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Le Combat de l'Amour - essai
Avant-propos
Introduction : Les croyances
I. Au-delà de nos 5 sens
II. Le règne de la Peur
III. L'animal humain
IV. L'ego et le faux-ego
V. Les vols et pertes d'énergie
VI. Les ravages de la Peur
VII. Se libérer de l'emprise de la Peur
VIII. L'Amour comme seul Guide
IX. L'Amour se communique
X. L'Amour à deux
Postface
VII. Se libérer de l'emprise de la Peur
Le combat de l’Amour


« Il faut donc faire attention à chaque instant,
car à chaque instant nous sommes en danger de retomber
dans une attitude dirigée par le moi existentiel [faux-moi]
et ainsi perdre contact avec l’Être profond.
C’est ce que veut dire le Christ : « Veillez afin de ne pas entrer en tentation ».
C’est une parole que l’on pourrait appliquer à toute situation de la vie quotidienne. »

Karlfried Dürckheim (L’esprit guide, page 111)



Se libérer de la Peur*, c’est l’éternel combat de l’Amour. Il ne s’agit ni de l’attaquer ni de la vaincre. L’énergie offensive déployée lui donnerait de l’importance et la nourrirait davantage ; en essayant de vaincre la Peur, nous y resterions accrochés. C’est un combat sans affrontement qui consiste à donner un maximum d’énergie à son contraire, l’Amour. Il commence par l’amour de soi et plus précisément par le souvenir et la reconnaissance de qui nous sommes vraiment au-delà de ce véhicule d’incarnation temporel.

Cette libération pourrait se produire en un instant, en un claquement de doigt. Il suffirait d’avoir la conviction profonde (la foi) que notre être véritable ne vit pas dans cette dimension physique, qu’il est éternel (il n’a donc rien à craindre), qu’il fait tout ce qui est en son pouvoir pour nous diriger sur le chemin de l’Amour, que ce monde visible est une illusion (« maya », comme disent les Hindous), ou un grand jeu dans lequel tout est à sa place.

Mais l’emprise de la Peur est telle, pour la plupart des gens, qu’elle a engendré beaucoup de souffrances et de déphasages. Un travail de déblayage et de rééquilibrage en profondeur est nécessaire.

Pour retrouver notre intégrité - notre identité véritable - et être toujours réceptifs à l’énergie vitale qui nous entoure, il est important de non seulement réparer les ravages que la Peur a provoqués en nous, mais également d’être vigilants et de nous protéger ou de nous défendre, le cas échéant. Si nous avons toujours vécu dans la peur, enfermés dans notre carapace, cette nouvelle approche transformera complètement notre vision de la vie, nos repères et, par conséquent notre façon de vivre, à condition que nous ayons totalement confiance en notre capacité d’auto-guérison.


Endiguer les ravages de la Peur

Comme nous l’avons vu précédemment, les traumatismes et les peurs qui nous sont insupportables sont refoulés au niveau de l’inconscient et nous les occultons dans l’espoir de ne plus jamais les raviver. C’est ainsi que nous nous créons une personnalité faite de toute une série de masques de circonstance. Ces peurs et expériences traumatisantes se sont pourtant transformées en tensions à notre insu, nous empêchant d’être totalement à l’écoute de notre cœur. Les souffrances qu’elles ont générées sont gravées dans notre mémoire cellulaire qui emmagasine tout notre vécu. Elles sont entretenues par le mental et protégées par le faux-égo qui se les approprie. Le mental crée plus de 80% des souffrances, au départ de peurs qui en ont engendré d’autres avec leur lot de souffrances. Les 20% restants sont les souffrances nécessaires pour avancer (la souffrance d’un handicap de naissance en fait partie).

Déprogrammer l’inconscient et la mémoire cellulaire n’est pas tâche facile. Elle est d’autant plus difficile que le faux-égo luttera sans cesse pour conserver ce qui lui appartient.
Ce travail de réparation nécessite volonté, persévérance, régularité et confiance ; il peut prendre toute une vie !

