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Le Combat de l'Amour - essai
Avant-propos
Introduction : Les croyances
I. Au-delà de nos 5 sens
II. Le règne de la Peur
III. L'animal humain
IV. L'ego et le faux-ego
V. Les vols et pertes d'énergie
VI. Les ravages de la Peur
VII. Se libérer de l'emprise de la Peur
VIII. L'Amour comme seul Guide
IX. L'Amour se communique
X. L'Amour à deux
Postface
IX. L'Amour se communique
Le combat de l’Amour


"« Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »"
Matthieu 19:19


L’énergie d’Amour et l’émotion de l’amour sont deux concepts différents. L’émotion de l’amour est relative et muable. Au fil du temps et selon les aléas des événements qui jonchent notre chemin, l’amour peut se transformer en jalousie, en rancœur ou en haine si nous ne servons pas l’Amour, qui, lui, est absolu et stable. L’émotion que l’on ressent peut avoir le visage de l’amour et n’être en réalité que la peur de ne pas être aimé. Nous pouvons également faire l’expérience de l’amour et œuvrer pour l’Ombre. C’est le cas, par exemple, d’un bon père de famille qui aime sa femme et ses enfants et qui par ailleurs travaille dans une multinationale spécialisée dans la fabrication et l’exportation de produits nocifs pour l’environnement et la santé des êtres vivants.

Peu importe l’émotion, l’Amour est la Lumière que nous devons suivre, non seulement parce que nous savons que c’est l’unique voie de la reconnaissance de soi mais également parce que son rayonnement touche et unit les cœurs tout autour de nous. Toutes ces Lumières qui s’allument de plus en plus supplanteront un jour la Peur et chasseront l’Ombre de la surface de la Terre.

Nous sommes tous différents mais nous portons tous encore les cicatrices de nos blessures du passé. Celles-ci nous ont fait grandir ou continuent de nous bloquer. Si nous avons pu les dépasser et retrouver la confiance en nous-même et en la vie, nous nous sentons capables et désireux de venir en aide à ceux qui, sans le savoir, se laissent commander par la Peur. L’énergie de l’Amour est rayonnante et communicative ; elle attire consciemment ou inconsciemment les gens qui se cherchent, qui sont mal dans leur peau ou empêtrés dans des difficultés sans fin. Dans les relations avec les autres, l’énergie de l’Amour doit toujours être privilégiée, même si elle semble parfois être en opposition avec l’émotion de l’amour. Nous devons toujours rester attentifs à notre intuition tout en ayant une vision globale dans le Jeu et le sentiment que ce que nous faisons est juste, même si nos agissements peuvent aller à l’encontre d’actions raisonnées ou avoir des conséquences néfastes sur certaines relations. Nous comprenons souvent par la suite les raisons de nos actes au niveau spirituel : des nœuds se défont et les faux-ego sont démasqués.

A partir du moment où nous avons compris que nous participons d’un Tout, que nous sommes une âme éternelle incarnée dans un corps éphémère, et que nous sommes tous inter-reliés, nous sommes conscients que tous les actes aussi bien positifs que négatifs que les êtres humains posent envers autrui ont des répercussions au-delà de celui-ci et leur sont retournés comme un boomerang.
Nous prenons aussi conscience que les actes d’Amour que nous accomplissons ne sont pas monnayables. Donner devient tout aussi naturel et bienfaisant que recevoir. Mais, inconditionnel aux yeux de l’âme, l’Amour ne peut l’être dans le théâtre de la vie parce que le faux-ego et le mental n’attendent qu’une occasion pour prendre les rênes. Dès lors, une condition essentielle s’impose : nous ne pouvons agir pour les autres que si nous ne le faisons pas au détriment de nous-même. Nous devons avant tout nous respecter.


Le respect

Le respect est inhérent à l’Amour. C’est le fondement de l’Amour, la condition essentielle sans laquelle l’Amour ne pourrait ni exister ni s’épanouir.
Au niveau de l’âme le respect est immanent. Nous nous aimons pour ce que nous Sommes, et l’autre est d’office respecté pour ce qu’il Est.

