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Le Combat de l'Amour - essai
Avant-propos
Introduction : Les croyances
I. Au-delà de nos 5 sens
II. Le règne de la Peur
III. L'animal humain
IV. L'ego et le faux-ego
V. Les vols et pertes d'énergie
VI. Les ravages de la Peur
VII. Se libérer de l'emprise de la Peur
VIII. L'Amour comme seul Guide
IX. L'Amour se communique
X. L'Amour à deux
Postface
II. Le règne de la Peur
Le combat de l’Amour


"Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit.
La peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale.
J'affronterai ma peur. Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi.
Et lorsqu'elle sera passée, je tournerai mon oeil intérieur sur son chemin.
Et là où elle sera passée, il n'y aura plus rien. Rien que moi."

« Dune » de Frank Herbert


C’est dans la peau de l’acteur de notre vie sur Terre que nous allons examiner toutes les facettes de la Peur. Gardons simplement à l’esprit qu’au-delà des plans physique et émotionnel la Peur sur Terre est considérée comme une forme d’Amour parce qu’elle permet l’expérience de l’Amour, générant par là même le mouvement de la Vie.

L’âme baigne dans un océan de pur Amour. Elle est Amour. Son élan, qui s’inscrit dans le Mouvement universel, est de faire l'expérience de l'Amour, mais elle ne peut l’expérimenter qu’en présence de son opposé, la Peur, sur un plan de conscience plus dense. Elle a donc besoin de s’incarner pour rencontrer la Peur qui n’existe pas dans les hautes sphères.

Le but ultime de notre vie sur Terre est de créer l’Unité dans la dualité en amenant la Lumière dans les Ténèbres engendrées par nos peurs maladives. Il s’agit par conséquent de les reconnaître, de les identifier et de les dépasser pour retrouver la Lumière de l’Amour qui est en nous et de la faire vivre et grandir. L’Amour est notre seule arme, une arme de détection des impuretés, de protection, de défense et de construction.


La peur, une émotion naturelle

La peur est une émotion naturelle. Cette émotion est directement liée à notre instinct de survie dont le siège se situe au niveau de l'archencéphale (cerveau instinctif et réflexe). La poussée d’adrénaline qu’elle produit nous permet de nous préparer à faire face au danger potentiel d’une douleur et à intégrer la prudence en nous. Cette attitude instinctive et intuitive qu’est la prudence provient de notre animalité. Par instinct et intuition, L’Homme sait que sa vie est précieuse et qu’il ne faut pas la gâcher. Pour la protéger, son instinct de survie se met en alerte et déclenche le moteur qu’est la peur. La peur naturelle répond donc à l’appel de l’instinct de survie. Dans cette fraction de temps où l’action à adopter est cruciale, où le mental laisse son pouvoir au ressenti et à l’intuition, peut se produire une prise de conscience sur le sens de la vie qui ramène l’être humain à l’essentiel.
La peur n’est qu’un outil, elle ne s’installe pas… en principe. En effet, il est rare que cette émotion demeure longtemps intacte dans notre société où sévit une forme permanente de peur qui, elle, n’est pas naturelle du tout. Une peur n’est nuisible que si elle subsiste et c’est justement ce qui se passe avec toutes nos peurs. Très vite, la prudence n’est plus une attitude de survie naturelle, mais de retranchement, de renoncement et de fermeture face à des menaces de souffrance hypothétiques perçues comme constantes. L’épaisseur des barricades de protection que nous nous construisons autour du cœur pour éviter toute souffrance est fonction du degré de nos peurs et blessures ainsi que de la manipulation mondiale dont nous faisons tous l’objet. C’est le cœur, et donc l’Amour, qui en prennent un coup !


Les peurs à combattre

Les peurs à combattre sont par conséquent celles que nous avons laissé rentrer et s’installer confortablement en nous. Elles se font si facilement accepter que nous en faisons nos alliées pour la vie, sans réaliser qu’elles nous minent insidieusement, nous empêchant d’évoluer et d’aimer véritablement. C’est de ces peurs non naturelles et de leurs conséquences que je traite tout au long de cet ouvrage.
Elles sont entretenues, aiguisées, exacerbées et perpétuées depuis des millénaires par la famille, la religion, la science et la société. Dès notre plus jeune âge, elles s’insinuent en nous sournoisement en semant le doute sur notre ressenti, notre intuition et nos convictions profondes. Les peurs sont encore contrôlables à ce stade, tant que notre confiance en nous n’a pas été ébranlée. Mais, pour la plupart d’entre nous, celle-ci est sapée parce que nous nous donnons corps et âme, en toute innocence et en toute confiance, au monde physique, énergétique et émotionnel qui nous a accueillis sur Terre. A la merci des peurs et des croyances des Hommes, nous perdons le contact avec la Source divine. Il s’ensuit une désintégration de notre moi, la création d’un faux-moi, un déséquilibre progressif de notre mental et, par suite, l’emprisonnement inévitable de notre cœur.


