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Le Combat de l'Amour - essai
Avant-propos
Introduction : Les croyances
I. Au-delà de nos 5 sens
II. Le règne de la Peur
III. L'animal humain
IV. L'ego et le faux-ego
V. Les vols et pertes d'énergie
VI. Les ravages de la Peur
VII. Se libérer de l'emprise de la Peur
VIII. L'Amour comme seul Guide
IX. L'Amour se communique
X. L'Amour à deux
Postface
I. Au-delà de nos 5 sens
Le combat de l’Amour


"N'espère rien de l'homme s'il travaille pour sa propre vie et non pour son éternité."
Antoine de Saint-Exupéry


Le combat de L’Amour, tel que je le conçois, ne peut être véritablement intégré si je limite mon champ de réflexion et de vision aux seuls aspects physique et émotionnel de l’Homme ; il doit s’élargir à l’Univers et aux différentes dimensions de notre âme.
Dans ce chapitre, je définis l’angle de vision et la distance à laquelle notre regard doit se porter sur les choses pour avoir conscience du combat que se livre l’Amour et la Peur. Avec ces « lunettes extra-dimensionnelles », nous avons une possibilité de voir s’ouvrir et se transformer notre perception du monde et de la vie au fur et à mesure que nous découvrons le merveilleux qui réside en nous et autour de nous.


L’éternité, l’infini

Notre rapport à l’Univers, dans lequel s’inscrivent toutes nos pensées, intentions, paroles et actions, reflète notre rapport à la nature, aux êtres vivants, à la Vie. La manière dont nous percevons la vie est liée à notre manière de concevoir l’Univers.

L’Univers s’étend à l’infini. Les scientifiques classiques s’évertuent à compter les étoiles et, malgré que certains d’entre eux soient convaincus de l’infinité de l’Univers, tel que l’était A. Einstein, ils ne sont pas près de la prouver. La notion d’infini doit apparaître comme une logique. Elle n’est encore que l’apanage des spiritualistes.

Le propre de toute civilisation hautement avancée, telle que celle des Atlantes ou de certains extra-terrestres pour ceux qui y croient, est d’avoir allié science et spiritualité.
A ce stade-ci de ses recherches dans le domaine spirituel et extrasensoriel, la science sur Terre n’est pas encore d’une grande utilité pour ceux qui se fient à leurs convictions tant qu’elle en est encore à comprendre et à expliquer les phénomènes qui dépassent l’entendement, mais elle doit passer par ce stade pour qu’elle puisse un jour travailler avec ceux-ci.
Les chercheurs avant-gardistes expérimentent des hypothèses sur base d’intuitions ou de croyances. Ce sont leurs idées, jugées farfelues aujourd’hui, qui deviendront des vérités inaliénables demain. Ce sont eux qui font avancer les choses, mais ils sont malheureusement dénigrés par les scientifiques cartésiens qui ne s’écartent pas de la matière tangible. C’est pourtant ceux-ci qui influencent les croyances des Hommes et leur enlèvent toute liberté de choisir. La plupart des individus étant coupés de leur intuition et de leur cœur, ils se laissent facilement croire que ce qui est scientifiquement prouvé est la vérité.
Nous voyons donc que la spiritualité est freinée par la science. Ce dénigrement semble réciproque. Certains spirituels ne voient pas dans la science un quelconque intérêt. La personne qui perçoit avec son troisième œil n’a pas besoin d’explication scientifique. La spiritualité n’est pas la seule voie qui permette à l’Homme de découvrir la vérité de son existence ; la science en est également un excellent moyen. Nous avons donc tout à gagner dans l’alliance entre science et spiritualité car, lorsque la science arrivera à utiliser ces énergies encore inexpliquées, les êtres humains pourront entre autres par ce biais accéder ensemble à d’autres dimensions de l’être et atteindre l’union.

Les lois de la physique, qui sont le reflet des lois de l’Univers, sont encore loin d’avoir livré tous leurs secrets. Ne nous arrêtons pas pour autant au peu d’éléments que la science a réussi à prouver, d’autant plus qu’ils sont remis en question, et faisons preuve de bon sens.

L’Univers est non seulement infini (espace), mais il est également éternel (temps). Cela signifie qu’il n’y a jamais eu de commencement et qu’il n’y aura jamais de fin. Les astrophysiciens, ceux-là seuls qui sont reconnus et encouragés par la société, continuent de se raccrocher à leur théorie du Big Bang tandis que certains métaphysiciens se posent la question de savoir si c’est la matière qui a créé la conscience ou l’inverse. Les uns comme les autres cherchent à se rassurer en délimitant ce qui ne peut l’être.

Au 18ème siècle, Antoine-Laurent de Lavoisier, fondateur de la chimie moderne, affirmait un principe très important s'appliquant à l'énergie : « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » Cette loi de conservation nous apprend que l'énergie peut prendre diverses formes – solide, liquide, éthérique, cinétique, calorique, etc. - et que, lorsqu’elle disparaît, ce n'est que pour réapparaître sous une autre forme.
L’Univers est un immense champ magnétique en mouvement. La matière est de l’énergie magnétique concentrée qui se transforme et se meut sous l’impulsion de la conscience et selon le principe de l’attraction (union) et de la répulsion (séparation) dans un parfait équilibre.

