empêchés de nous exprimer : au niveau de la gorge, de la poitrine, du plexus solaire ou du ventre, s’accompagnant d’une rigidité musculaire. L’oppression s’intensifie avec les années si rien n’est fait pour la dissoudre. Elle devient alors un barrage qui s’étend et pèse sur les poumons. La partie consciente du mental n’est plus en contact avec les chakras du bas où sont refoulées toutes les émotions non exprimées. Celles-ci créent un trop-plein d’énergies déséquilibrées. L’animal en nous veut se faire entendre et pousse ces énergies vers le haut pour qu’elles s’expriment. Mais elles viennent buter contre le bouclier de protection* qui, telle une plaque tectonique, recouvre le plexus, le renforçant davantage. L’énergie ne passe plus librement à travers les chakras. Elle devient totalement déséquilibrée et les tensions se propagent, poussant les nerfs à fleur de peau. Une sensation de serrement, de poids sur la poitrine ou de boule dans la gorge apparaît, plus ou moins forte en fonction de la poussée du magma en fusion qui bouillonne au niveau du bas ventre.
Les émotions positives qui sont exprimées dans cet état, comme la joie ou l’amour, sont trop exaltées (rires nerveux), exagérées (jalousie maladive, possessivité) ou déviées (besoin de reconnaissance des autres). Les peurs se transforment en état d’anxiété, d’angoisse, de dépression ou en fatigue chronique. Des situations où les nerfs sont mis à l’épreuve sont provoquées dans la vie de ces personnes. Les colères deviennent alors excessives ; les actes peuvent être démesurés, violents, leur expression étant disproportionnée par rapport à la situation vécue car elle résulte du trop-plein de tensions internes. La violence engendrée par une répression culpabilisante de l’éveil à la sexualité peut être extrême si la cuirasse corporelle n’est pas détruite par un épanouissement sexuel harmonieux. Les émotions déboussolées sont certes ressenties par le cœur mais faussées par le mental qui a programmé un « faux-égo » dont il fera usage à sa façon.
Une certaine dureté s’installe en même temps autour du cœur. Elle influence tous les comportements et se répand partout jusque dans les traits du visage, qui se creusent de plus en plus et marquent les ans. L’enfant intérieur est totalement prisonnier, voire mort.

La barrière au niveau des poumons empêche de sentir le bouillonnement des tensions internes – ou stress intérieur -, c’est pourquoi peu de gens en sont conscients.
Il est possible d’en prendre conscience :
  • Il existe pour tous un seuil biologique au-delà duquel le stress est inévitable (mesuré en décibels pour le bruit ou en hertz pour les ondes électromagnétiques) et ressenti en fonction de :
    • l’imprévisibilité de la situation vécue,
    • du sentiment d’impuissance qu’elle engendre,
    • du manque d’exutoires pour la frustration
    • et de la répétition continuelle des facteurs irritants.
    Le seuil de tolérance d’une personne est à un niveau anormal quand le stress survient sans qu’aucun des 4 facteurs précités n’interviennent. Les tensions internes latentes poussent les nerfs « à fleur de peau » au moindre souvenir de la peur ou de la colère qu’une situation a engendrée lorsqu’elle se reproduit. Par conséquent, si un mot, une évocation, une odeur, un ressenti, une personne, etc. suscitent une colère ou une peur, il est certain que des tensions internes préexistent.
  • Pendant une séance de relaxation, il est possible de sentir ce bouillonnement sous forme de chatouillements très désagréables. Il n’est toutefois ressenti que quand le travail sur soi est déjà avancé car les tensions sont en général bien enfouies.

Le stress intérieur peut être un stress extérieur non évacué.
Une personne qui est habituée à courir pour ne pas être en retard, pour terminer son travail, pour remplir son temps au maximum, etc. va imposer à son corps un rythme stressant. Le corps s’habitue ainsi à recevoir une forte dose d’imposition de peurs créant à terme un état permanent d’anxiété.
Cette personne se crée un stress intérieur si elle ne lâche jamais prise et maintient un état fébrile, même en vacances où elle sent qu’elle doit absolument « faire » pour avoir l’illusion de se sentir bien, comme pratiquer un sport pour avoir l’impression d’évacuer ses tensions.

