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Le Combat de l'Amour - essai
Avant-propos
Introduction : Les croyances
I. Au-delà de nos 5 sens
II. Le règne de la Peur
III. L'animal humain
IV. L'ego et le faux-ego
V. Les vols et pertes d'énergie
VI. Les ravages de la Peur
VII. Se libérer de l'emprise de la Peur
VIII. L'Amour comme seul Guide
IX. L'Amour se communique
X. L'Amour à deux
Postface
Introduction : Les croyances
Le combat de l’Amour


Merlin dirait : "Examine tes doutes rationnels plus attentivement.
Derrière le doute se tient un sceptique, derrière celui-ci, un penseur,
derrière le penseur un noyau de conscience pure qui est la condition même
de possibilité de toute pensée. Je suis cette conscience pure.
Je suis immortel et indifférent au temps. Ne te contente pas de
spéculations à mon sujet, de jugements d’adhésion ou de rejet.
Plonge dans le problème en écartant un à un les doutes accumulés.
Quand nous nous rencontrerons enfin, tu me reconnaîtras.
Et mon immortalité ne sera alors plus une simple idée, mais une réalité vivante."

« La Voie du magicien », Deepak Chopra, Robert Laffont, 1995, p. 66-67


Tout ce que j'écris dans ces pages relève de mes croyances. Ce ne sont pas pour autant des inventions frivoles sans fondement. Certaines de mes convictions me viennent d’un profond sentiment d’une autre réalité, d’autres sont empruntées à des courants philosophiques divers, d’autres encore sont le fruit de ressentis et de longues réflexions, recherches et discussions.

Il est important que chacun forge ses propres croyances en conscience. La multitude se laisse guider par les croyances communes qui sont tellement répandues qu’elles sont devenues réalités à ses yeux. Cette soumission a pour effet de la plonger dans l’apathie.

Le mot « croyances » revêt une connotation religieuse pour la plupart des gens. Il y aurait d’un côté le surnaturel avec Dieu, les anges, le paradis, l’enfer, qui relèveraient de la croyance parce que leur existence ne peut être prouvée, et de l’autre côté le scientifiquement prouvé bien palpable qui représenterait la réalité.

Jusqu’à un passé relativement récent, dans toutes les cultures du monde, les Hommes ont vénéré un ou plusieurs dieux, qu’ils soient personnifiés ou représentés dans des forces de la Nature, dont ils tiraient un enseignement, des valeurs, une direction et un sens à leur vie. Dans notre société qui perd de plus en plus ses repères, la plupart des gens se sentent perdus, ce que peu d’entre eux sentent ou osent avouer. Ils n’ont pas le temps ou la volonté de consacrer du temps à des préoccupations existentielles alors qu’ils ont déjà bien à faire avec celles que leur vie professionnelle, familiale et ménagère occasionne. Ces gens-là ont décidé une fois pour toutes que ce qui n’est pas scientifiquement prouvé ou ce qu’on ne peut percevoir de ses cinq sens n’existe pas. Ils ont fait leur choix : il est clair pour eux que Dieu n’existe pas, que nous n'avons qu'une seule vie et qu’il n’y a rien après la mort. Ils ne se posent pas de questions existentielles et poursuivent leur rôle d’acteurs de leur vie sans l’observer, en ayant l’illusion d’être heureux jusqu’à ce que le stress, la dépression, l’ennui ou la folie les arrête et leur donne une chance, qu'ils prennent ou non, d’ouvrir leur conscience aux autres dimensions de la vie.
Dans cette course effrénée de plus en plus automatisée de la multitude vers un non-but, il en est qui parviennent à la ralentir et à se poser. Ceux-là sont en quête de sens, de spiritualité. Ils doivent se raccrocher à quelque chose qui fait écho en eux et se mettre à y croire.

