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Le Combat de l'Amour - essai
Avant-propos
Introduction : Les croyances
I. Au-delà de nos 5 sens
II. Le règne de la Peur
III. L'animal humain
IV. L'ego et le faux-ego
V. Les vols et pertes d'énergie
VI. Les ravages de la Peur
VII. Se libérer de l'emprise de la Peur
VIII. L'Amour comme seul Guide
IX. L'Amour se communique
X. L'Amour à deux
Postface
X. L'Amour à deux
Le combat de l’Amour


"Le couple heureux qui se reconnaît dans l'amour défie l'univers et le temps ;
il se suffit, il réalise l'absolu."

Simone de Beauvoir



Le bonheur n’est pas à l’extérieur de nous-même ; il est en nous. Cet état de plénitude et de satisfaction exempt de peur et de stress se trouve dans le moment présent, sans aucun appui extérieur. C’est si simple d’y arriver et pourtant cet état de pleine conscience suppose que nous sommes arrivés à reconnaître qui nous sommes et aimer ce que nous sommes. Pourtant, nous ne pouvons pas être totalement épanouis tant que nous n’avons pas vécu l’amour véritable avec un autre être. Il nous faut pour cela avoir expérimenté l’aspect le plus important de l’Amour dans cette 3ème dimension.


L’importance du sentiment amoureux dans notre vie

L’amour – ce lien intense qui nous lie à une personne, cette envie de tout partager, de vouloir le bonheur de l’autre, de construire des choses ensemble et de vieillir à ses côtés - est le sentiment le plus élevé de la nature humaine, au–delà du respect, de la confiance, de l’entraide et de l’amitié qui en sont inhérents. En tant qu’acteurs sur le terrain, c’est par l’amour que nous pouvons atteindre le bonheur auquel nous aspirons toutes et tous ; c’est aussi par son absence que notre vie se révèle très vite vide de sens. Sur le plan spirituel, l’amour entre deux êtres est le plus puissant antidote contre la Peur.

C’est à travers l’expérience à la fois riche et implacable du couple* que l’amour sous toutes ses formes peut être poussé à son paroxysme. Le couple c’est l’arène, le terrain de manœuvre où chacun se révèle à l’autre tel qu’il est avec toutes ses qualités et toutes ses faiblesses. Chacun abat les cartes de son jeu immédiatement ou petit à petit au fil du temps pour se mettre dans un état d’abandon vis-à-vis de l’autre ou pour s’en éloigner. C’est là que se mesure toute la force de notre capacité d’amour. Le contact quotidien, qui peut être doux ou rude, est source de frictions, de conflits même, qui sont autant d’occasions de relever des défis, d’affronter ses ombres, de se remettre en question, de s’adapter à l’autre, d’harmoniser, de renforcer la relation et de recentrer le couple grâce à la communication et au lâcher-prise.

Le pouvoir de l’amour est tel que plus l’homme et la femme s’aiment, plus ils sont en union d’amour et de sentiments (empathie), plus l’effet antidouleur est fort quand ils se prennent la main. C’est ce qu’a pu constater scientifiquement Dr Pavel Goldstein, spécialiste de la douleur à l’Université de Boulder dans le Colorado, en découvrant qu’il se passe quelque chose dans le « cortex cingulaire antérieur » quand deux amants sont l’un à côté de l’autre.


Le couple d’hier et d’aujourd’hui

La forme la plus ancienne du couple était une sorte d’union communautaire convenue dans l’intention d’assurer la survie de l’espèce. Des siècles plus tard, la notion d’amour romantique est venue remplacer celle de la survie mais dans de nombreuses cultures, notamment dans certaines communautés musulmanes, beaucoup de couples continuent de s’unir de manière non consentie par les intéressés et de faire des enfants pour assurer la pérennité et la survie de leurs croyances. Certaines de ces femmes sont encore volontairement maintenues dans des conditions de besoin de protection qu’avaient les femmes des cavernes, sans parler de leur état de soumission.
De nos jours encore, la démonstration amoureuse est proscrite dans nombre de cultures. Elle est même passible de prison dans certains pays.

En Occident, la société, qui rime de plus en plus avec immédiateté et sécurité, a désacralisé le couple et, avec lui, l’amour. Le couple perd de plus en plus d’importance, de valeur, de crédibilité, de place, de stabilité et d’ancrage dans la société d’aujourd’hui.