Sur la scène de la vie dans cette 3ème dimension, la première personne que nous nous devons de respecter c’est nous-même.
Le don de soi par exemple, qui est considéré comme l’acte le plus charitable qui soit dans la plupart des religions, ne peut être total et sans conditions. En nous sacrifiant pour les autres, c’est une part de nous-mêmes que nous sacrifions. Il y a des circonstances où il faut savoir lâcher la main de ceux qu’on aime pour qu’ils bougent.
Comme l’animal qui maintient une certaine distance avec les êtres vivants et en particulier avec l’homme, nous devons défendre notre territorialité en gardant un périmètre de sécurité individuel autour de nous, une bulle de protection dont l’amplitude dépendra des rapports que nous entretenons avec les autres selon le degré d’intimité.
Lorsque nous négligeons notre cœur au profit du faux-ego, non seulement nous nous attirons malheurs et maladies, mais le respect des autres risque de ne pas nous être accordé. C’est le cas des personnes qui se laissent facilement marcher sur les pieds parce qu’elles ont une faible estime d’elles-mêmes. C’est également le cas des personnes égocentriques, sans scrupules, des manipulateurs, de ceux qui ne se soucient pas des autres ou qui se font obéir en se servant de la peur.
Le respect envers nous-même est aussi celui que nous exigeons de l’extérieur à notre égard. Nous ne sommes pas tenus de maintenir une relation avec quiconque nous manque de respect. Nous serions dans le reniement de notre être. Lorsque nous vivons cette expérience, nous devons réagir rapidement pour ne pas perdre notre énergie sous peine de nous laisser contrôler, voire manipuler par l’autre (Voir chapitre 7 « Se libérer de l’emprise de la peur »).
L’autre est tout autant que nous-même en droit d’exiger le respect. Respecter l’autre c’est ne pas rentrer dans son territoire personnel. Mais si l’autre est par essence respecté pour ce qu’il Est, doit-il également être respecté pour ce qu’il fait et pour ce qu’il est devenu en tant qu’acteur de sa vie, même si nous sentons qu’il ne se respecte pas lui-même ou qu’il nuit aux autres ? Nous serions tentés de répondre ‘non’. ‘Respecter’ ne signifie pas ‘accepter’. Nous pouvons décider d’agir pour tenter d’éveiller sa conscience ou de garder nos distances parce que nous estimons que nous y dépenserions du temps et de l’énergie en vain.

L’attitude la plus respectueuse que nous puissions avoir envers l’autre est l’écoute. Lorsque nous nous mettons à l’écoute de l’autre, il émane de nous une force intérieure qui définit ce que nous sommes, un être inter-relié avec tous les êtres dans le grand Tout. Si nous n’avons pas cette force intérieure, c’est-à-dire suffisamment confiance en nous, nous aurons tendance à rechercher dans les conversations des occasions de parler davantage de nous-même pour nous rassurer et chercher la reconnaissance des autres. L’écoute nécessite non seulement du respect envers nous-même et envers l’autre, mais également une attention totale à l’autre, de la patience et une grande ouverture d’esprit.

Parce qu’il touche à la relation à l’autre au niveau de l’âme, le respect doit être accordé à qui que ce soit de manière inconditionnelle. Il n’en va pas de même pour la confiance, l’entraide, l’amitié, la tolérance, …, qui en dépendent.


Le jugement et la tolérance

Les Ecritures religieuses nous mettent en garde contre le jugement : « Tu ne jugeras point ». Cette sentence a imprégné l’inconscient collectif au point que d’aucuns l’appliquent sans discussion, qu’ils soient croyants, athées ou de tendance « nouvel âge ». Le jugement est « jugé » contraire à l’éthique, à la sagesse et à la paix : « Qui sommes-nous pour juger ? Pour qui se prend-on ? ».

Mais alors, l’Amour serait-il synonyme de non jugement et de tolérance ? Au nom de la tolérance, devons-nous accepter tout et n’importe quoi ? Est-ce l’Amour ou la Peur qui nous dicte de nous taire face à une injustice ?