En réalité, rien n’est réel, tout est croyance. Ce que j'écris dans ces pages n'est que croyance. Et celui qui affirme l’existence d’un phénomène irrationnel est tout autant dans la croyance que celui qui la nie. En effet, celui-ci peut-il prouver sa non-existence ?
Certains croient que la vie a un sens, d’autres croient qu’elle n'en a pas ;
certains croient dans l'efficacité des médicaments, d'autres s’en méfient ;
certains croient qu’il n’y a rien après la mort, d’autres croient en la réincarnation ;
certains croient que le bien et le mal n’existent pas, d’autres croient qu’ils existent bel et bien ;
certains croient que ceux qui nous dirigent nous veulent du bien, d’autres croient que nous sommes manipulés ;
certains croient que la colère est une émotion négative, d’autres croient qu’elle est nécessaire ;
certains croient que Dieu n’existe pas, d’autres croient qu’il existe ;
certains croient que Dieu est un être masculin à la barbe blanche omnipotent, sévère et cruel, d’autres croient que tout est divin ;
certains croient que tout doit être scientifiquement prouvé, d’autres font confiance en leur intuition ;
certains croient que nous sommes les seuls êtres vivants dans l’univers infini, d’autres croient en l’existence d’une infinité de mondes habités ;
certains croient au hasard, d’autres à la prédestination ;
certains croient que l’avenir est noir, d’autres que le paradis sur terre est possible ;
certains croient que l’argent est sale, d’autres qu’il n’est qu’un moyen qui peut aussi créer de grandes choses ;
certains croient qu’il faut être compétitif, d’autres croient que la compétition est destructrice ;
etc.
Quelles que soient les affirmations que nous avançons, celles-ci et leur contraire relèvent de la croyance.

L’Histoire n’est que suppositions. Elle est écrite par les vainqueurs des batailles et par des hommes qui, même s’ils essayent d'être le plus objectifs possible, ne donnent qu’une vision des faits influencée par leur culture, civilisation, époque, latitude et donc par leurs croyances.

Toute théorie scientifiquement prouvée est elle aussi établie sur base de croyances, desquelles découlent une multitude d’autres. Un chercheur qui prétend avoir découvert le remède miracle contre une maladie base ses recherches sur une croyance selon laquelle la maladie ne se soigne qu’au niveau physique. Selon sa croyance, toute maladie est un dysfonctionnement du corps que seule la chimie peut réparer ; elle n'aurait pas de cause psychique. Le corps et l’esprit sont pour lui dissociés. Il ne se doute pas ou ne veut pas croire qu’en supprimant le symptôme, il tait ce que le « mal a dit » et que la maladie peut s’exprimer sous une autre forme et toucher un autre organe.

Les croyances sont incontournables. Ce sont elles qui orientent nos désirs et nos actions. Nous devons les choisir en conscience et librement pour en faire notre Vérité propre. Seule l’expérimentation personnelle nous fait aller au-delà de la simple croyance.


Les systèmes de croyances

La plupart de nos croyances sont inscrites dans notre culture qui évolue au fil du temps. Plusieurs d’entre elles reposent uniquement sur la tradition, l'habitude ou des influences extérieures. Celles-ci n’ont pas été mûrement choisies; elles se sont imposées à nous.