La manière d’appréhender la vie amoureuse a beaucoup évolué ces dernières décennies en Occident. La culture et les croyances occidentales actuelles en matière de relation amoureuse nous immergent dans de nouveaux standards que nous sommes incités à considérer comme normaux. Rester célibataire est devenu un choix de vie ; l’infidélité n’est plus considérée comme la transgression d’un interdit ; la relation sentimentale avec plusieurs partenaires simultanément, ou polyamour, est déjà banalisée, …
Et le rêve de l’enfant se meurt. Les contes merveilleux de son enfance, où le prince et la princesse s’aiment éternellement, qui ont fait écho à quelque chose qui sommeillait en lui, s’écroulent. Si les parents ne cultivent pas ce rêve d’amour pur, qu’ils soient divorcés ou non, l’adolescent et l’adulte plus tard auront une piètre image du couple et ne le mettront pas au centre de leurs projets de vie. Le couple ne se conçoit plus qu’à durée limitée. L’idée que deux personnes s’unissent pour la vie fait peur car on a associé à l’institution du mariage des représentations négatives comme la dépendance affective, les tabous, les drames causés par la jalousie et les soupçons, …, davantage que des valeurs positives comme l’engagement vis-à-vis de l’autre, le désir d’union avec une personne choisie comme étant le seul être digne d’être aimé par soi, et la propension à vouloir tout faire pour le rendre heureux.

La croyance majeure qui a précipité le déclin du couple en Occident est celle-ci : « Pour être heureux, libre et épanoui et pour évoluer spirituellement il faut être indépendant. »

Ce besoin d’indépendance ne naît pas tout de suite dans la vie. Au début de la relation amoureuse, quand le sentiment amoureux est fort, tout est rose, tout est neuf. Il semble que rien ne peut détruire ce bonheur. On se donne l’un à l’autre sans retenue, le cœur est tout ouvert, ouvert à toutes les folies. Les amoureux jeunes et insouciants voguent sur un voilier au gré de leurs désirs sans trop toucher au gouvernail. Il s’agit souvent du premier amour.
Il arrive parfois que le bateau, qui naviguait en eaux calmes, se heurte à de fortes vagues qui obligent les occupants à tenir le gouvernail plus fermement. Tout d’un coup la mer se déchaîne. Les amoureux tiennent bon mais perdent des forces. Ils se rendent compte que diriger un bateau est une épreuve pénible et lassante. Pas très loin de là sillonne un paquebot de sauvetage, toujours prêt à récupérer les naufragés des embarcations frêles. Certains attrapent tout de suite la bouée de secours qu’on leur tend, fatigués de se battre ou attirés par la perspective de nouvelles aventures. Lorsque l’un des deux partenaires flanche, c’en est fini du couple et le bateau finira par chavirer car tout seul il est difficile de sauver l’amour. Ici, c’est la Peur qui a gagné, que ce soit la peur du conflit, la peur de souffrir, la peur de ne pas être aimés, reconnus, ou celle de rencontrer ses propres ténèbres.
D’autres résistent au moins jusqu’à la tempête. Lorsque l’un et l’autre tiennent ensemble le gouvernail, ils ont plus de chance de parvenir à traverser la tempête et à tenir le cap. Là, c’est l’Amour qui gagne la bataille.

La peur du conflit que la vie de couple peut engendrer et la non compréhension de l’importance de le dépasser ensemble entraînent une autre peur importante, qui entraîne une perte de vitalité et risque de fermer le cœur : la peur de se donner à nouveau à 100 % dans une nouvelle relation amoureuse. C’est à ce moment-là que naît le besoin d’indépendance. Mais, plutôt que de se donner à l’autre, c’est de la Peur qu’on se rend dépendant !
La peur est telle qu’elle fait même craindre le coup de foudre, considérée comme une expérience, certes magique car elle fait perdre merveilleusement la tête, mais dangereuse parce qu’elle fait espérer qu’il y a un avenir derrière cette ivresse initiale, espoir qui ne serait qu’illusion et qui engendrerait une souffrance insupportable. Mais si la flamme de la passion est entretenue, la relation qui a débuté sur un coup de foudre a toutes les chances d’avoir un bel avenir devant elle.