L’origine des peurs

Nous naissons tous équilibrés, le cœur totalement ouvert, en état de parfaite réception avec notre âme. L’énergie cosmique et divine, ou le prana pour les Hindous, circule à travers tous nos centres énergétiques, appelés chakras, qui ont une influence directe sur le bon fonctionnement des organes, l’activité hormonale, la circulation du sang, les émotions, la pensée, etc. Nous sommes cette énergie cosmique, tout comme les planètes, les étoiles et les galaxies, etc.
Cependant, le prana qui souffle sur Terre est pollué par les peurs et les souffrances des Hommes. Au fur et à mesure que nous descendons dans notre incarnation, des interférences viennent nous perturber, nous empêchant de rester dans l’état de béatitude totale dans laquelle nous baignions. Dans le ventre de notre mère, la communication avec notre âme commence déjà à se brouiller.
Nous avons revêtu une enveloppe-corps dotée d’une machine sophistiquée pour le diriger et l’entretenir, capable de créer, de penser, de désirer, de choisir, bref de faire une multitude de choses qui nous distinguent des animaux, mais le cerveau humain est encore trop peu développé à ce stade de notre évolution en comparaison de l’ouverture totale de conscience que nous avions avant de naître. Nous devons malgré tout nous en contenter pour lutter contre l’énergie déséquilibrée environnante qui nous déboussole.
Déséquilibré, déboussolé, pollué,… autant de mots qui peuvent sembler exagérés pour qualifier des états somme toute anodins à nos yeux d’adultes insensibilisés. Et pourtant, le petit être tout imprégné d’énergie d’ange que nous étions lorsque nous nous sommes incarnés n’était certainement pas du même avis. S’il avait tout de suite pu s’exprimer dans notre langage, il aurait utilisé des termes bien plus graves. La vie est ainsi faite que lorsqu’il peut enfin s’exprimer, il a déjà oublié l’autre côté du voile et le choc de la différence d’énergie.
Le combat de l’Amour commence dès que nous nous incarnons, mais d’entrée de jeu les forces sont inégales. Dans l’état de totale réception et tout démunis que nous sommes face à ce monde où domine la peur, et par amour pour les personnes qui nous élèvent, généralement nos père et mère terrestres, nous leur donnons immédiatement toute notre confiance, nous nous remettons à eux, confiants dans leurs croyances, l’éducation qu’ils nous donnent, leur «sagesse» et leurs expériences dans tous les domaines. Ils deviennent nos modèles en lieu et place de nos Père et Mère célestes pourtant inhérents à notre âme. Nous avons bien sûr besoin d’eux parce que ce sont eux qui nous donnent les limites et le mode d’emploi de l’existence sur ce plan. Pour ce faire nous devons leur obéir, mais nous le faisons souvent aux dépens de notre ressenti.
Le souvenir de notre véritable « chez nous » qui se situe à un niveau d’existence plus subtil s’estompe progressivement. Nous arrêtons de nous nourrir exclusivement du prana cosmique car l’énergie polluée du monde environnant et de l’égrégore collectif est trop oppressante pour que nous en soyons imperméables. Cet oubli progressif peut prendre des années ; cela dépend d’une part de notre capacité de résistance en tant qu’enfants et d’autre part de l’imprégnation de la Peur dans notre entourage. Ces conditions sont fonction de l’importance de l’empreinte des vies antérieures - samsara en Hindou – que nous enregistrons et retrouvons en nous réincarnant.
Il en résulte que nous perdons petit à petit de vue notre objectif existentiel. L’oubli s’accompagne de la déprogrammation de notre bagage divin par l’infiltration du doute dans notre esprit quant à notre essence et connexion divine. Cette déprogrammation se fait progressivement au cours des premières années de notre vie en même temps que s’opère la programmation de nouvelles croyances. Le doute qui s’insinue en nous est d’autant plus puissant que l’inconscient collectif contient la croyance selon laquelle nous sommes séparés de l’Intelligence créatrice responsable de notre vie et selon laquelle nous sommes abandonnés sur Terre dans un corps mortel sans armes ni bagages, livrés à nous-mêmes sans explication ni raison. La voilà notre première peur, source de toutes nos peurs, errances et souffrances : la peur de nous sentir abandonnés et séparés de la Source Divine, et partant, de ne plus en être aimés. Elle va véritablement ébranler le temple de lumière que nous sommes, trop fragile pour supporter les énergies lourdes du plan physique.