Si nous ne prenons pas la peine d’analyser ces croyances reçues, nous restons figés dans un ou plusieurs systèmes de croyances. Ces systèmes sont établis par des institutions, qu’elles soient religieuses, philosophiques ou scientifiques, et j’ajouterais capitalistes. Elles ont défini un ensemble de valeurs, d’attitudes, de règles et de principes qu’elles utilisent comme cadre de référence et qui influent sur tous les domaines de la vie.
Ainsi, la vie d’un Musulman est dictée par les règles définies par le Coran, celle d’un Catholique pratiquant par l’Eglise, etc.
Dans un système de croyances scientifique, les gens qui ne jurent que par l’allopathie, qui font une confiance aveugle dans la médecine officielle, appartiennent tous au même système de croyances dont le point commun est la peur face à la maladie, la non reconnaissance de leur pouvoir de guérison et la démission de soi. Ils ont en quelque sorte vendu leur âme à l’industrie médicale et pharmaceutique.
Le capitalisme a lui aussi créé des mythes toxiques : « plus c’est mieux » et donc la conviction que nous avons besoin de posséder toujours plus ; « il n’y a pas assez » et donc la conviction qu’il faut rivaliser pour obtenir plus que l’autre ; « c’est comme ça et il ne peut en être autrement » qui légitime l’exploitation d’autrui.
Une personne peut être soumise à plusieurs systèmes de croyances, auxquels elle adhère pour faire comme tout le monde (famille, amis, communauté) et desquels elle s’écarte difficilement, par peur de l’isolement, du rejet, voire de la répudiation (dans certaines communautés musulmanes) ou de peur de trouver dans l’examen de leur fondement des défauts incurables qui leur feraient perdre leurs repères. Elles sont pour la plupart limitatives mais elles ne sont pas toutes forcément nocives ; certaines valeurs seront retenues parce qu’elles résonnent en nous.

Sur base des croyances héritées de notre éducation, de notre culture et de notre milieu, que nous conservons ou rejetons en partie ou en bloc, nous nous créons notre propre philosophie de vie.


Comment choisir ses croyances ?

Nous conservons ou transformons les croyances héritées de notre éducation en fonction de notre ouverture et de nos prises de conscience ou sous l’influence du mental qui a tendance à mettre tout en doute. Tandis que notre mental les convertit en une série d’hypothèses qui seront rationnellement étudiées pour être ensuite rejetées ou prises en compte, notre cœur se contente de s’ouvrir aux nouvelles perceptions que la prise de conscience a permises. En conséquence, celui qui remet en question ses croyances spirituelles de manière uniquement rationnelle risque de non seulement rejeter la totalité de ses anciennes croyances (ex : les nouveaux laïcs renient leurs origines judéo-chrétiennes) mais également de ne plus croire en rien et donc de créer des croyances inverses (devenir athée, voire agnostique; ne plus adhérer aux valeurs d’amour, de partage, …). Il risque également de se réfugier dans un système de croyances en rapport avec son environnement (ex : « pour être heureux et me sentir fort, il faut que j’amasse un maximum d’argent, même si c’est au détriment des autres »).
Il faut constater qu’il est plus facile de rejeter des croyances que d’en créer de nouvelles, personnelles, surtout si celles-ci sont loin de faire l’unanimité autour de nous.

Mais faut-il l’aval de philosophes, de thérapeutes, de grands « sages » avant de choisir un chemin ? Faut-il qu’une personne ou un système extérieur soit garant de nos convictions personnelles ? Faut-il tout le temps tout remettre en question au risque de faire du surplace et de passer à côté de sa vie ? Faut-il attendre des preuves de tout pour pouvoir vivre ? Où est l’Essentiel en fin de compte ?

Un jour, un athée m’a dit : « C’est une solution de facilité de croire en la réincarnation ; tu ne souffres pas quand un de tes proches meurt. » Il laisse ainsi supposer que je choisis de croire en la réincarnation dans le but de ne pas souffrir. Je souffre pourtant de ne plus pouvoir étreindre ces êtres qui me sont chers, mais leur disparition ne crée pas de manque en moi. C’est le vide intérieur que laisse ces disparitions qui fait le plus souffrir les êtres qui se sont coupés de toute spiritualité. Par ailleurs, on ne peut pas croire véritablement en la réincarnation sans entretenir en même temps les autres croyances qui s’y rattachent (voir ci-dessous). Etant donné que je crois que je suis un fragment de la Source Divine, je suis remplie de cette énergie, et la mort de qui que ce soit ne peut l'enlever.
L’absence de souffrance destructrice, qui peut être un apaisement lorsque la mort est considérée comme une libération pour le défunt, est donc une conséquence de cette croyance et non un but.