Dans un premier temps une introspection minutieuse de nous-même, de notre vie et de notre passé est nécessaire, tout en comprenant que nous sommes les seuls responsables de notre état et de nos actes.
Il s’agit de faire remonter les peurs, les blocages et les souffrances que nous avons enfouis au plus profond de nous-même. Il nous faut pour cela prendre conscience et identifier :
  • Les peurs, blocages et souffrances de nos parents. Ils nous transmettent la plupart de leurs peurs dès notre naissance.
  • Nos propres peurs. Pour les découvrir, il y a lieu d’observer avec circonspection nos pensées et nos réactions : ont-elles tendance à être pessimistes ? Sont-elles susceptibles de créer de nouvelles peurs ? Dans quelles situations ou face à quel type de personnes en ressentons-nous ? Demandons-nous ce que nous risquons réellement si nous affrontons telle ou telle peur. Observer froidement ses peurs et décortiquer leur mécanisme enlève de la force à la Peur.
  • Les masques que nous nous sommes créés pour ne pas souffrir. Que cachent-ils ? En face de qui et dans quelle/s situation/s portons-nous tel ou tel masque et pourquoi ? Que risquons-nous si nous laissons tomber le/s masque/s ?
  • Les situations où nous n’avons pas pu ou osé exprimer la colère, la peur, la tristesse, nos besoins. Qui / qu’est-ce qui nous en a empêchés ?
  • Les croyances reçues ou créées qui ont engendré une perte de liberté, une dépendance, de la souffrance, des contraintes, des blocages énergétiques ou psychiques, etc., autrement dit, les croyances qui vont à l’encontre de l’Amour.
  • Les situations récurrentes engendrant des comportements récurrents. Elles ne se produisent pas par hasard dans notre vie. Tant que nous n’avons pas compris que nous devons dépasser les peurs qui nous y ont conduits, des situations analogues se manifesteront à nouveau et nous reproduirons les mêmes comportements inconscients. Une femme qui ne fréquente que des hommes violents n’est en réalité attirée que par ce type d’hommes, sans le savoir. Elle vivra cette situation indéfiniment tant qu’elle n’aura pas compris que le personnage qu’elle s’est façonné de toute pièce en est responsable. L’énergie qui émane d’elle est le produit d’un mélange fait de souffrances et de peurs résultant notamment d’un manque de confiance en elle.
  • Les éventuelles personnes à rayer de nos fréquentations ou à côtoyer moins souvent, parce que nous jugeons qu’elles nuisent à notre développement personnel.
Quand on parvient à mettre le doigt sur ce qui perturbe, une grande partie du travail est fait.

2ème phase : Dès que nous parvenons à ouvrir les yeux sur nos peurs, souffrances et masques, nous découvrons beaucoup de choses qui ne nous plaisent pas. Par exemple :
  • nous nous sommes lancés sur la mauvaise voie depuis longtemps ;
  • la plupart de nos peurs et croyances viennent de notre éducation et donc essentiellement de nos parents ;
  • nous sommes responsables de nos peurs et des conséquences qu’elles ont entraînées ;
  • certains aspects de nous-mêmes nous paraissent tout à coup intolérables.
Ce stade de révolte, qui est une manière de résister à l’acceptation, est important. Nous éprouvons de la colère, voire de la haine, vis-à-vis de nos parents sur lesquels nous voulons rejeter toute la responsabilité. Nous ressentons également de la honte ou de la colère envers nous-même de nous être laissés avoir et d’avoir fait subir des souffrances aux autres.

3ème phase : Il est important de faire la paix avec nous-même et de nous pardonner. Nous nous donnons le droit d’avoir souffert et d’avoir ressenti de la colère envers tous ceux qui ont causé nos souffrances, souvent sans intention de nuire. Prenons conscience qu’eux-mêmes ont certainement ressenti les mêmes blessures avec leurs propres parents. C’est le stade d’acceptation et de pardon. Il est important d’envoyer beaucoup de Lumière et d’Amour en retour, au plus profond de nous, là où nous avons trop longtemps laissé vivre la souffrance et où nous avons rejeté nos natures animale et spirituelle.

4ème phase : Le déblayage fait, nous pouvons passer à la phase de reconstruction. Nous pouvons redevenir nous-même. Nous cessons de croire que les masques nous protègent et que nous sommes victimes de ce qui nous arrive dans la vie. Tout ce que nous vivons résulte de nos propres choix. Si nous ne suivons pas la voie du cœur, le chemin se parsème d’embûches, qui sont toutes des opportunités de le quitter afin de retrouver la voie de l’Amour. Avant de naître, nous avons choisi au niveau de l’âme de nous incarner dans une famille et une culture précises. Lorsque celles-ci empêchent notre épanouissement personnel, nous faisons le choix de nous soumettre (par peur des représailles) ou de nous révolter (par amour de soi). Notre âme sait qu’en tant qu’acteur de notre vie nous sommes capables de dépasser les pires situations qu’elle a mises en scène.
A ce stade, nous acceptons que la vie soit remplie d’expériences qui nous font évoluer. C’est aussi l’étape où nous arrivons à aimer ce que nous sommes, c’est-à-dire où nous nous donnons le droit d’être tels que nous sommes, de parfois blesser les autres en les choquant, rejetant, malmenant ou en les trahissant parce que c’est l’attitude ressentie comme juste par notre âme. Nous serons étonnés de constater que certaines de ces personnes éconduites nous manifesteront plus de respect. Le respect de soi force le respect des autres.