Il est très difficile de concevoir ce que représentent l’infini et l’éternité dans notre vision linéaire spatio-temporelle de la 3ème dimension. Difficile d’imaginer que l’Univers, la matière et la conscience ont toujours existé. Cela voudrait dire que la Terre n’est pas unique dans l’Univers mais qu’il existe une infinité de planètes peuplées comme la Terre ! C’est tellement surréaliste, tellement angoissant, que nous préférons installer des limites spatio-temporelles à tout ce qui nous dépasse et croire que nous sommes au centre de l’Univers que nous sommes les seuls à régir, pour ne pas nous sentir perdus et inutiles dans cette immensité vertigineuse. Les limites sont des garde-fous sécurisants. Je ne parle même pas de l’infiniment petit dans le microcosme et de l’infiniment grand dans le macrocosme, de l’infinité d’univers parallèles et de fréquences vibratoires qui se superposent à notre univers visible. L’angoisse serait insupportable !

Sommes-nous pour autant perdus et inutiles ?
Non, certainement pas ! … pour peu que nous croyions que la vie a un sens.
Le moindre petit composant d’une machine est essentiel à son fonctionnement. Il suffit qu’une seule pièce manque à l’ensemble ou ne soit pas à sa place pour que s’ensuivent des dérèglements et au final l’arrêt inévitable de la machine. De même, nous sommes des éléments constituants de la grande machine qu’est l’Univers. Tout, jusqu’au moindre atome dans l’infiniment petit, participe à la Création et est nécessaire à l’équilibre de l’Univers. Les "champs d'information" qui émanent de notre être sont présents partout car nous sommes en interaction avec l'Univers entier. Chacune de nos pensées, paroles et actions ont un impact sur la conscience cosmique qui engendre les mouvements magnétiques dans l’Univers.

La responsabilité de l’être humain dans l’équilibre du monde est bien plus importante que ce que la majorité d’entre nous imaginons et n’a rien à voir avec la responsabilité illusoire que nous nous assignons en tant que « maîtres du monde ». Il faudra que nous fassions preuve d’humilité et que nous prenions conscience de la fragilité du grain de sable que nous sommes dans l’étendue de l’Univers infini avant de pouvoir reconnaître l’importance de ce même grain de sable dans le rouage de ce Tout. La véritable responsabilité qui nous incombe ne se limite pas à un corps physique, ni à un seul niveau de conscience et encore moins à une seule vie.

Selon diverses traditions ésotériques, basées notamment sur la philosophie hindoue, le champ d’évolution de la création est divisé en sept plans de conscience, chacun de ces plans étant subdivisé en sous-plans. Ces plans de conscience sont également appelés plans d’existence. Cela signifie que non seulement nous sommes multidimensionnels, c’est-à-dire que nous vivons en même temps sur tous les plans, mais également que nous sommes capables, dans notre corps physique, d’ouvrir notre conscience aux autres plans et de voyager au-delà du plan physique, en osmose avec notre âme.
L’Homme capte l’énergie et la matière des différents plans pour former des corps qui expriment le principe divin, c’est-à-dire Dieu, présent dans son cœur.
Le premier plan de conscience est le plan cosmique (Adi) où l’Esprit unique a pris naissance de la Source. Le corps adique formé à ce niveau est la part d’Absolu qui est en nous, la partie la plus élevée de notre être, commune à toute la Création. Nous sommes un seul et même Esprit.
Le deuxième plan est le plan monadique (Anupâdaka). C'est le plan des Esprits Vierges. Ces Esprits Vierges sont des parcelles de matière atomique pure émanant de la Source.
Vient ensuite le plan atmique ou nirvanique qu’on appelle également le plan spirituel. C’est sur ce plan que commence le travail extérieur de la manifestation, le modelage de la matière de l'univers objectif. C’est l’état de conscience à l'intérieur duquel l'univers s'exprime comme l'énergie créatrice.
Le plan suivant est le plan bouddhique où la personne peut véritablement vivre l’expérience de l’unité.
Le cinquième plan est le plan mental où naissent la Conscience de l’âme et l’Ego. C’est à ce niveau que l’âme s’individualise et forme le corps causal. Le plan du mental est également appelé le monde de la pensée qui, entre autres, contient l’intellect humain et où nous donnons corps à nos idées et les concrétisons.
Le sixième plan est le plan astral ou émotionnel. On y distingue l’astral supérieur et le bas astral, que nous alimentons par nos peurs. Lors de projection hors du corps, de rêves lucides ou inconscients, c’est notre corps astral qui se projette.
L’âme se densifie progressivement passant de niveau en niveau jusqu’au plan le plus dense qui est le plan physique de la 3ème dimension où elle revêt un corps physique.
Seul notre corps physique incarné est mortel. L’âme choisit ce véhicule le temps d’une vie, chaque fois qu’elle se réincarne.