C’est à partir de croyances fondamentales que s’échafaudent toutes nos croyances. Il est important de créer nos propres croyances en accord avec notre cœur / âme et de bien les ancrer pour qu’elles deviennent notre vérité propre qui nous donne une direction dans la vie. Peu importe que les croyances soient fondées ou non, à condition qu’elles soient justes aux yeux de celui ou celle qui les porte.

Les croyances fondamentales concernent la perception que nous avons de la vie et de la mort.
Selon que nous croyons :
- que notre vie et notre mort sont soumises à un Dieu extérieur (religions et sectes) ;
- que notre vie est le fruit du hasard, que le divin n’existe pas et que le néant nous guette après la mort ;
- que notre âme est éternelle, que nous sommes des êtres multidimensionnels et que nous nous réincarnons une infinité de fois,
nous réagissons différemment face à tous les événements de la vie.

Exemple : un événement pénible affecte une personne (accident, incendie, inondation, maladie grave…) . Le sentiment de victime qui en résulte est différent suivant la croyance fondamentale de la personne.
Si la victime est de confession catholique, juive ou musulmane, elle croira que ce qui lui est arrivé est la volonté de son Dieu, ou qu’elle est punie pour une faute qu’elle aurait commise. Elle aura tendance à culpabiliser ou à se complaire dans son rôle de victime.
Si la victime croit que tout est hasard, elle croit également en la fatalité. Ce qui lui est arrivé est de la faute à pas de chance. Pour elle, le coup du destin peut frapper n’importe qui, quoi qu’il/elle fasse.
Par contre, si elle croit que Dieu est Tout, que nous participons tous de ce Tout, elle croira également que tout est lié et a un sens. Elle se sentira victime sur le moment mais elle cherchera à découvrir et à changer le schéma de pensées qui a provoqué ce que la Loi d’attraction a manifesté.

Autre exemple : Un père apprend que son enfant de 10 ans a volé le portefeuille d'une personne.
S’il croit en un Dieu extérieur, il croira que son fils pourrait être puni par ce Dieu. Selon sa religion, il punira lui-même son fils et/ou l’obligera à expier sa faute / se faire pardonner pour que les tourments de l’enfer lui soient épargnés.
S’il est athée et croit que nous n’avons qu’une seule vie qu’il faut s’efforcer de rendre la plus aisée possible, il punira son fils parce qu’il le voit glisser sur une mauvaise pente qui pourrait aboutir à son rejet de la société et à une vie inconfortable.
S’il a une vision holistique de la vie, il fera comprendre à son fils qu’en agissant de la sorte, il risque de s’attirer des ennuis. L’enfant a lancé un boomerang qui pourrait tôt ou tard lui être retourné. Mais plus important encore, en ne respectant pas l’autre, il ferme son cœur et ne s’élève pas spirituellement.

Le sens de la Vie
La question de la perception que nous avons de la vie et de la mort nous conduit à celle du sens. Soit nous choisissons de croire que nous avons des comptes à rendre à un dieu personnifié – que sa représentation soit autorisée ou non – et nous vivons une vie d’abnégation ; soit nous réfutons tout, et balayons le rêve par la même occasion, sous prétexte qu’il n’existe aucune preuve de l’existence des choses invisibles et nous vivons une vie insipide et vide ; soit nous choisissons de croire qu’au-delà des apparences, tout est possible, et alors nous vivons une vie pleine de surprises et de rêves accomplis.