L’idée de dépendre de quelqu’un fait peur. Beaucoup pensent qu’ils y perdent leur liberté, voire même une partie d’eux-mêmes, comme si l’autre allait envahir leur jardin secret et se l’approprier. S’ils ne sont pas bien ancrés et à l’écoute de leur cœur, ils risquent effectivement de se décentrer davantage et de s’éloigner de leur moi profond. Etant donné que c’est le cas de la plupart des gens, il n’est pas étonnant que l’indépendance soit considérée par ceux-ci comme l’une des plus importantes conditions pour accéder au bonheur.
Par extension, beaucoup sont ceux qui prônent le détachement. Ces personnes, tels les moines tibétains, sont coupées de leur animal et désancrées. Certains ne développent que leur intellect et ne vivent qu’à ce niveau-là ; d’autres vivent sur leur petit nuage spirituel, trop éloignés de la matière pour se sentir réellement impliqués et responsables dans leur incarnation.
La notion de dépendance est généralement comprise dans le sens d’attachement. Si elle résulte d’une peur d’être abandonné et d’une non confiance en soi, les conséquences sont effectivement désastreuses : désencrage, pertes et vols d’énergie, hyperémotivité, stress, … Ce besoin de dépendance-là prend sa source dans la non reconnaissance de notre nature divine.

Lorsqu’on est intègre, c’est-à-dire lorsqu’on a assimilé les trois outils de protection et de défense qui sont la base, l’attention et l’arme, on découvre dans la dépendance à l’autre non seulement la liberté intérieure mais aussi une incroyable richesse. L’indépendance est un besoin que réclame le faux-moi ; l’intégrité une obligation émanant de notre âme. Le faux-moi s’aban-donne et le Moi s’en retrouve grandi. Ainsi, la dépendance ne signifie pas « attache » ou « soumission » mais « aban-DON » de soi à l’autre dont on reconnaît avoir besoin. L’autre ne vient pas nous arracher une partie de notre personnalité ou de notre âme ; au contraire, il nous apporte la dimension qui nous manque pour être complet. Les couples qui durent depuis des décennies le reconnaissent : chacun a accepté et a reconnu à un moment ou à un autre qu’il était incomplet et s’est épanoui dans la relation.

Chacun est responsable de ses paroles, de ses actes et de ses réactions. Tous deux sont, de ce fait, autonomes tout en étant interdépendants parce qu’ils se placent dans une logique de réciprocité et de co-création. La qualité relationnelle s’en trouve grandie.


Conditions pour qu’un couple dure et s’épanouisse

L’Amour n’est inconditionnel qu’au niveau de l’âme. Il ne l’est pas sur le terrain. Nous ne pouvons pas vivre l’amour avec une personne sans en attendre au moins le même respect, la même confiance et le même amour que nous nous portons à nous-même sous peine de manquer de respect, de confiance et d’amour envers nous-même. L’amour que nous donnons à notre partenaire n’est véritable que si nous reconnaissons qui nous sommes vraiment, une âme qui s’est incarnée le temps d’une vie.

Le temps de la passion ne dure pas plus de 3 ans, la faute à certaines hormones responsables de l'excitation, de la joie, du bonheur et de l'attachement desquelles le cerveau se désensibilise petit à petit. Après cette période d’extase, les amoureux ne peuvent plus compter sur les hormones pour entretenir la flamme, ils doivent faire appel à leur volonté et capacité d’amour réciproques et pouvoir faire des compromis car les conditions de survie du couple sont nombreuses.