Une reconstruction suppose un renversement de nos comportements erronés. Elle nécessite :
  • de lâcher prise dans tous les domaines de notre vie. Il assouplit la rigidité du mental, libère l’esprit des futilités de la vie, qui sera vécue plus sereinement, et contribue à une meilleure santé ;
  • de se concentrer sur ce qui est essentiel dans la vie : servir l’Amour ;
  • d'identifier et d'appliquer nos choix personnels, respectueux de notre âme ;
  • de développer l’intuition (langage de l’âme) et le ressenti (langage du corps) ;
  • de changer éventuellement notre mode de vie (profession, activités, lieu d'habitation, ...) s’il crée trop de stress ;
  • de ralentir le rythme : rien ne presse, il n’y a rien à accomplir, juste « être soi » et vivre le moment présent, en contact avec notre âme ;
  • de donner un sens et un but à notre vie.
Plus la personne est âgée, plus long et difficile sera le travail parce que les comportements erronés sont plus profondément ancrés.

5ème phase : L’évacuation des tensions par le rééquilibrage de l’énergie. Cette phase n’est pas nécessairement consécutive aux précédentes.
Il s’agit de faire revivre l’animal en nous. C’est grâce à ses facultés que nous pouvons assurer notre protection et notre défense.


Comment nous protéger et nous défendre

Ce travail peut se faire indépendamment du processus d’introspection expliqué ci-avant, bien qu’il requière que la confiance en soi soit présente/rétablie.

Nous allons ici examiner comment développer les outils que nous confère notre nature animale : la base, l’attention et l’arme (voir également le chapitre « l’animal humain »), qui nous permettent d’appréhender les dangers, quels qu’il soit, de la manière la plus opportune.

Une personne égoïste dispose certes d’une arme - son faux-moi qui cache son être essentiel – et a une certaine contenance (que beaucoup confondent avec l’ancrage), mais ces outils sont basés sur la Peur. Le niveau de son ouverture aux autres est tellement petit et la protection tellement grande qu’elle se sent invulnérable. Elle n’a pas besoin de l’outil « attention » puisqu’elle se maintient en état de protection avec tout le monde, même avec ceux à qui elle devrait ouvrir son cœur.
Se libérer de la Peur et se tourner vers l’Amour supposent une ouverture du cœur qui nous rend vulnérables.

LA BASE :
L’ancrage permanent est indispensable pour vivre pleinement notre vie en accord avec notre cœur, c’est-à-dire en accord avec notre âme. Il suppose que nous soyons bien « enracinés » dans la terre. Si les piliers d’une maison ne sont pas bien enfoncés dans le sol, elle s’expose aux intempéries et risque d’être détruite. Il en va de même pour l’être humain : une énergie déviée peut le détruire s’il n’est pas ancré.
Inné, cet état se perd petit à petit chez la plupart des êtres humains, le plus souvent dès l’adolescence, parce que nous ne nous reconnaissons plus en tant qu’âme éternelle. A l’origine de cet oubli progressif, il y a toujours une peur, causée par une attaque physique ou énergétique (active comme la critique, par exemple, ou passive comme le manque d’amour, l’indifférence, le mépris). Elle crée une perte de la confiance en soi et par suite une coupure avec notre cœur, qui est la porte d’accès de notre âme. Nous nous en trouvons déstabilisés et perdons ainsi notre équilibre énergétique. C’est à ce moment que nous commençons à nous créer les masques de protection illusoire (faux-égo).
L’ancrage doit devenir un automatisme comme la respiration. Le rééquilibrage se fait en continu en arrière-plan de nos activités. C’est un nouvel état de conscience qu’il faut acquérir, qu’on ne peut atteindre par des exercices qui sont par définition épisodiques et qui ne touchent que le mental. L’exercice d’ancrage le plus connu est l’arbre : on ferme les yeux, on focalise son attention à l’intérieur du corps et principalement sur les pieds ; ensuite on imagine que les jambes se prolongent très profondément dans la terre, comme des racines. C’est un exercice efficace mais il n’agit que sur le moment et pendant encore un certain temps après. Les habitudes ont vite repris le pas et tout le bénéfice de l’exercice est perdu.
Il est important de réveiller et de faire revivre l’animal en nous. Les centres d’énergie à rééquilibrer sont les 1er et 2ème chakras. Pour ce faire, il faut être à l’écoute de ce que notre nature animale veut exprimer : les besoins vitaux et les émotions. Face à un adversaire, l’animal ne se laisse pas déstabiliser. Il ne fuit pas, il combat, sauf s’il juge d’emblée l’adversaire trop fort.