Qu’est-ce qui motive à vivre celui qui affirme que la Vie au-delà de l’espace-temps dans lequel il vit n’a pas de sens ? Quel sens donne-t-il à sa vie ? Vivre pour travailler ? Et donc être l’esclave d’un patron et de la société pour subvenir à ses besoins, pour avoir une maison, une belle voiture et toute une série de gadgets ? Ce serait donc la société qui définirait le sens de la vie ? S’il réalisait véritablement ce sur quoi il base sa vie, et ce en quoi il croit, c’est-à-dire que la vie, et donc sa vie, est dénuée de sens, aurait-il encore envie de vivre ?
Ce sont les athées, en particulier, qui jugent inutile de trouver un sens à la Vie, voire même à leur vie. D’après eux, ce serait notre mental qui aurait besoin de se rassurer. Ce sont pourtant ceux qui croient qu’ils peuvent se reposer en toute confiance sur les valeurs, règles et modèles érigés par la société, qui ont ce besoin d’être rassurés. Pour s’aventurer au-delà de ces remparts protecteurs, il leur faudrait lâcher les croyances partagées par la multitude et introduire de nouveaux paramètres, qu’ils seraient seuls à soutenir, sans plus de certitude de leur vérité que de ceux qu’ils abandonneraient. Ils se retrouvent immanquablement confrontés à ces questionnements lorsqu’un de leur proche décède.
Beaucoup donnent un sens à leur vie individuelle, en consacrant un peu ou beaucoup de leur temps au bien-être des autres ou à la préservation de l’environnement, par exemple, mais peu nombreux sont ceux qui voient leur démarche sur un plan plus vaste où chaque geste, parole, pensée posés font un peu plus pencher la balance vers l’Amour et l’Union parce qu’ils ont une répercussion, aussi infime qu’elle soit, sur le mouvement de l’énergie et par conséquent sur la Vie, l’Univers, Tout.

Si nous choisissons de croire que la Vie a un sens, apparaît alors toute une série de questionnements qui peuvent engendrer de nouvelles croyances : « L’être humain doit être bien plus qu’un corps doté d’un cerveau » ; « Nous devons certainement venir sur Terre dans un but précis » ; « Ce n’est pas possible que nous n’ayons qu’une seule vie, quelle malchance ce serait pour les bébés mort-nés ! » ; « Qu’y a-t-il après la mort ? Nous réincarnons-nous ? », etc.
Ce qui donne un sens à la Vie donne un sens à la mort, et vice-versa.
Le besoin de chercher le sens de la Vie et, par là, de notre vie, est un élan de notre âme qui nous pousse à nous rappeler d’où nous venons et qui nous sommes vraiment.

Plutôt que se dire d’emblée « je n’y crois pas », pourquoi ne pas tenter le « pourquoi pas ? ». Et alors tout s’ouvre ! Tout d’un coup tout nous semble possible ; nous pouvons changer les choses. Nous redevenons l’enfant qui croit dans le monde de l’imaginaire, qui croit en Fantasia et recrée sa propre réalité.


Quand la croyance devient conviction

Une croyance n’est pas forcément statique. Elle peut se modeler, se nuancer parce que d’autres idées sur lesquelles nous nous sommes forgé une opinion viennent l’enrichir, mais elle ne doit plus se renverser. Retourner sa veste trop souvent est signe de non ancrage et de non confiance en soi. Il en résulte une grande perte d’énergie. Il arrive un moment où il faut arrêter de tourner en rond et faire des choix.
Au moment où nous nous rendons compte que certaines de nos croyances nous font du tort, qu’elles sont un frein dans notre vie, vient le doute, accompagné d’une remise en question, de questionnements, d’une recherche de sens, etc. Sur ce chemin-là, nos croyances vont changer et évoluer en fonction de notre ressenti, de nos prises de conscience, de nos choix de vie, de nos rencontres … Nous mettons alors consciemment nos croyances « en doute ». Cette « mise en doute » est un moyen de discernement qui doit vite aboutir à une conclusion sous peine de polluer l’esprit et de nous empêcher d’avancer, comme c’est le cas du doute qui s’insinue en nous sans qu’on l’en ait prié. Le doute est un dérivé de la peur, qui a deux facettes : lorsqu’il est utilisé le temps d’une remise en question il est un déclencheur; lorsqu’il stagne il devient un poison qui peut nous tirailler à vie. Comme disait C.G.Jung, « Là où règne le doute, règnent aussi l’incertitude et la possibilité de voies diverses. Or là où diverses voies paraissent possibles, nous quittons la conduite sûre de l’instinct et sommes livrés à la crainte. »*