La condition la plus importante est la reconnaissance de l’importance de l’autre pour soi. Ces couples qui s’aiment d’un amour véritable mettent l’autre au centre de leur vie et font tout pour que leur partenaire soit heureux/se. Chacun est présent pour l’autre quand tout va bien mais aussi quand rien ne va plus. S’unir pour le meilleur et pour le pire n’est pas un engagement pris à la légère.
L’un comme l’autre détache de temps en temps son attention de l’activité qui les occupe et pose son regard sur son amoureux/se, juste un instant, jusqu’à atteindre son âme, et ce regard l’enrichit, la/le rend important, beau, libre. Ils perçoivent la beauté du moment, de l’intensité du bonheur d’être avec l’autre et du lien qui les unit. Un sentiment d’amour profond s’installe. L’attention s’affine au fil du temps au point que chacun arrive à sentir les perturbations au niveau énergétique que l’autre génère ou subit et qui pourraient le/la déstabiliser - suite à un choc émotionnel par exemple. Ils s’aident mutuellement à se recentrer.
La venue d’un enfant peut perturber l’équilibre du couple. Il arrive souvent que l’un des deux parents, généralement la femme, détourne son attention de son partenaire pour la concentrer sur son enfant qui en demande beaucoup, surtout les premières années. Si l’homme ne revendique pas sa place et si la femme n’entend pas son besoin, il risque d’aller combler sa frustration dans un autre lit, de partir ou de se résigner. Dans ce dernier cas, l’homme perd son énergie et un rapport « dominante / dominé » peut s’installer. Cette situation n’est pas viable longtemps car l’homme finit par exploser.
Il faut revenir à l’Essentiel en marquant aussi souvent que possible un arrêt dans son activité, quoi que l’on fasse, pour entourer l’autre. Alors tout disparait autour de soi, on ne pense plus à rien qu’à l’autre ; plus rien n’a d’importance que le bonheur de l’autre. Ces instants d’amour créent un espace dans le cœur bien plus efficaces que des heures de méditation.

La communication est une condition essentielle à la survie du couple. Elle doit être franche, bienveillante, constante. Elle doit aussi être spontanée. Il ne s’agit pas de la provoquer car forcer l’autre à parler ne peut qu’engendrer du stress, des questionnements sur les raisons de cet acharnement et, au final, un essoufflement de la relation. Chacun doit être conscient de l’importance d’entretenir un contact par la parole, que le sujet de discussion soit anodin ou plus profond. Dans les discussions, chacun laisse à l’autre un espace de parole et est à son écoute. La complicité est ainsi entretenue et peut grandir ; les besoins de l’un et l’autre sont exprimés et peuvent être comblés. Beaucoup de gens ont du mal à exprimer ceux-ci à leur partenaire et lorsqu’un besoin important n’est pas satisfait (vouloir des rapports sexuels plus fréquents, plus d’attention et de reconnaissance de la part de l’autre, plus de moments ensemble, …), la tentation d’aller voir ailleurs est grande.

Une troisième condition d’importante cruciale est de s’entendre sur les questions existentielles, c’est-à-dire de respecter l’autre dans sa croyance en ce qui concerne sa perception de la vie et de la mort (lire aussi l’introduction « Les croyances »). Elle influencera les discussions profondes du couple et les décisions importantes qu’ils prendront ensemble. Leurs enfants y trouveront un repère spirituel … ou non. Néanmoins, il est préférable qu’ils soient tous deux soit athées, soit croyants d’une religion, soit qu’ils aient tous deux une conception holistique et métaphysique de l’Existence. Sinon, comment parleraient-ils à leur enfant en bas âge de la mort si celui-ci y était confronté et venait leur demander s’il y a quelque chose après la vie ? Lui donneraient-ils chacun leur version, plongeant ainsi leur enfant dans la confusion ? Se querelleraient-ils parce que chacun croirait détenir la vérité ? Ou arriveraient-ils à un compromis ? Il est par ailleurs encore plus difficile pour un couple dans lequel l’un est en quête de sens et l’autre athée ou croyant de tenir sur la durée. L’athée pourrait considérer son/sa partenaire comme un/e illuminé/e et le croyant aurait tendance à défendre ses croyances ou essayer de convaincre son partenaire d’y adhérer. L’un comme l’autre continueraient de se cramponner à leur planche de salut par peur de se lancer dans l’univers inconnu vers lequel le pourquoi-pas-autre-chose les entraînerait. Pour sa part, celui ou celle qui a construit ses propres croyances et qui s’éveille à la connaissance de Soi prendra conscience que la plupart des sujets de conversation dans le couple les conduisent sur une voie sans issue et que la relation n’a pas d’avenir si l’autre ne s’ouvre pas.
C’est sur base de leur croyance existentielle qu’ils partageront et construiront ensemble les valeurs morales, éthiques, sociales, politiques, écologiques, … qu’ils appliqueront et enseigneront à leurs enfants.