Si nous croyons que nous avons perdu la connexion avec la Source divine, il s’ensuit que :
nous ne reconnaissons plus notre essence divine, immortelle et éternelle,
nous ne reconnaissons plus notre essence et puissance d’Amour inconditionnel,
nous ne reconnaissons pas notre puissance de guérison,
nous ne nous sentons pas à la hauteur de notre incarnation,
nous n’avons pas confiance dans le Plan Divin.
Ces conséquences ne sont pas immédiates ; un enfant peut se sentir encore longtemps relié à l’autre réalité tant que son entourage n’aura pas cassé la magie. Elles apparaissent en fonction des expériences de vie auxquelles nous sommes confrontés.

Sans le savoir, nous substituons nos croyances d’Amour aux croyances de limitation des Hommes, toutes basées sur la Peur. Cela ne signifie pas que nous soyons déconnectés de la Source, bien entendu. Il s’agit plutôt d’un brouillage dans la connexion. Les peurs et les croyances vont petit à petit durcir le filtrage des informations que notre âme ne cesse jamais de nous envoyer, filtrage déjà entamé depuis le premier instant de notre incarnation par l’énergie lourde de la dualité imprégnée de la Peur des Hommes.
Plus les peurs sont importantes, moins de possibilités avons-nous d’éveiller notre conscience car, comme nous l’avons vu dans l’introduction, le champ de conscience est réduit par la Peur.

De tout temps il a existé des enfants plus conscients que d’autres de leur essence divine. Ils étaient rares mais, depuis quelques dizaines d’années, de plus en plus d’enfants naissent avec le souvenir non seulement plus marqué et plus persistant de leur véritable Identité mais également plus résistant au doute qui engendre la peur originelle des Hommes. L’éveil d’un grand nombre d’êtres sur Terre a permis cela. Transformer l’inconscient collectif de peurs pour rétablir l’Harmonie et l’Equilibre sur Terre est une tâche ardue. La réussite de notre mission dépend de notre résistance face à l’énergie « Peur ambiante ». Ces enfants sont peut-être plus résistants mais ils ne sont pas invulnérables. Ils sont en tout cas l’espoir de la Terre et ils ont besoin de notre aide.


Formatage de notre mental par les croyances des Hommes

La première croyance erronée qui nous dévie de l’Amour est la conséquence du doute qui touche notre connexion divine. Cette croyance est contenue dans l’égrégore collectif des peurs du monde que nous captons très aisément au tout début de notre vie puisqu’à ce moment-là notre sensitivité est encore extrêmement subtile.

  • Si nous croyons avoir été déconnectés de la Source, il y a des chances que nous ayons également peur d’être abandonnés par nos parents dans un premier temps, puis par nos amis et par la société plus tard dans la vie. Nous allons par conséquent tout faire, c’est-à-dire nous soumettre à leurs croyances, pour être acceptés, reconnus et aimés d’eux dans le but de ne pas souffrir. Selon l’éducation, la culture, le pays, l’appartenance ou non à une religion, les croyances auxquelles nous adhérons diffèrent quelque peu mais nous assistons à une uniformisation de celles-ci par les médias à la solde d’une poignée de décideurs mondiaux. Le formatage de notre mental commence de plus en plus tôt.
  • De la non reconnaissance de notre essence divine, immortelle et éternelle, naissent des croyances erronées qui engendrent bien d’autres peurs :
    • Nous créons ou acceptons la croyance quasi unanime que nous ne sommes qu’un corps mortel et qu’il n’y a rien après la mort. Il en résulte la peur de la mort et de ce qui nous en approche comme les maladies, la vieillesse, le dépérissement du corps. Nous avons également peur de l’inconnu, de l’au-delà, des phénomènes paranormaux, etc.
    • Nous croyons être perdus, seuls et inutiles. Beaucoup d’entre nous ont besoin de se raccrocher à une Vérité qu’ils cherchent à l’extérieur d’eux-mêmes (religion, secte). La croyance que nous sommes inutiles sur Terre, tout petits face à l’immensité de l’Univers et l’étendue de l’Humanité, crée la peur du vide, la peur de perdre notre temps que nous nous efforçons de remplir pour avoir la sensation d’être satisfaits. Plutôt que de nous asseoir et de contempler la Création intérieure, c’est-à-dire « être », nous avons besoin de « faire » pour nous trouver une contenance, une raison de vivre, une identité.
    • Une éducation religieuse renforce la croyance en un Dieu sauveur, rédempteur, extérieur à nous, qui engendre la peur du Jugement Dernier, la peur de l’Enfer et par conséquent la peur de ce Dieu.