La Source est un champ de matière et de conscience qui englobe tout, qui est Tout. Si l’âme provient de la Source, nous pouvons dire qu’elle est une expression du principe divin, de Dieu. Nous sommes par conséquent d’essence divine.

L’existence terrestre pourrait être comparée à une pièce de théâtre où chaque expérience acquise représente une pièce d’un puzzle géant qu’il faut de nombreuses vies à compléter. Certaines philosophies affirment que l’âme passe par plusieurs expériences de « nettoyage » après la mort du corps physique avant de se réincarner et elle revient tant qu’elle n’a pas fait l’expérience du total Amour sur Terre. Une fois le puzzle complété, l’âme est mûre pour passer à un niveau de conscience plus élevé où elle séjournera le « temps » qu’il lui sera nécessaire avant d’être prête à ascensionner. En un passage lent et graduel, elle gravit les marches des niveaux de conscience pour terminer son cycle en se refondant dans l’Esprit unique.
Elle revient indéfiniment, se densifiant et s’éthérant dans une infinité de cycles, participant au mouvement de l’Univers.


Le mouvement et le non mouvement

L’Univers est à la fois évolutif et immuable.
La notion d’évolution, de mouvement, est liée à la perception d’espace-temps que nous expérimentons dans cette 3ème dimension. Dans l’espace-temps, nous sommes amenés à évoluer, à « aller vers », à « devenir » parce que nous sommes imparfaits et donc perfectibles. L’Homme cherche toujours à grandir, à aller toujours plus haut. L’évolution est dans tout. Dans l’espace d’une vie, nous évoluons de la naissance à la mort, et d’une vie à l’autre notre conscience évolue (ou involue). Il en va de même au niveau de l’Univers qui est en perpétuel mouvement.
Au-delà de notre perception propre à la dimension physique, où l’espace et le temps ne sont plus linéaires, nos vies sont toutes vécues en même temps dans un même présent. La perception que nous en aurions si nous étions à même de les voir serait circulaire. Nous réalisons donc tous à l’instant présent aussi bien des vies de totale inconscience que celle qui nous mène à ce que les Bouddhistes appellent l’Eveil. Nous ne sommes conscients que d’une seule vie à la fois, parce que notre mental (dans cette vie-ci) n’est pas prêt à concevoir qu’il revêt une multitude de personnalités en même temps, c’est pourquoi les différentes fréquences lui permettant de se connecter aux autres vies vécues en même temps ne lui sont pas accessibles. Dans au moins une de nos innombrables vies, sur une autre fréquence que celle-ci, celle où nous sommes près de l’Eveil par exemple, nous avons accès à toutes les fréquences et par conséquent à toutes nos vies, ainsi qu’à tous les niveaux de conscience de l’âme.

A partir d’autres plans de conscience, les notions de mouvement, de temps et d’espace diffèrent totalement de la perception physique. Des projecteurs de conscience* nous rapportent que plus ils montent dans les plans de conscience plus le temps et l’espace se diluent, entraînant un ralentissement du mouvement de toute chose. Au dernier plan de conscience, où le temps et l’espace n’existent plus, le mouvement s’est arrêté. Il ne peut d’ailleurs y exister puisqu’il supposerait un déplacement dans le temps et l’espace. L’Univers et tout ce qu’il englobe sont réunis en un « point » où Tout Est, où tout est immuable, parfait, ce qui est parfait n’ayant pas besoin d’évoluer puisque seul ce qui est perfectible est voué à évoluer.
Cette conception absolue du Tout qui est figé en un « point » est très déroutante et probablement inconcevable pour la majorité des êtres humains attachés aux résultats de leurs actes et à leur sacro-saint libre-arbitre, s’obstinant à ne pas vouloir admettre la non-existence du hasard, à vouloir laisser la place au mystère, comme l’enfant qui s’accroche à son rêve de Père Noël. Si j’en parle ici, c’est dans le but de montrer jusqu’où nous conduit cette réflexion lorsque nous ouvrons notre champ de vision en regardant ce grand Tout, dans lequel s’inscrit notre existence, non pas avec nos yeux, mais avec le cœur, voire avec une logique hyper-rationnelle dénuée de tout a priori ou croyances imposées. Tenir compte de cette vision seule nous porterait à croire que la vie est un non-sens. Tout en étant une illusion, car seuls les facteurs temps et espace créent notre existence, celle-ci a pourtant un sens (voir « Notre but sur Terre » plus loin dans ce chapitre).


L’acteur et l’observateur

Vivre en conscience c’est vivre en tant qu’acteur ET observateur de sa vie.