La conviction doit s’installer en premier lieu par rapport à la croyance fondamentale que nous entretenons, de laquelle découlent les autres.
L’Homme ne peut avancer sans convictions sous peine d’être sans cesse assailli par les doutes. Il reste au centre d’un rond-point et n’arrive pas à choisir la voie à emprunter. La conviction, c’est la croyance puissance 4 qui agit comme un moteur. C’est une croyance qui est devenue vérité absolue en nous et qui s'est transformée en sentiment profond. Il n’est plus question de douter, il faut avancer. La conviction est la base fixe et immuable sur laquelle nous suivons notre chemin sans nous retourner et construisons notre vie. La force de conviction est l’arme contre les doutes. Convaincre son mental ne suffit pas, encore faut-il que le message fasse écho dans toutes les cellules du corps.
Elle est positive lorsqu’elle est installée par notre propre discernement bien réfléchi, bien senti et en accord avec notre Moi. Elle est négative lorsqu’elle résulte d’un conditionnement psychologique et culturel dont découleront toutes sortes de préjugés.


Foi et crédulité

« La foi soulève des montagnes ». Ces paroles de Jésus font sourire ceux qui ont rejeté toute spiritualité car, pour eux, seuls les croyants crédules seraient concernés par la foi. Le terme « foi » fait communément référence à la religion, tout comme le mot « croyance ». La foi relève en effet du domaine du spirituel. Le rationnel n’intervient pas puisque le principe de la foi est précisément de croire sans avoir ni chercher la preuve de son objet. Mais la foi dont parlait Jésus n’a rien à voir avec celle que prônent les religions, qui n’est autre que de la crédulité, une croyance créée d’une influence extérieure. La crédulité fait également des miracles. De nombreuses guérisons se produisent depuis longtemps à Lourdes, par exemple. Les malades sont tellement convaincus qu’ils vont guérir - dans leur croyance par la grâce de la Sainte Vierge – qu’ils guérissent. Il en résulte que ces miraculés croient encore plus aveuglément en la toute puissance de leur Dieu extérieur. Au moment de leur guérison, leur conviction exempte de doutes qu’ils avaient dans l’efficacité de l’intervention divine était telle qu’ils ont attiré le résultat escompté. Ils ont simplement fait fonctionner la Loi d’Attraction. Leur vie s’en trouve changée mais ils vont continuer à chercher à l’extérieur les réponses à leurs questionnements sans se douter qu’elles sont en eux et que tout ce qui leur arrive est le résultat de la force de leur croyance. Les crédules sont des gens facilement influençables qui n’ont aucune confiance en eux-mêmes.

Lorsqu’une conviction personnellement et librement choisie est installée, non seulement dans le mental mais également dans toutes les cellules du corps, au point qu’on ne dit plus « je crois » mais « je sais », elle devient « foi ». C’est la foi « qui soulève des montagnes ». Elle suppose que nous avons établi une relation de confiance entre notre être intérieur et son principe divin. Nous avons la certitude que nos vies et l’univers entier sont inscrits dans un Plan divin. La Loi d’Attraction fait partie de ce Plan. Celui qui sait s’en servir peut faire l’expérience de la foi.

Ceux qui accèdent facilement à cet état de certitude intérieure sont ceux qui ont fait l’expérience de la foi de manière accidentelle. C’est le cas par exemple des personnes qui ont subi une EMI (Expérience de Mort Imminente). Ils en reviennent tout transformés. Tout leur être en est intérieurement bouleversé.