Il existe différentes manières d’installer la base :

La conscience dans le corps :
  • La perte d’énergie chez une personne, et par conséquent la perte de son assise, se produit généralement lorsque la conscience n’est plus logée dans le corps mais se focalise sur l’objet de sa pensée ou est projetée sur d’autres personnes, dans le passé, dans le futur, ou dans un « no man’s land », laissant le champ libre à toutes sortes d’énergies du genre poltergeist ou autres formes-pensées. Cette personne devient également la proie des prédateurs d’énergie.
    Le rappel de la conscience à l’intérieur du corps, par exemple dans son hara (« ventre » en japonais) ou dans le cœur, est un travail qui doit être souvent renouvelé jusqu’à ce qu’un automatisme s’installe. L’attention, qui permet de diriger la conscience localement, se focalisera en conscience sur le ventre, les yeux, le troisième œil, les mains, le sexe ou un organe, comme le cœur, par exemple. Nous nous mettons ainsi en état de méditation constante. Le cœur est le refuge où nous nous sentons bien, confortables, protégés, là où nous nous sentons être, là où repose notre âme. Nous vivons dans le moment, à l’abri des peurs, des préoccupations, des colères,… et le mental, calmé, passe à l'arrière-plan. Il ne s’agit pas de se concentrer sur le cœur en permanence ; cet effort mental produirait des tensions, ce que nous voulons justement éviter. Ramener doucement l’attention vers l’intérieur, de temps en temps pendant la journée, suffit.
    Dans cet état, nous sommes conscients de l’énergie vitale (chi/prana) qui nous entoure et nous en ressentons toute la force, une force qui nous rend capables de ne jamais perdre notre équilibre.
    Même pour les personnes bien ancrées, un risque de perte d’énergie est possible en présence de voleurs d’énergie. Une focalisation passagère voire répétée de la conscience sur nos pieds peut s’avérer efficace pour conserver l’ancrage.
  • Serrer les muscles du périnée est une pratique courante dans la plupart des arts martiaux. Il est indiqué de le faire à l’expiration pour contenir le flux d’énergie dans le « Dan Tian inférieur » (situé à trois doigts de distance sous le nombril), où doit se concentrer l’attention.
  • La douleur physique et la souffrance psychique ancrent parce toute notre attention est concentrée sur l’endroit de la douleur ou focalisée sur notre cœur en larmes. La conscience est ainsi maintenue à l’intérieur du corps, du moins tant que la douleur ou la souffrance n’ont pas disparu. Attention, cela ne signifie pas qu’il faille s’auto-flageller ! La vie se charge de provoquer des souffrances lorsque nous ne sommes pas sur le bon chemin (celui du cœur), et il y a lieu de les comprendre dans un sens de libération.
  • Dans un même ordre d’idée, le plaisir ancre également, qu’il soit sensuel, sexuel, gustatif ou autre. L’attention se focalise sur les sensations, maintenant la conscience à l’intérieur du corps.

La qualité de la respiration :
La respiration est le mouvement perpétuel du flux vital, du souffle de vie qui bat en nous et qui circule dans tous les niveaux du corps. Pour maintenir la base, il faut respirer par le ventre (inspirer lentement en gonflant le ventre et les poumons tout en ouvrant le diaphragme). Nous sommes parfois poussés à respirer par les poumons, dans une situation inattendue qui provoque une réaction soudaine, mais il faut vite rétablir une respiration lente, profonde et régulière.
La peur nous fait perdre notre assise. Cela se traduit par un changement dans la respiration qui ne se fait plus par le ventre, le diaphragme et les poumons ensemble mais par les poumons seuls, car un blocage s’est créé au niveau du plexus solaire (diaphragme), qui empêche l’énergie de descendre. La respiration se fait rapide, superficielle, irrégulière et perturbe le flux de l’énergie vitale. Les influences magnétiques font le même effet : en présence d’une personne qui pompe l’énergie des autres, par exemple, ceux-ci auront leur diaphragme bloqué, souvent inconsciemment, comme on l’a vu dans les chapitres précédents. Le flux vital ne circule plus librement, la sérénité les a quittés. Chez beaucoup de personnes, un automatisme s’est produit et ils continuent de faire de l’apnée sans le savoir, de jour comme de nuit, leur sommeil s’en trouvant fort perturbé.