Une activité sexuelle régulière est à entretenir. Il n’est pas bon de laisser l’abstinence sexuelle s’installer. Plus les rapports sexuels sont espacés, moins ils prennent de l’importance et plus grand est le risque qu’ils deviennent inexistants après quelques années. L’intimité sexuelle est le fondement d’une relation solide, et « le goût de la sexualité s’entretient avec la pratique », assure la sexologue Catherine Solano. Faire l’amour est un moment d’union intense entre deux corps, deux âmes. Mais l’homme ne doit pas oublier que sa femme dépend de lui et a droit au plaisir lors de chaque rapport sexuel. Il doit pour cela apprendre à se retenir. Trop de femmes se plaignent d’avoir pour partenaire un éjaculateur précoce ou un égoïste patenté !

La fidélité est le ciment du couple. Qu’est-ce qui fait qu’avec le temps certains hommes et certaines femmes se mettent de nouveau à regarder d’autres femmes/hommes avec l’envie de séduire ou d’être séduit(e)s ? Ne ressentent-ils/elles plus de désir pour leur partenaire ? N’était-il/elle donc qu’un objet de plaisir qu’on jette après consommation ? Si les besoins de l’un et l’autre sont comblés, si la flamme est entretenue réciproquement et si chacun place l’autre au centre de sa vie, il y a peu de chance que l’un ou l’autre vive une trahison sentimentale, à moins qu’elle ou lui soit totalement décentré et par conséquent perméable aux attaques énergétiques extérieures, libérant ses phéromones sans le savoir au risque et péril du couple. Non seulement il/elle n’est pas honnête avec sa/son partenaire mais il ne l’est pas non plus avec lui-même.

Outre ces cinq conditions essentielles pour qu’un couple perdure et se renforce, d’autres facteurs contribuent à consolider l’union dans le couple et à garantir pérennité et épanouissement.

  • De nos jours, on voit de moins en moins de couples main dans la main, et encore plus rarement des amoureux qui s’embrassent à pleine bouche. Et pourtant, toute grande histoire d’amour commence par un baiser, tout chargé qu’il est de sensations de plaisir et d’excitation qui nous font perdre les sens. C’est un moment d’union intense où les deux êtres se sentent aimés tendrement, langoureusement, passionnément, où chacun s’ouvre à l’autre et l’accepte. Une alchimie toute particulière se crée entre eux qui les décidera peut-être à s’engager l’un vis-à-vis de l’autre. Si le baiser est instinctif durant les années de passion du début de la relation, il a tendance, au fil du temps, à se raréfier par paresse ou à devenir routinier et vide de sens. Il doit se donner en conscience, en y concentrant toute son attention, pas seulement avant l’acte sexuel, mais régulièrement à tout moment de la journée.

  • Dans les couples unis et épanouis, entretenir la flamme ne suppose pas forcément de casser la routine qui s’installe inévitablement. C’est ce qui rebute le plus la plupart des gens. Mais il n’est pas besoin de se casser la tête tous les 3 jours pour lui trouver LE cadeau qui le fera craquer, ou LA sortie qui la fera vibrer. Tous les gestes qu’ils ont l’un pour l’autre, les regards et les baisers qu’ils s’échangent à longueur de journée, les repas ensemble, les retrouvailles charnelles, etc. deviennent à la longue des routines qui sont finalement très confortables et rassurantes. Grâce à ces petites routines, ils construisent petit à petit un havre de paix et d’harmonie qui renforce leur complicité et la stabilité du couple. Mais lorsque les deux partenaires évoluent sur une voie individuelle sans se rendre compte qu’ils s’éloignent de plus en plus l’un de l’autre, alors oui, les variations et les surprises sont nécessaires pour ranimer et entretenir la flamme.

  • Dans les moments les plus durs, le couple doit se battre pour sauver son amour.
    Lorsqu’il entre dans une dispute, il est important que chacun laisse s’exprimer sa colère avec la même intensité que la colère ressentie, sans avoir peur du conflit et sans fuir. La dispute permet de crever l’abcès qui s’est formé. C’est une opération douloureuse mais une fois l’infection sortie, la guérison s’ensuit et un soulagement se fait sentir. Une vision de recul – le regard de l’observateur - sur ce qui se passe dans le jeu nous permet de voir non seulement toute l’importance du mouvement et ses conséquences mais aussi le côté merveilleux de la personne que nous sommes en train de frapper à coup de mots cinglants, cette personne que l’acteur en nous déteste à ce moment-là mais que l’observateur que nous sommes aussi aime de tout son cœur.
    Lorsque les partenaires se réconcilient dans les bras l’un de l’autre, chacun reconnaissant les causes qui ont engendré la dispute et sa part de responsabilité, et tout en demandant pardon pour tous les mots durs qui ont été proférés, le couple devient plus fort.