Ceux qui ne conçoivent l’existence qu’avec la conscience du niveau physique / matériel en ont une compréhension limitée et n’en sont que les acteurs, ou pire, les marionnettes. Ils vivent dans l’inconscience, dépendants du système de croyances dans lequel ils se sont incarnés, impuissants devant la Peur et limités par les barrières émotionnelles qu’ils se sont créées pour s’en protéger. Ils éprouvent en général le sentiment d’être séparés, seuls, inutiles et perdus dans la vie. En fonction de nos peurs et de nos croyances, notre subconscient trie la multitude d’informations et de vibrations qui nous proviennent du monde externe et interne et porte à l’attention de notre conscient celles qu’il juge que notre conscient sera capable d’accepter et de traiter. Par conséquent, plus les peurs sont importantes, moins de possibilités avons-nous d’éveiller notre conscience. Le champ de conscience est réduit par la Peur. Il ne peut s’élargir que lorsque nous avons dépassé la plupart d’entre elles, grâce à l’Amour. Lorsque nous y parvenons, nous gravissons un à un les niveaux de conscience. Cette expansion de la conscience, qui nécessite un travail d’introspection et de discernement, se fait par étape et à chaque étape nous ajustons de nouvelles pièces au puzzle de l’existence. Personne n’accède à l’éveil total de la conscience en l’espace d’une seule vie. Nous vivons d’innombrables vies dans les brumes de l’inconscience avant qu’une étincelle ne vienne la percer.

Ces acteurs, qui ne sont conscients que du plan physique de la troisième dimension dans laquelle ils évoluent, constatent que :
- le temps linéaire existe bel et bien puisque nous pouvons le mesurer ;
- tout est réel puisque tout est perceptible par nos cinq sens ;
- le bien et le mal existent, même si ce qui est bien pour les uns peut être mal pour d’autres et vice versa ;
- le déséquilibre et la disharmonie règnent sur Terre ;
- La Peur est l’opposé de l’Amour ;
- nous vivons dans la dualité, où nous sommes apparemment séparés ;
- nous avons le libre choix de nos désirs, pensées, paroles, actions, relations ;
- nous sommes sur Terre pour évoluer ;
- il y a des victimes et des bourreaux sur Terre ;
- il n’est pas concevable que nous puissions faire du mal par amour ;
- nous sommes petits et insignifiants dans nos pensées, paroles, actes ;
- nous sommes perfectibles ;
- La réalité se vit dans le monde physique ;
- etc.

Chaque fois que nous ouvrons un peu plus notre cœur, nous avons la possibilité d’ouvrir les portes de la conscience. Cette ouverture nous permet d’être en contact avec notre âme. Plus notre conscience s’éveille, mieux pouvons-nous sentir et comprendre les choses et les êtres qui nous entourent, et plus sommes-nous capables d’aimer véritablement sans rien attendre en retour. Le champ de la perception s’élargit et donne un nouveau sens à notre vie. Tout prend petit à petit une autre coloration ; nous prenons du recul par rapport aux futilités de la vie ; nous relativisons de plus en plus de choses en même temps que s’élargit la compréhension de notre propre chemin, de notre but, de notre importance dans le Plan Divin et de notre impact sur toute chose. Nos pensées, nos paroles et nos actions qui étaient égoïstes ou autodestructrices dans notre représentation inconsciente de la vie deviennent responsables. Nous ne nous sentons plus séparés de l’Univers, de la Terre et des autres car nous savons que nous en faisons intégralement partie.
Plus nous éveillons notre conscience, plus nous devenons responsables, parce que nous connaissons l’importance de l’impact de nos pensées, paroles et actions sur Toute Chose. Et selon la théorie du centième singe**, plus il y a de pensées, de paroles et d’actes d’Amour, de Paix et d’Harmonie dans le monde, plus le monde aura une chance de devenir Amour, Paix et Harmonie.

L’observateur qui, dans la pénombre, guide nos pas sur la scène illuminée de notre vie n’est autre que l’âme que nous sommes, la partie spirituelle de notre être. Lorsque nous n’avons pas oublié ou lorsque nous sommes arrivés à reconnaître qui nous sommes, c’est-à-dire un être spirituel éternel incarné dans un corps physique mortel, nous sommes capables d’agir et de superviser nos pensées, paroles et actions simultanément. Mais il est fréquent que l’acteur soit tellement aveuglé par les feux des projecteurs qu’il en oublie son scénario et improvise, gaspillant ainsi sa vie.

Il faut constater que l’inconscient collectif qui influence la majorité des êtres humains est savamment entretenu par une poignée de manipulateurs avides de pouvoir. Nous sommes saturés de loisirs, d’activités, de nouveautés, de besoins, de bruits, d’ondes, de pollution, etc. pour nous empêcher d’élargir notre champ de conscience. Il est en effet dangereux pour eux que nous prenions conscience qu’ils tiennent les ficelles de l’économie mondiale, de la politique mondiale, du plan social mondial et même de l’orientation psychologique mondiale pour leur seul et unique profit. Ceux qui tirent la couverture à eux ne peuvent le faire qu’au détriment des autres en détruisant tout sur leur passage.
Leur plan est clair : « diviser pour mieux régner » et « se servir de la Peur pour diviser ».

Mais lorsque le champ de la conscience s’élargit, il ne peut que s’étendre davantage et nous conduire sur le chemin de l’éveil.