Evacuation de tensions (voir également plus bas d’autres moyens d’évacuer les tensions) :
  • Voici un exercice de respiration très efficace pour repousser vers le bas l’excédent d’énergie produit par les tensions qui créent une oppression au niveau du ventre, du plexus solaire (sternum), du thorax ou de la gorge et une déstabilisation de l'assise :
    A faire en conscience à chaque expiration et en respirant par le ventre : à l’aide du son « Sssseueueueueueu », « pousser » le souffle des poumons vers le bas. Cette pratique est enseignée dans certains arts martiaux.
  • Tousser est aussi un moyen très efficace de repousser l’énergie vers le bas, et donc de s’ancrer. Lorsque quelqu’un perd de sa contenance s’il a été critiqué par exemple, il aura tendance à tousser. C’est un comportement inconscient qui a un sens. Lorsqu’il est fait en conscience et régulièrement, il peut réellement transformer un individu en lui redonnant toute sa contenance, son intégrité.
    Chez certaines personnes qui ont du mal à exprimer leurs émotions et sentiments, une « boule » se crée au niveau de la gorge. C’est l’accumulation des tensions générées par ce blocage. Tousser est également un bon moyen de les dissiper.

Changement de croyance :
  • La croyance fondamentale que nous sommes éternels et faisons partie d’un Tout doit être acquise. Il s’agit de nous reconnaître en tant qu’âme incarnée, de croire que nous sommes une importante pièce du puzzle dans le jeu de la Vie, et de vivre dans cette conscience. Savoir que nous sommes protégés, entourés et aimés à chaque instant de notre vie et pour l’éternité par la plus grande dimension de nous-mêmes : notre âme, l’observateur silencieux.
    Nous avons conscience d’être à la fois l’acteur et l’observateur de notre vie et dans cette conscience, nous « marchons entre les mondes visible et invisible ». Il ne s’agit pas de vivre avec le seul regard de l’âme comme le fait le moine tibétain, détaché de tout, mais d’accepter notre incarnation en la vivant pleinement parce que nous avons choisi de vivre dans le « bruit » et parce que, en tant qu’animal humain, nous devons rester ancrés. Il nous faut en même temps être convaincus que la vie est un jeu.
    Cette croyance est fondamentale. Il est difficile de maintenir la base si elle n’est pas intégrée.


    L’espace de l’âme (C), qui est souvent représentée par le cœur, n’est ni mesurable ni localisable. Tout notre travail est de le maintenir fixe et stable. Des sollicitations extérieures (les envies, les obligations professionnelles, sociales, les interférences énergétiques, etc.) viennent à tout moment bousculer notre mental (A) et peuvent provoquer des fluctuations émotionnelles (B). Il suffit d’un moment d’inattention pour que B brouille la connexion entre A et C. Il en résulte une déconnexion de la base.
    La pratique du rappel de notre origine divine et éternelle est enseignée dans l’hindouisme. Lorsque cette pratique est devenue un automatisme, que les repères spirituels sont maintenus, le « souvenir constant » s’est installé. Dans cet état, la respiration reste lente, profonde et régulière (souffle constant) parce que nous savons qui et où nous sommes réellement, un enfant sur sa balançoire qui s’amuse de toutes les péripéties de son personnage.
  • Il ne sert à rien de courir ; nous avons tout notre temps pour accomplir nos actions sur le plan physique et toute l’éternité pour atteindre l’Eveil (au niveau spirituel). Nous ne nous incarnons pas pour apprendre des leçons mais pour nous rappeler de notre identité véritable et pour vivre dans cette conscience les expériences qui se présentent à nous, toujours opportunes pour nous remettre sur la bonne voie ou nous diriger vers un nouveau palier de conscience. Nous devons faire confiance en notre Moi profond qui nous guide. C’est en avançant lentement comme une tortue et en s’arrêtant souvent que nous nous donnons l’espace pour « entendre » notre Guide intérieur, et que s’installent une assise et un calme intérieur.
  • Lorsque l’on parvient à l’état de contemplation, la base est acquise. Contrairement à la méditation, on ne se concentre pas sur le cœur ou la respiration. Un espace intérieur vide s’est installé où préoccupations et pensées n’ont pas leur place (samadhi chez les Hindous). On ne crée pas le vide, il se crée. Le temps n’existe plus, tout devient intemporel. L’espace intérieur génère un état de méditation qui permet de se mettre dans une position d’accueil de l’énergie. Il ne sert à rien de s’arrêter pour méditer ; on en perd tout le bénéfice lorsque l’on vaque à nouveau à ses occupations en retrouvant son état d’affairement et de préoccupation. Il ne faut rien « faire » ; « ça » se fait.

L’acquisition de la base nous libère des barrières mentales pour laisser la place à un espace intérieur qui permet d’accueillir l’énergie vitale et d’être réceptifs aux messages du cœur. Les pensées parasites et préoccupations qui occupent généralement cet espace nous empêchent de nous détendre. C’est comme une voix dans notre tête qui parfois nous rend fous. Nous sommes pris dans des boucles de pensées qui nous éloignent de notre base. Celle-ci est nécessaire au développement de l’attention qui requiert un calme intérieur absolu.