  • Il est indispensable que les partenaires aient des projets de vie communs : choisir le lieu de vie, avoir des enfants ensemble ou pas, partir en voyage, se consacrer ou donner du temps à une cause commune, etc. Outre leurs projets communs, chacun a des projets et des rêves personnels. Chacun doit se sentir à l’aise et respecté par l’autre dans la poursuite de ses rêves et la réalisation de ceux-ci.

  • La vie de couple suppose une responsabilité au niveau des tâches quotidiennes, que ce soit le ménage, les courses, la cuisine, les comptes ou la charge et l’éducation des enfants. Ces tâches sont équitablement partagées en fonction des envies, des capacités et du temps disponible de chacun. L’éducation des enfants est donnée de la même manière par chacun des parents selon des critères préalablement décidés de commun accord. Les disputes dans un couple ont souvent pour origine une permission trop vite accordée à son enfant ou un fait aussi banal qu’une vaisselle pas faite.

Nous assistons depuis quelques années à des éclatements dans tous les sens dans toutes les relations. Les gens sont maintenant poussés dans leur dernier retranchement par une énergie cosmique puissante, comme si un grand nettoyage était en train de se faire. Nous sommes tous en train de choisir notre camp : l’Amour ou la Peur. De plus en plus de personnes sont las des demi-poids, demi-mesures, des relations ternes, superficielles, de vivre sans l’amour véritable. Ils cherchent l’Amour. D’autres ont pris la décision – consciemment ou inconsciemment - de se fermer. Ils ont choisi le chemin tentateur de la Peur. Si leur conjoint/e/compagne/on est sur un chemin d’éveil, il est clair que leurs chemins se sépareront.


La part manquante

Un jour ma mère m’a dit : « Aucune orange ne se ressemble. Si tu coupes plusieurs oranges en deux, tu verras que les différences sont flagrantes. Seules les deux moitiés d’une même orange correspondent parfaitement l’une à l’autre. Nous sommes tous des moitiés d’orange et nous avons tous notre demie orange quelque part dans le monde. »

Forte de cette croyance, j’ai toujours su que je rencontrerais mon âme sœur un jour. Et savoir est la meilleure manière d’attirer à soi ce que l’on désire parce que la foi est exempte du doute qui fait obstacle à la réalisation des désirs.

Dans le monde dans lequel nous vivons, où tout nous pousse à être plus individualistes, la plupart des gens - ceux qui ont souffert d’une rupture, ceux qui n’ont jamais vécu l’amour véritable ou ceux qui ne reconnaissent pas leur Moi profond – n’apprécient pas qu’on leur dise qu’ils sont la moitié d’une autre personne. Et pourtant, l’être humain se sent seul sur Terre. Pourquoi l’homme et la femme se cherchent-ils s’ils ne sont pas le complément de l’autre ?

C’est au niveau du plan mental que l’âme – l’androgyne primordial - se divise en deux et que ces deux parties s’individualisent. Elles vont se densifier de plus en plus jusqu’à s’incarner sur le plan physique où elles vont expérimenter la séparation. Tout au long de leurs nombreuses vies, elles n’auront de cesse qu’elles ne se soient retrouvées car elles aspirent à se réunifier. La Terre, tout comme une infinité de planètes où la vie physique est possible, est un lieu de procréation, de construction, de matérialisation et donc d'expérimentation, tout à fait approprié pour ce genre d'expérience.

Dans leurs multiples expériences de vie, les âmes sœurs s'incarnent tantôt en homme, tantôt en femme, expérimentant le masculin et le féminin, et vivent sans cesse en quête de leur autre moitié – leur part manquante - sans laquelle elles se sentent incomplètes. Sur le plan physique, les êtres humains en sont rarement conscients, tout occupés qu'ils sont à satisfaire leur faux-ego, mais leur âme ne perd pas le cap et, pour peu qu'elle ne soit pas réduite au silence, elle leur fait sentir le goût doux-amer de la nostalgie d'un lointain idéal.