  • De la non reconnaissance de notre puissance de guérison naît la peur de la souffrance, de la douleur, des maladies, de la mort, le sentiment d’être victime de la vie, le sentiment de pitié envers les victimes, la résignation, la dépendance thérapeutique,…
  • La non reconnaissance de notre essence et puissance d’Amour inconditionnel engendre la perte de confiance en soi. Il en résulte la peur de ne pas être aimé, le besoin de reconnaissance des autres, la peur de perdre et donc de donner son amour, la peur de l’échec sentimental, la peur de souffrir dans le coeur, la peur de sentir l’amour dans son cœur, la peur de la dépendance amoureuse, la peur de faire confiance…
    Des parents qui font croire à leurs enfants que l’amour est conditionnel (je t'aime si tu es bien sage, je te donnerai de l'argent de poche si tu travailles bien à l'école…) ont peur d’exprimer leur amour, souvent considéré comme une faiblesse. L’expression de cet amour est justifiée et facilitée lorsque l’action attendue est réalisée. Dès lors, l’enfant et plus tard l’adulte croiront que, pour obtenir ce qu’ils veulent, ils devront se conformer à ce qu’on attend d’eux. Mais lorsque l’adulte se rendra compte - s’il s’en rend compte ! - qu’il a besoin d’être aimé pour ce qu’il est et non pour le masque qu’il s’est mis pour plaire aux autres, il hésitera beaucoup à suivre son cœur plutôt que ce qu’on attend de lui parce qu’il aura peur de se retrouver tout seul. Tout seul parce qu’il croit que la Vérité se trouve à l’extérieur de lui et non en lui.
  • La croyance que nous ne sommes pas à la hauteur de notre incarnation engendre la dépréciation de nous-mêmes, la croyance que nous sommes incapables de changer les choses, la croyance que nous ne méritons pas l’amour des autres (nous nous contentons de miettes), la peur d’être jugés, la peur d’exprimer nos émotions par peur d’être jugés, la peur de ne pas être reconnus que ce soit dans le milieu professionnel, social, artistique ou familial ; la croyance qu’il faut être compétitif,...
  • La non confiance dans le Plan Divin implique que nous ne nous sentons pas protégés. Nous ne ressentons donc pas le monde, notre environnement, notre société comme sécuritaires. Nous ne faisons pas confiance dans le processus de la vie. Il en résulte la peur de lâcher nos sécurités, la peur des accidents, la peur de manquer, le besoin d'amasser des biens matériels, la peur d'être volés, arnaqués, le besoin d’être surprotégés, la croyance dans le hasard, la peur du futur, la peur de lâcher le passé, la peur de lâcher prise, la peur du changement, … en d’autres termes la peur de vivre !
  • La non reconnaissance de notre nature animale, induite par la non reconnaissance de notre nature divine, transforme la peur naturelle en peur maladive. (voir « instinct de survie » au chapitre suivant).

La majorité des êtres humains diraient que la Peur primale est la peur de la mort. Il est vrai que toutes les peurs résultent de celle-là. Mais qu’y a-t-il derrière cette peur ? Avoir peur de la mort suppose qu’elle n’est pas comprise. Seule une impression d’être un simple mortel victime des aléas d’un prétendu hasard peut engendrer une telle peur. Tant que l’être humain n’aura pas pris conscience qu’il est partie du Tout, éternel, il sera guidé par la Peur.

L’Amour a encore bien du travail avant de pouvoir s’imposer face à des croyances collectives bien implantées qui nous éloignent de notre cœur, porte de l’âme. Plus nous nous en éloignons, plus nous créons des possibilités de blessures supplémentaires, des nouvelles raisons d’avoir peur et des nouvelles couches de protection qui bouchent le coeur. C'est un cercle vicieux dont il est difficile de sortir.

L’être humain se laisse donc guider par une peur qui n’est pas naturelle dès lors qu’il ne reconnaît plus son essence divine et qu’il n’est plus en contact avec l’animal en lui.