Dans nos lunettes d’observateur, nous avons une perception différente de la réalité qui semble contradictoire par rapport à la représentation que nous nous en faisons en zoom in. En effet, en zoom out, nous savons que :
- tout est équilibré, à sa place et en perpétuel mouvement dans l’univers et dans la vie
- et par conséquent que le bien et le mal n’existent pas ;
- la vie de chaque être est indispensable au fonctionnement de l’Univers ;
- nos pensées, paroles et actions individuelles ont un impact sur Terre et dans l’Univers tout entier ;
- La Peur est une forme d’Amour ;
- nous pouvons faire souffrir par Amour (compassion) ;
- nous sommes responsables de notre vie et de la marche du monde ;
- nous avons décidé de nous incarner pour expérimenter l’illusion de la séparation et pour réaliser l’union sur Terre;
- nous sommes Uns ;
- les êtres ne croisent pas notre chemin par hasard ;
- nous avons déjà tout écrit à l’intérieur de nous-mêmes ;
- le temps n’existe pas ;
- nous sommes parfaits ;
- les apparences sont trompeuses : la réalité physique est une illusion.

Ces deux visions de la réalité sont paradoxales. Mais devons-nous opposer ces paradoxes ou pouvons-nous les concilier ? Il suffit en fait d’accepter qu’ils puissent coexister pour arriver à les concilier. C’est là un concept difficile à concevoir pour notre cerveau carré. Il est important d’avoir en même temps la conscience de notre responsabilité d’acteur sur terre et le recul de l’observateur lucide, serein et engagé qu’est notre âme. Lorsque nous parvenons à cet état, nous pouvons avancer plus allègrement dans la vie que nous comprenons mieux, nous sommes attentifs à tout ce qui se passe autour de nous et nous ciblons notre action dans un but bien précis de service à l’humanité pour que s'implante l'Amour sur la Terre et dans l'Univers.
Notre âme non seulement supervise nos pensées, paroles et actions mais elle nous guide également, à condition que nous soyons à l’écoute. Ainsi, l’observateur qu’est notre âme est aussi l’auteur de la pièce de théâtre que nous venons jouer sur Terre. L’acteur en chair et en os que nous sommes est, lui, en même temps le metteur en scène. La pièce est déjà écrite mais l’acteur-metteur en scène peut choisir de suivre ou de ne pas suivre les indications de l’observateur -auteur, selon qu’il est à l’écoute de son cœur, et donc en connexion avec l’âme, ou selon qu’il est à l’écoute du « faux-moi » qu’il aura fabriqué de toute pièce avec ses peurs. Si le faux-moi prend les rennes, il y a des chances que des tensions, souffrances, maladies, accidents et autres actes manqués apparaissent.
Nous devons arriver à « marcher entre les mondes » comme dit Gregg Braden.
Il est donc important d’avoir conscience d’être en même temps l’observateur et l’acteur de notre vie. Si nous ne sommes qu’observateurs de notre vie, nous ne vivons pas notre incarnation, nous ne sommes pas ancrés et ne réalisons donc pas ce que nous sommes venus faire sur cette Terre. Méditer ne sert à rien s’il n’y a pas d’impact dans les actions.
Si nous ne sommes qu’acteurs, nous nous laissons emporter par le mental, nos émotions, … eux-mêmes entraînés par l’inconscient collectif chargé de peurs.

Beaucoup d’erreurs sont commises lorsque nous agissons en fonction d’une seule vision des choses, notamment sur le bien et le mal, l’illusion et le libre choix.


Le bien et le mal

Si nous croyons que le bien et le mal n’existent pas sur Terre, que tout est équilibré, que l’important c’est le mouvement, peu importe s’il se fait dans le sens de l’Amour ou de la Peur, nous ne voyons le monde qu’avec le regard de l’observateur. Cette vision permet et excuse toutes les injustices, les guerres, les actes de terrorisme, de pédophilie, de violence, etc. et ne motive pas les gens à se responsabiliser pour changer les choses dans le sens du plus grand bien de l’Humanité, c’est-à-dire de soi, des autres, de l’environnement, de la planète, etc.
Si nous croyons que le bien et le mal existent et si nous ne voyons pas en même temps avec les yeux de l’observateur que nous sommes aussi que certains maux sont nécessaires pour rééquilibrer des situations, des états ou pour évacuer des tensions, nous risquons de tomber dans la violence inutile ou dans la victimisation. La notion du bien et du mal (ou de justice/injustice) est différente pour tout le monde mais elle se comprend dans le même sens lorsque nous prenons conscience de notre chemin et de notre but communs.


La réalité et l’illusion

Ceux qui, comme les Bouddhistes par exemple, croient que tout est illusion ne voient l’existence qu’avec le regard de l’observateur, et risquent de s’éloigner de leur responsabilité qui est, en tant qu’être humain incarné, de s’impliquer de manière active au service de l’Humanité. Ils ne respectent pas le choix fait par leur âme d’expérimenter la matière et par là même ils renient leur incarnation.