« Si le corps est exposé trop longtemps à un stress, il risque d’outrepasser les capacités de ses propres mécanismes d’adaptation. »(Deepak Chopra)

Au niveau de l’organisme, le stress trouve d’excellents réceptacles d’énergie dans les organes, entre autres. Le combat du système immunitaire devient double alors qu’il ne devrait être qu’unique, celui de créer des anticorps contre les virus, microbes, …. Avec le stress, il doit également combattre les toxines acides. Plus le stress s’installe, plus le terrain biologique d’une personne s’acidifie. Le système immunitaire est de ce fait trop sollicité, ce qui provoque un épuisement général propice à l’apparition de maladies.

Certaines personnes sont plus résistantes au stress que d’autres. Je dirais que plus la personne est dure envers elle-même et plus la pression dans laquelle elle se maintient est forte, plus elle est résistante.
Les stressés intérieurs vivent sur les nerfs. C’est comme s'ils avaient mis en marche un moteur, une sorte de générateur de tensions, qui leur fournit l’énergie nécessaire pour vivre en lieu et place du moteur universel qui garantit l’approvisionnement continu de l’énergie vitale dont ils sont coupés. On pourrait comparer leur état à celui d’une voiture qui roule en permanence à plein régime en 2ème sans jamais passer la 3ème, voire la 4ème vitesse pour « calmer » le moteur. Mais tôt ou tard le corps lâche et les lésions organiques apparaissent, plus ou moins sérieuses. Le coup est souvent violent voire tragique chez ces personnes.

Le stress est un mal insidieux qui frappe la plupart des êtres humains et qui, sauf une prise de conscience, est rarement compris et tellement habituel que l’on finit par s’en accommoder et ne plus sentir. Il est pourtant très dangereux pour notre santé aussi bien physique qu’émotionnelle et constitue un véritable frein à l’évolution spirituelle personnelle et collective. La spasmophilie frappe plus de monde qu’on ne le croit.


Les ravages de la Peur au niveau astral (ou émotionnel)

Lorsque le « moi » - ou « égo » - d’une personne est désintégré, son corps astral et son corps éthérique se détachent du corps physique. Il en résulte une dissociation du corps du désir, lequel permet de se réaliser dans le physique. La personne est comme absente dans sa vie. Elle ne se sent à sa place nulle part et n’en est pas consciente la plupart du temps (voir aussi le chapitre « Les vols et pertes d’énergie »).

Il n’y a pas de protections proprement dites sur le plan astral. Par conséquent, toutes les tensions résultant des émotions refoulées sont vécues en même temps et avec plus d’intensité par le corps astral qui se fige de peur. Leur représentation est fonction de la culture et des croyances de la personne (enfer, monstres, violences, souffrances, …). Nous ne pouvons pas nous défendre contre ces projections. C’est pendant le sommeil, lorsque le mental est mis en veille que nous sommes les plus vulnérables sur ce plan. Les perturbations se traduisent par une respiration irrégulière et superficielle. Beaucoup de gens font de l’apnée pendant la nuit, reproduisant une réaction de peur à l’état d’éveil où le souffle est coupé.

Par ailleurs, il existe sur ce plan des « boîtes de Pandore » renfermant des nœuds karmiques. Ils s’y accumulent de générations en générations. Ces boîtes restent fermées pour les personnes qui vivent dans l’inconscience et celles-ci ne seront pas forcément dérangées pendant leur sommeil par cette vie parallèle terrifiante, mais si elles décident de s’éveiller à la conscience et de faire un travail de reconnaissance de soi, certaines boîtes de Pandore s’ouvrent automatiquement et progressivement en fonction de l’évolution de l’éveil de la conscience, libérant ainsi des peurs ancestrales. Le sommeil en devient très perturbé tant que la paix intérieure n’est pas rétablie.


Les désagréments que provoquent les tensions et la douleur physique qui en résulte ont une signification : il s’agit des battements de notre part divine et éternelle qui essaie de se faire entendre. Elle cherche à nous montrer que nous ne sommes pas sur la bonne voie ou à nous emmener vers un nouveau palier de reconnaissance de nous-mêmes.





* William Reich (psychiatre autrichien – 1897-1957) nomme ce bouclier de protection « cuirasse corporelle ».