La Loi d’Attraction

Quelles que soient les croyances que nous entretenons, celles qui limitent, celles qui nous maintiennent dans la peur ou celles qui nous font voir au-delà de nos cinq sens, nous sommes soumis à la Loi d’Attraction.

Si je crois dans l’efficacité absolue d’un médicament, il va agir dans le sens de la guérison. Mais ce n’est pas le médicament qui me guérit, c’est la conviction que j’ai qu’il est efficace et que je vais guérir. La deuxième condition à la guérison est la plus importante : être optimiste et confiant « je sais que je vais guérir ». Les placébos sont souverains chez les patients qui font confiance en leur médecin et sont persuadés qu’il leur donne la pilule miracle. Les médecins ne se rendent pas compte de l’influence importante qu’ils ont dans l’évolution de la maladie de leurs patients et des dégâts irrémédiables qu’ils peuvent occasionner. En leur disant « cette maladie ne se soigne pas » ou « il n’y a que ce traitement-là (hors prix) qui peut vous sauver », ils signent leur arrêt de mort. Comme la plupart des gens ne croient pas en leur propre pouvoir de guérison, ils s’en remettent entièrement à leur médecin. En leur disant à peu de choses près « vous allez mourir », il leur injecte la croyance selon laquelle il n’y a pas d’autre issue. Cette croyance va alimenter des pensées noires qui vont accélérer la maladie et précipiter leur mort. La peur qui est à l’origine de cette croyance dérive de notre peur d’avoir été séparés et abandonnés de la Source Divine. C’est de cette Peur/Croyance primordiale que résulte notre non reconnaissance de notre pouvoir de guérison (voir le chapitre « Le règne de la Peur »).
A partir du moment où nous réalisons que seule la foi permet de nous guérir, nous savons que nous travaillons sans filet. La confiance totale en nous-mêmes, en notre propre grandeur qui nous relie aux lois de l’univers, doit être préservée ou rétablie.

Nous pouvons nous servir de la Loi d’Attraction pour changer le cours de notre vie. Pour accéder à la foi nécessaire pour que cette loi universelle fonctionne dans le sens que nous voulons, il nous faut avant toute chose évacuer toutes nos peurs parasites et surveiller nos pensées. Les pensées étant créatrices, elles s’impriment sur l’écran de notre subconscient qui prend tout à la lettre. Il est par conséquent préférable d’entretenir des croyances positives. Selon la Loi d’Attraction de l’Univers, des pensées de réussite créent la réussite ; des pensées d’échec attirent cette négativité.

Si je crois que l’abondance m’est donnée, comme à tous les êtres humains, je dois d’abord me défaire de ma peur du manque, de ma peur de perdre mes sécurités, je dois changer ma croyance que l’argent est mauvais, avoir confiance en moi, etc.

Celui qui désire trouver l’âme-sœur mais n’y arrive pas, en réalité ne croit pas vraiment qu’il la rencontrera un jour. Sa foi n’est pas absolue. Peut-être en a-t-il peur ? En n'y croyant pas, il conditionne son subconscient à ne rien faire pour créer la situation. S’il pense que la quête de l'âme-soeur paraît très difficile, qu’elle s'apparente à une recherche de la perfection, il se met également des bâtons dans les roues !


Lorsque nous avons forgé nos propres croyances, qui sont devenues convictions, nous avançons d'un pas sûr dans la vie ; nous avons confiance en nous, nous sommes non manipulables et par conséquent totalement LIBRES !

J'ai choisi de croire que tout a un sens dans la Vie et dans l'Univers. C’est d’une évidence et d’une logique implacables pour moi. Cette perspective ouvre d'innombrables portes qui me font percevoir à quel point la vie est merveilleuse. Je vous invite à me suivre et à choisir d'y croire ... ou non.



* C.G. Jung, « L’âme et la vie », Ed. Livre de Poche, page 52.