Le libre choix

Lorsque l’on parle des plans ou niveaux de conscience où la notion d’espace-temps disparaît, le facteur temps variant selon la densité et les niveaux d’énergie, nous pourrions nous demander ce qu’il en est du libre arbitre, ou libre choix. Avons-nous le libre choix ou non en fin de compte ?
Encore une fois, cela dépend du niveau de conscience à partir duquel nous percevons nos expériences de vie.
Si notre champ de conscience se limite au plan physique, nous nous trouvons devant un choix considérable de chemins possibles. Nous nous sentons libres de désirer, de penser et d’agir comme bon nous semble. Nous croyons que nos pensées, paroles, actions n’ont aucune incidence sur le Tout et que celles-ci sont induites par notre seule volonté. Nous ne sommes conscients ni des Lois de l’Univers qui s’appliquent implacablement – nous récoltons ce que nous semons - ni des tiraillements de notre âme qui veut nous diriger sur le chemin qu’elle a choisi pour son incarnation. Mais, véritables produits de la Peur lorsqu’ils court-circuitent nos intuitions, les doutes viennent empoisonner l’Amour et perturber nos choix. L’Homme en proie aux doutes est désorienté car ceux-ci viennent mettre en question et occulter les messages du corps et de l’âme. Ce sont eux qui nous laissent entre deux chaises, incapables de prendre des décisions claires et définitives ; ce sont eux qui nous font faire des choix inconsidérés qui nous entraînent dans un engrenage sans fin de problèmes et de souffrances inutiles. Malgré la quantité de choix possibles, nous subissons des influences extérieures qui les limitent fortement, renforcées entre autres par les médias de masse. Il s’agit d’une bénédiction pour la plupart d’entre nous. Nous n’avons plus à nous casser la tête et nous n’avons plus qu’à nous laisser guider par ceux qui décident pour nous. En réalité, on nous force insidieusement par la répétition ou la sublimation à nous installer tous dans le même train de vie, de pensées, d’habitudes, de valeurs… et quiconque dévie de cette voie est critiqué, voire banni de la société, non pas par ceux à qui profite le système mais par le troupeau de moutons qui leur ont obéi, dont font partie nos propres père et mère.
Pour que le libre choix existe, il faudrait que toutes nos décisions prises « en toute liberté » soient liées au hasard absolu, qui n’a ni cause ni effet. Nos choix ne seraient donc pas déterminés par des facteurs extérieurs ou des mécanismes internes, alors que nous savons que ceux-ci, pour le moins, sont un enchaînement de causes et d’effets. Pouvons-nous réellement affirmer que tout ne procède que du hasard (non déterminisme) ? C’est pourtant le déterminisme, associant causes et effets, qui nous permet d’expliquer le monde. Tout ce qui échappe à notre compréhension et à notre contrôle est mis sur le compte du hasard.

Si nous croyons que le libre choix n’existe pas et que, par conséquent, il ne sert à rien de nous responsabiliser dans notre vie parce que tout est de toute manière déjà écrit, nous risquons de choisir l’inertie et par conséquent d’aller à l’encontre du choix de vie que nous avons fait avant de naître. Souffrances inutiles en perspective.

Il est non seulement important de faire des choix conscients et responsables dans la vie, en mettant notamment en doute toutes nos croyances reçues, mais également de s’y tenir fermement. L’indécision crée des tensions intérieures. Une fois que nous avons ouvert une porte et que nous sommes sûrs que c’est notre cœur qui nous a guidés et non la raison seule, il nous faut faire l’effort de la refermer définitivement derrière nous. C’est la seule manière d’éliminer les doutes qui vont à l’encontre de l’Amour. Plus nous sommes fermes et confiants et à l’écoute de notre intuition, moins ces doutes apparaissent. Il y a une différence entre le doute qui s’insinue en nous sans qu’on l’ait prié d’entrer et le fait de mettre en doute consciemment une idée, un fait, une croyance. Dans le premier cas, il s'agit d'une pollution qui empêche d'avancer, dans le second cas, c'est un moyen de discernement qui nous dirige vers des choix.

Dans notre quête de sens, nous remettons en question toutes nos croyances et nous prenons de plus en plus de recul par rapport à la scène en ouvrant notre cœur et notre conscience. Nous réalisons que le nombre de chemins qui mènent à notre idéal de vie est limité. Nous savons que certaines voies ne peuvent plus être prises si nous ne voulons pas souffrir inutilement. Plus nous affinons notre perception et notre compréhension de notre vie, plus rares se font les doutes et plus clair se fait le chemin, le seul que nous ayons choisi pour vivre ce que nous avons à vivre dans cette vie. Lorsque nous voyons clairement la direction de notre chemin, même si nous n’en percevons que les alentours immédiats, nous ne pouvons que le suivre. S’il est couvert de souffrances insupportables, vestiges de choix passés erronés, nous savons qu’il n’est plus possible de reculer, ni de fuir, même par le suicide, ce serait gaspiller une vie bêtement pour retrouver ces mêmes souffrances dans une vie future.
Nous participons de l’Univers qui est en mouvement perpétuel. Respecter les lois de la Nature, c’est être dans le mouvement. Si nous les contrecarrons en nous laissant diriger par des forces contre nature, comme la Peur, nous restons dans l’inertie et ne contribuons par conséquent pas au mouvement qui permet l’Equilibre et l’Harmonie sur Terre, même si à des niveaux de conscience plus élevés, cette inertie n’empêche pas le mouvement équilibré de l’Univers. C’est un paradoxe que j’explique plus loin.