L’ATTENTION :
Nos cinq sens sont les outils fondamentaux de la perception. Dans notre société, rien n’est fait pour que nous développions notre acuité sensorielle, bien au contraire. L’excès de sel et de sucre dans l’alimentation diminue nos facultés gustatives ; le manque d’attention diminue nos facultés visuelles et auditives ; la pollution diminue nos facultés olfactives et auditives et le mépris de la sensualité diminue nos facultés tactiles. Nous avons un 6ème sens, l’attention, qui est encore moins favorisé. On le croit réservé à quelques rares personnes dotées de pouvoirs extraordinaires, alors qu’il est à la portée de tout un chacun, pour peu que nous le développions.
L’attention permet de percevoir, de sentir l’énergie alentours grâce à nos « radars » ultra-sensoriels qui réagissent comme le flair de l’animal.
Nous devons prendre conscience que l’environnement est hostile, qu’à tout moment nous pouvons être attaqués énergétiquement. Nous ne nous en rendons pas compte si c’est notre esprit rationnel qui dirige notre vie. Le mal est fait quand il se traduit par des états de fatigue chronique, de dépression, … L’attitude inconsciente que nous adoptons est de bloquer l’énergie pour éviter les vols et pertes d’énergie, mais elle est épuisante et a des conséquences néfastes sur notre santé. Plutôt que fuir, faire face aux attaques s’avère bénéfique et plus efficace.
L’attention concerne aussi bien les agressions énergétiques et magnétiques extérieures que celles que nous produisons.
Celles qui nous entourent peuvent être déclenchées consciemment ou non par des personnes, et des entités nuisibles provenant de dimensions invisibles peuvent également nous pomper l’énergie sans que nous ne nous en apercevions (voir le chapitre « Vol et perte d’énergie »).
Les attaques que nous produisons sont nos propres blocages énergétiques et psychiques. Contrairement à l’enseignement du New-Age qui conseille de ne pas donner de l’importance aux pensées négatives qui nous traversent, ni aux doutes, ces « démons » qui frappent sournoisement par derrière, il faut au contraire tout porter à notre attention. Ce n’est qu’en démasquant ces « démons » qu’ils finiront par ne plus venir nous perturber.
L’être humain est donc en perpétuel danger, tout comme l’animal. Mais l’animal le sait, lui. Il est constamment aux aguets, prêt à réagir si un danger survient. Sans son flair, il serait constamment dans la peur, tout comme l’être humain. En développant l’attention, nous pouvons prévenir tout danger sans stress, ni fatigue, ni peur.
L’attention permet également le détachement. Dans cet état, nous nous sentons concernés par les événements ou les personnes, mais non impliqués et par conséquent non préoccupés.

Comment développer l’attention objective (ou intuition instinctive) sur ce qui nous entoure ?
  • Pour être totalement réceptifs aux énergies extérieures, il est avant tout nécessaire de focaliser notre attention sur nos éventuels blocages énergétiques (points de tension qui ralentissent ou bloquent la circulation de l’énergie) et psychiques (freins intérieurs engendrés par des pensées qui « tournent en rond », alimentées par des peurs) qui seraient devenus tellement familiers qu’ils passeraient inaperçus. Ils doivent ensuite être évacués par la relaxation et/ou l’hyper-rationalisation (prise de conscience que les peurs et pensées ruminantes sont irrationnelles).
  • L’attention doit être aiguisée si nous voulons acquérir la sensibilité du flair d’un animal et retrouver notre hypersensibilité d’enfant. Pour ce faire, nous devons non seulement la ramener régulièrement à l’intérieur du corps (base) mais également la diriger sur tout ce qui est vivant autour de nous, de près ou de loin. Il n’y a pas de technique. Il nous faut juste rester constamment en état de veille, surtout en public. Si un voleur d’énergie est dans les parages, notre corps le repère et réagit tout de suite. Notre regard se dirige automatiquement dans la direction du danger, voire même – avec de l’entraînement – sur l’individu en question. Le mental n’est pas intervenu. Le fait d’avoir identifié la direction du danger ou le voleur lui-même nous protège. Celui-ci se sent démasqué, la plupart du temps de manière inconsciente. Par réaction il se détourne, mais il a perdu son énergie.
  • A force, ce travail d’attention devient un réflexe, toujours conscient. Nous pouvons tenir une conversation, être à 100 % à l’écoute des autres, et en même temps, grâce au calme intérieur que nous avons créé, être sensibles aux moindres mouvements énergétiques autour de nous.