Les âmes sœurs ne refusionneront totalement qu'après leurs Retrouvailles sur le plan physique à condition qu'elles aient compris qui elles sont l'une pour l'autre et qu'elles aient accompli l'expérience de la 3ème dimension où l'union physique est le seul moyen qui leur permette de trouver la plénitude spirituelle. Le Hieros Gamos, ou Mariage sacré en grec, est une cérémonie sacrée, un rite vieux de plus de 2000 ans qui consistait à recréer l'union qui permettait à l'homme et à la femme de rencontrer Dieu. Depuis l'époque d'Isis, les rites sexuels étaient considérés comme des ponts jetés entre la terre et le ciel.

Les âmes sœurs ne se rencontrent pas dans chacune de leurs vies physiques mais lorsque le chemin de ces deux êtres se croise, la relation est toujours intense, voire violente. Beaucoup de ces couples ont du mal à vivre longtemps ensemble car, dans la majeure partie des cas, ils ne savent pas qui ils sont l'un pour l'autre et ne sont pas conscients de l'importance de leur rencontre et de la réussite de leur couple. L'intensité de la relation leur fait peur et est difficilement supportable. Ils ne sont tout simplement pas prêts et leur séparation laisse souvent une déchirure difficilement guérissable. Mais lorsqu’ils ont tous deux conscience qu’ils ont retrouvé leur moitié d’orange, ils ne peuvent plus se quitter, leur cœur s’ouvre totalement et ils se sentent libres, libres de ce monde et vis-à-vis de l’Univers.

Tant que les âmes sœurs n'ont pas atteint un certain niveau de conscience, ils ne pourront pas se réunifier spirituellement, le but de l'androgynie étant de parvenir à l'unification intérieure individuellement avant de l’atteindre à deux. Lorsque chacun est parvenu à réunifier son masculin/féminin intérieur, c'est dans la relation au quotidien où ils sont un miroir pour l'autre que la confrontation masculin / féminin va permettre l'androgynie. Si l'unification intérieure n'est pas encore complète, la vie de couple avec son âme sœur n'est pas pour autant impossible. Elle est plus difficile car chacun sent ce que l'autre ressent et l'un et l'autre savent que l'incomplétude individuelle est un obstacle à leur réunification à deux. Ils feront tout pour que l'autre retrouve son Moi profond. Ainsi ils dénoueront leurs nœuds ensemble, comprendront leurs miroirs ensemble et s'aideront à tuer leurs démons respectifs.

Jésus et Marie-Madeleine auraient été des âmes sœurs. Ils représentaient le plus haut niveau de l'Union Sacrée. A mon sens, l'exemple de Jésus ne peut être complet sans son complément : le Féminin Sacré. Il nous a montré non seulement comment arriver à l'androgynie intérieure - par l'Amour - mais il nous a également montré l'exemple en s'unissant à son âme sœur. C'est avec elle qu'il a semé l'énergie du Graal sur Terre.
La quête du Graal n'est autre que la quête de son âme sœur.

De ces deux êtres fusionnels émane une énergie puissante qui étouffe les appels tentateurs de la Peur en eux. Ces deux êtres qui ont trouvé leur bonheur à travers leur amour réciproque ne sont plus insatiables d’assouvir des désirs de bonheurs illusoires créés par la Peur ; ils ne la nourrissent plus ; ils se suffisent à eux-mêmes. Ils sont entourés d’une belle aura qui irradie autour d’eux. Elle touche inévitablement le cœur des gens qui les approchent et les perturbe dans la programmation de leur inconscient. La Peur est à ce point menacée qu’elle répand la peur de la relation fusionnelle partout : les contes « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » sont jugés ringards et réécrits, transformant le prince charmant en un personnage secondaire ; les films et les romans qui se terminent par les retrouvailles d’un couple sont considérés comme mièvres et irréalistes ; l’indépendance dans la relation est devenue un critère d’épanouissement, etc. La plupart des êtres humains se laissent emporter par cette manipulation collective et critiquent intérieurement les forces positives parce que l’Ombre a pris le pouvoir en eux, mais certaines personnes s’émeuvent et se rappellent inconsciemment que la force de l’être humain réside dans la fusion avec leur âme sœur.


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* Je parle uniquement du couple hétérosexuel, pour une question de sémantique, mais il va de soi pour moi que tout ceci s’applique aux couples homosexuels aussi.