Notre vie serait donc déjà inscrite dans le grand livre de l’Univers. Les clairvoyants qui prédisent l’avenir, que ce soit pour un être humain, l’Humanité ou l’Univers, n’accèdent pas tous aux plus hauts niveaux de conscience où tous les chemins possibles sont réduits à un seul, où l’espace et le temps sont repliés, où tout est superposé, déjà choisi, déjà vécu, déjà écrit. Au niveau de conscience moins élevé auquel ils accèdent, où plusieurs chemins sont possibles, ils n’en perçoivent parfois qu’un seul en fonction de la fréquence vibratoire propre à leur région et époque.

Au plus haut niveau de conscience, tout est donc déjà écrit puisque le temps n’y existe pas, que tout est confondu en un seul point, mais paradoxalement, sur ce plan physique, nous avons l’impression d’avoir le libre choix de modifier notre futur. Tout changement que nous opérons en nous et dans nos actions modifie toutes les autres. Les fils invisibles qui unissent tout dans le grand Tout se tendent, se détendent, se courbent ou se contorsionnent, répercutant leurs mouvements sur l’ensemble, dans un parfait équilibre.


La liberté

Cette vision du libre choix, que l’on peut qualifier de déterministe, est difficile à accepter et donc fort critiquée par le commun des mortels. En effet, c’est comme si je déclarais que l’Homme n’est pas libre, qu’il est juste un robot servile aux ordres d’une autorité suprême appelée Dieu. Il se trouve que nous sommes ce Dieu, créateur de toute chose. Nous sommes par conséquent les concepteurs et en même temps les serviteurs de notre propre « machine », c’est-à-dire de notre vie, bref de nous-mêmes. En tant qu’êtres incarnés qui avons oublié qui Nous Sommes, il nous semble trop prétentieux de nous considérer comme des êtres divins responsables de la Création, de même qu’il nous paraît inconcevable d’être de simples Serviteurs, dépendants et dépourvus du libre arbitre absolu.
L’Homme veut se sentir libre, c’est son désir le plus cher. Nous considérons la liberté comme notre don le plus précieux que nous nous efforçons de défendre à tout prix.
Aussi longtemps que nous nous sentons séparés de la Source et donc des êtres qui nous entourent, nous croyons trouver la liberté dans la séparation. Or, celui qui se sent séparé est prisonnier de lui-même. Plutôt que de rechercher l’union par la compréhension de Qui Nous Sommes Vraiment et ainsi retrouver notre liberté intérieure, nous agrandissons davantage la séparation dans le monde en réclamant notre indépendance et notre libération de toute responsabilité vis-à-vis d’autrui, et donc de l’Humanité. C’est l’égoïsme que nous développons de cette façon. Nous sommes tous dépendants et responsables les uns des autres parce que nous sommes de la même essence et parce que chacune de nos pensées, paroles, actions interfèrent avec celles des autres.
Par ailleurs, il faut bien admettre qu’il y a bien longtemps que nous ne sommes plus libres extérieurement parce que d’autres décident en notre nom et nous contraignent à suivre leurs lois qui ne sont pas toutes équitables et respectueuses de la personne, de la vie et de la planète. La société nous incite à être dépendants du Système et fait de nous des marionnettes serviles, manipulables à souhait. Même si nous vivons en conscience, avec un maximum de discernement, même si nous refusons toutes les autorités ou contraintes aliénantes, nous devrons toujours payer nos taxes et impôts ; nous ne saurons jamais si nous consommons réellement des produits équitables, biologiques et écologiques; nous ne soupçonnons peut-être pas que les journaux libres et indépendants que nous lisons pourraient nous manipuler, etc. Même ceux qui confondent pouvoir et liberté et les multimilliardaires qui peuvent acheter ce que et qui ils veulent ont une sensation de manque qui les pousse à vouloir toujours plus, sans limites. Ces formes de dépendance-là sont nuisibles. Quoi qu’il en soit, la sensation de liberté extérieure ne procure qu’un plaisir passager. Elle ne peut nous satisfaire tant que nous n’avons pas retrouvé notre liberté intérieure, cette paix intérieure qui apaise le cœur et l’esprit. Se sentir libre, c'est vivre véritablement dans l’« ici et maintenant », c’est revenir à la compréhension de ce que nous sommes, une âme éternelle mue par le mouvement universel et capable de créer, de guérir et de transformer la peur en amour.
Un prisonnier peut parfaitement se sentir libre. Son corps est emprisonné mais il n’est pas prisonnier de lui-même s'il sait qu'il est avant tout une âme inséparable du Tout, venue sur Terre pour faire l'expérience de l'Amour. Il se sentira libre dans son coeur et aucune chaîne ne pourra lui enlever ce sentiment.
« Aussi longtemps que notre bonheur dépend des objets du monde extérieur, nous en sommes prisonniers. Nous avons abandonné notre liberté pour des choses. »***