Quand l’attention est aiguisée, nous sommes capables de distinguer nos vrais désirs des faux ; nous sommes capables de repérer les « faux-ego » qui nous entourent et nous pouvons prévoir les éventuels vols d’énergie qui sont très fréquents en société ; nous sommes capables de distinguer l’oppression qui pèse sur la poitrine d’autrui. Etre attentif, c’est avoir un œil critique sur le monde qui nous entoure, à tout instant. Plus nous sommes attentifs, plus nous regardons avec les yeux de l’âme et plus nous nous sentons responsables. Il faut beaucoup de volonté et de persévérance pour arriver à capter les énergies subtiles mais à la longue l’attention devient automatique : les « radars » nous préviennent automatiquement dès qu’il y a danger. Notre instinct de survie naturel se réveille.

L’ARME :
Comme nous l’avons vu dans le chapitre « L’animal humain », l’arme est le seul des trois outils qui ne soit pas inné. Ce sont nos parents qui sont censés nous l’inculquer dès le plus jeune âge. Nous avons besoin d’être suffisamment armés pour affronter les énergies déstabilisées qui émanent de partout, tout en restant ouverts aux énergies qui nous sont bénéfiques.

Les armes sont de différents types :
  • L’attention est elle-même une arme : elle permet de repérer les éléments de perturbation potentiels, que ce soit des personnes, des lieux, voire même des objets chargés d’une énergie néfaste. La protection est automatique lorsque nous les avons sentis.
  • La protection peut être renforcée par un bouclier imaginaire que l’on se crée et que l’on applique en pensée. Il s’agit d’un code personnel comme par exemple une grande croix que l’on dessine sur l’élément perturbateur ou, à l’instar de Néo dans Matrix, mais toujours en pensée, un bras que l’ont tend, la paume de la main en avant dirigée vers cet élément perturbateur pour « arrêter les balles »... La confiance dans l’efficacité de ces boucliers doit être totale sans quoi il ne fonctionne pas.
  • Le lâcher-prise est une arme indispensable pour ceux qui vivent en fonction des autres et qui se préoccupent du regard que ceux-ci pourraient avoir sur eux. S’ils sont bien dans leur base et attentifs aux énergies environnantes, il leur reste encore à lâcher prise par rapport au jugement des autres et à y rester indifférents. Les voleurs d’énergie se détourneront inconsciemment d’eux et chercheront ailleurs d’autres proies.
  • La réponse juste peut être la violence. Dans la vie nous sommes souvent confrontés à des agressions verbales, parfois physiques, à des vols d’énergie, des « viols » de notre « territoire énergétique », etc. Si nous ne réagissons pas, nous perdons notre énergie, notre force vitale et nous nous éloignons de notre cœur. La réaction doit être proportionnelle à la blessure que nous avons reçue, si possible dans une moindre mesure, à condition que nous nous en sentions satisfaits. La colère est saine lorsqu’elle sert à nous défendre. Et notre cœur, il faut le défendre contre tout, avec violence s'il le faut ! Il s’agit de rendre nous-mêmes justice ou de laisser la Vie s'en charger. La Vie compense à sa manière, qui est imprévisible : ce peut être par l’agression d’une autre personne, par une maladie grave, un accident, etc. mais nous ne savons pas comment elle « calcule » la juste mesure. Quand nous rendons nous-mêmes justice, nous choisissons la manière dont nous le faisons, qui ne doit pas porter à conséquences, mais nous le faisons avant tout dans le but de nous en libérer.
  • Lorsque les parents transmettent les armes adéquates à leurs enfants, ceux-ci sont capables de voler de leurs propres ailes assez tôt dans la vie et de lâcher prise dans différents domaines. Plutôt que de tout recevoir sur un plateau d’argent, comme la plupart des enfants de nos jours, ils doivent se débrouiller pour obtenir ce qu’ils désirent. Responsabilisés tôt et conscients de la valeur des choses et des liens humains et sociaux, ils n’ont pas peur plus tard de se lancer dans leur passion même si elle n’est pas lucrative, de changer d’emploi si et quand il ne leur convient plus, de s’expatrier pour tenter leur chance dans un autre pays, …
  • L’Amour est une arme. L’Amour que nous apportons en nous et autour de nous transforme la polarité négative en polarité positive. En développant l’estime de soi, la confiance en soi, nous nous « armons » contre nos démons intérieurs et contre tout ce qui pourrait attenter à notre intégrité.

Il est important que ces processus d’enracinement, d’attention et de protection, initiés mentalement, se fixent et agissent sans l’aide du mental. Tout est dans la croyance. Nous devons être convaincus, c'est-à-dire choisir de croire que les ordres que nous nous donnons s’exécutent.