Notre but sur Terre

Mais alors, si tout est déjà écrit, si l’existence et le libre choix ne sont qu’illusions, que sommes-nous donc venus faire sur cette Terre ? A quoi bon nous démener ?
Ici encore la réponse sera différente selon le point de vue de l’âme, observatrice et guide spirituel de notre vie, et selon notre moi incarné dans son rôle d’acteur.

Notre âme s’individualise et choisit de s’incarner :
parce qu’elle est une expression de Dieu,
parce que Dieu aime jouer,
parce que nous participons tous au même jeu,
parce que c’est nous qui avons créé ce jeu,
parce que nous sommes en même temps Créateur et Serviteur,
parce que nous voulons faire l’expérience de l’Amour dans la dualité pour qu’il devienne notre Guide sur Terre,
parce que notre but sur Terre est d’amener la Lumière dans les Ténèbres,
de créer l’Union sur Terre,
et de recommencer le même jeu indéfiniment.

Le Jeu est parfait. Tout est parfait. Pourtant, en tant qu’êtres incarnés, acteurs de notre vie, nous pouvons constater que nous ne sommes pas parfaits.
A partir du plan de conscience le plus élevé, où toutes les âmes forment un Esprit Unique, tout est blanc immaculé. Plus les âmes se densifient, plus elles perdent de leur perfection. Le blanc immaculé se parsème de petits points gris qui deviennent des taches de plus en plus grandes et noires au fur et à mesure que nous descendons dans les plans de conscience.
Sur le plan physique, l’être incarné imparfait se sent perfectible et veut atteindre la perfection… qu’il n’atteindra jamais parce que sur ce plan duel rien n’est tout à fait blanc ni tout à fait noir. Ce n’est d’ailleurs pas le but de l’incarnation. Il lui faut simplement accepter son imperfection dans la matière et devenir humble, tout en sachant qu’il est déjà parfait en tant qu’âme sur d’autres plans de conscience. Réaliser la perfection de l’âme, ou atteindre l’Eveil des Sages, c’est simplement voir avec clarté la réalité de l’être au-delà de nos cinq sens. Ce n’est pas simplement croire en l’éternité de notre âme, c’est en avoir l’intime conviction : c’est savoir que nous sommes éternels.

Lorsque nous vivons dans cette conscience-là, nous savons que nous venons expérimenter la séparation dans la dualité pour recréer l’union, et l’idée de perfection dans la matière ne doit pas encombrer nos esprits.
Il nous faut pour cela combattre une Bête qui s’acharne à nous maintenir dans l’inconscience, l’ignorance et la séparation, j’ai nommé la Peur.
L’arme de l’Union dont nous disposons est toute aussi puissante, elle se nomme l’Amour.
Par nos choix conscients ou non tout au long de nos vies, nous tendons vers plus d’union ou vers plus de séparation, selon que nous servons l’Amour ou la Peur.
Retrouver l’Unité, en nous et avec toute la création, doit devenir notre raison de vivre. Ce but ultime ne peut être atteint en une seule vie. Une semence n’apporte pas toujours immédiatement une récolte. L’important est de semer et d’arroser, peu importe qui récoltera les fruits, que ce soit nos descendants ou nous-mêmes, dans cette vie ou dans une vie future. En co-créant dès à présent notre But non seulement nous influençons l’égrégore collectif mais nous laissons une empreinte pour nos vies futures.

Mais l’Amour ne supplantera jamais totalement la Peur sur le plan physique. Chacune de ces énergies est nécessaire à l’existence de l’autre. Un être qui a réussi à dépasser toutes les peurs qui le freinaient dans son évolution ne peut prétendre ne plus avoir de peurs. Son instinct de survie, qui lui permet de garder son corps en vie, le met en contact avec la peur chaque fois que sa vie est en danger. De même, un être qui est totalement dirigé par ses peurs est encore capable d’amour.

Tout au long de cet ouvrage, je différencie l’émotion et l’énergie de ces deux pôles par l’utilisation de la minuscule et de la majuscule. L’Amour avec un grand A désigne l’énergie de l’Amour qui nous guide vers la Lumière et l’Union. La Peur avec un P majuscule représente l’énergie de la Peur qui nous entraîne vers l’Ombre et la Séparation.



* La projection de conscience est une expérience de dédoublement ou d'extension de la conscience qui permet d’accéder de première main aux réalités subtiles qui nous entourent.
** http://www.notremonde.org/la-theorie-du-centieme-singe/
*** « la vie sans conditions », Dr Deepak Chopra, Ed. J’ai Lu Aventure Secrète, 1997, page 74.