L’écoute et la réintégration de notre animal sont importantes car elles nous permettent de reprendre la place qui nous revient dans la société, de vivre dans le moment présent et non dans le passé ou le futur, de faire confiance en nous et en la vie, de retrouver l’innocence de l’enfant, de libérer le cœur et de combattre pour un monde juste. Il n’est pas facile d’en prendre conscience parce que la programmation erronée commence tôt, nous coupant très vite du souvenir de la liberté et de la paix intérieures innées. Si nous en prenons conscience à un certain moment de notre vie, notre quête sera alors de retrouver cette nature animale qui nous est propre, de redonner à l’animal sa place en nous afin que soient équilibrées nos trois natures : spirituelle, mentale et animale.


Autres moyens de renouer avec l’animal en nous et de relâcher les tensions

  • L’idéal est de pratiquer régulièrement un sport de combat comme la boxe, ou un art martial tout en ayant conscience qu’il libère les tensions accumulées.
  • Faire l’amour le plus souvent possible, si nous sommes en couple. Les personnes seules doivent se satisfaire sexuellement régulièrement, si possible sans fantasmes car le processus mental de fantasme puise énormément d’énergie, jusqu'à créer des formes-pensées dans l'astral.
  • Crier sans retenues lors d’un orgasme (dans un coussin si les murs ne sont pas épais !) ;
  • Beaucoup tousser – beaucoup pleurer – hurler à pleins poumons dans la nature ou dans sa voiture – roter (les deux derniers types d’expression n’étant pas tolérés en société !).
  • La poussée des tensions provoque des glaires dans les poumons. Cracher permet de les évacuer petit à petit.
  • Exprimer l’animal de son signe astrologique chinois ou marcher à quatre pattes de temps en temps chez soi.
  • Deux plaques d’aimants Nord-Sud de 3800 gauss placées sur le bas ventre pendant une dizaine de minutes font bouger les tensions figées.


Conclusion

Sur le schéma ci-dessus, les tracés en zigzag (B) représentent le "bruit" qui nous empêche d’entendre notre Guide intérieur. Notre libération par rapport à nos peurs et l’application des outils de défense et de protection aboutissant à la reconnaissance de notre dimension spirituelle et éternelle atténuent ce bruit jusqu’à l’éliminer. Le silence s’installe. Vivre dans cette conscience a pour effet une diminution de l’intensité des émotions comme la joie, la colère, la tristesse ou la passion, ainsi que de tout intérêt pour les connaissances intellectuelles, les sensations fortes ou les plaisirs matériels. L’émerveillement que nous procuraient nos cinq sens s’atténue également. Dans l’attention constante, notre regard pénétrant peut ébranler nos interlocuteurs. Nous risquons de paraître froids et indifférents aux yeux des gens que nous côtoyons. Nous le sommes effectivement par rapport à leurs peurs, leurs masques et leurs tentatives de se donner une contenance, mais l’Amour qui nous relie à leur âme est sans limite et sans condition. Prendre conscience que nous sommes au cœur d’un mouvement perpétuel harmonieusement agencé nous fait accéder à une autre source d’émerveillement, où il n’y a ni espoir ni désespoir. Tout est à sa place. On se retrouve en dehors du jeu tout en jouant dans le jeu. Parce que nous sommes libres intérieurement, la Peur n’a plus d’emprise sur nous.
En lisant ceci, c’est-à-dire en sachant ce qui se passe lorsqu’on choisit d’aller vers l’intériorisation, certaines personnes pourraient se rebiffer de peur de lâcher tout ce qui les motive à vivre et de plonger dans l’ennui. Elles ne se rendent pas compte qu'elles passent à côté d'un perpétuel émerveillement qui paie au centuple des efforts consentis.
La plupart des gens tournent leur attention uniquement vers l’extérieur. Ils créent ainsi un vide intérieur. Il suffirait que le "bruit" s’éteigne (imaginons une panne d’électricité pendant 24 heures) pour qu’ils se retrouvent perdus et désemparés. Tant qu'ils restent dépendants du "bruit", ils sont vulnérables à la Peur et par conséquent à ceux qui s’en servent pour nous manipuler.

Lorsque l’animal est réintégré, que l’innocence de l’enfant est retrouvée, que les oppressions sur la poitrine ont disparu, que le poids du passé est parti, que toute tension a disparu, que l’énergie circule à nouveau librement du haut vers le bas et du bas vers le haut dans tous nos corps rééquilibrés et centrés, que les trois principes (base-attention-arme) sont appliqués, que le cœur est libéré, alors le souffle constant qui procure la paix et la liberté intérieures nous ouvre les portes de l’Amour, de la Sagesse et de l’hyper-conscience.




* C'est bien entendu de la peur non naturelle et de l’énergie de la Peur qu’elle crée dont il est question (voir le chapitre « Le règne de la Peur »).