Ce que les Ecritures ont interprété comme un commandement n’est pas à prendre à la lettre sans aucune forme d’analyse et de nuance. Ces paroles de Jésus sont à mon sens un conseil. Il ne nous est pas donné pour protéger ou défendre autrui mais pour nous préserver et nous protéger nous-même. La citation « Occupe-toi de la poutre qui est dans ton œil plutôt que de la paille qui est dans l’œil de ton voisin » est à comprendre comme suit : « Ne perds pas ton temps à juger les autres, tu as assez à faire avec toi-même. Regarde au fond de toi et vois les erreurs que tu as commises parce que tu n’as pas écouté ton cœur. Lorsque tu te connaîtras mieux, tu seras apte à aider les autres à y voir plus clair.»
C’est dans l’Evangile apocryphe de Thomas que la parole de Jésus est la plus explicite en ce sens : « Tu distingues le brin de paille dans l’œil de ton frère, mais tu ne vois pas la poutre qui est dans le tien. Quand tu en auras fini avec la poutre de ton œil, alors tu verras clair et tu pourras enlever le brin de paille de l’œil de ton frère. » (Logion 26)

Le jugement et la tolérance sont des notions ambiguës. Aux yeux du commun des mortels qui ne tient compte que de sa dimension terrestre, juger et par suite tolérer ou non quelqu’un c’est se mettre en position de supériorité, de domination : on s’estime apte à juger et à accepter ou non les erreurs des autres, et, par extension, leurs auteurs. Plutôt que d’afficher un air autoritaire et risquer d’être critiqué et rejeté, beaucoup préfèrent se détourner et laisser faire. Ils revêtent le masque de l’amour mais sont au service de la Peur.

Au niveau personnel, le jugement est un acte d’Amour envers soi-même et envers les autres lorsqu’il est utilisé comme outil de discernement instinctif ou intuitif. Le jugement personnel est subjectif ; il émane du cœur ou du ressenti de l’animal en nous, mais en aucun cas de notre mental trop facilement influencé par le faux-ego, l’allié de la Peur. Le mental a tendance à juger les gens en fonction de leur apparence – les apparences sont trompeuses -, ou de leurs aptitudes physiques ou intellectuelles inhérentes. Ces jugements sont animés par la jalousie, le mépris, le désir de supériorité, …

Le jugement conduit à une prise de position face à une situation vécue ou imposée, une pratique, une action, une attitude, une parole, et par suite face à la personne qui en est l’auteur. Il se traduit par une réaction de tolérance ou d’intolérance : soit nous décidons d’accepter l’objet de notre jugement parce que nous sentons qu’il va dans le sens de l’Union, l’Harmonie et la Paix, soit nous le rejetons parce nous percevons qu’il va dans le sens de la Séparation, qu’il peut faire du tort aussi bien à nous-même qu’à l’humanité en contribuant à son involution. La tolérance est ce qui doit permettre à des individus que leurs convictions séparent de coexister les uns avec les autres pacifiquement.
La tolérance face au racisme, à la violence, à l’injustice flagrante ne peut s’appeler tolérance mais absence de sens moral et du sens des responsabilités. On peut véritablement parler d’inconscience. L’Homme a souvent tendance à confondre tolérance et renoncement, et le renoncement se fait par peur du jugement que les autres pourraient porter sur lui.
L’intolérance qui s’impose à nous devant tout acte condamnable et vis-à-vis des gens dont l’énergie nous est préjudiciable est une attitude d’Amour comme toutes celles qui ont pour but de combattre la Peur en rejetant tout ce qui la nourrit.

Il y va de notre santé de juger une personne en fonction de l’énergie qu’elle dégage au moment de notre interaction avec elle, et de nous en éloigner dans le cas où cette personne émettrait une vibration lourde et sombre, tout en ayant conscience qu’elle doit être respectée pour ce qu’elle Est.
Nous ne choisissons pas nos amis par hasard. Il émane de ceux-ci quelque chose qui résonne en nous et nous attire. De la même façon, nous ne nous lions pas d’amitié avec des personnes qui instinctivement nous inspirent de la méfiance. Quand les trois outils – la base, l’attention et l’arme - qui servent à nous protéger et nous défendre sont bien en place, nous savons à qui nous avons affaire. Nous ne pouvons pas accorder toute notre confiance aux gens qui sont, même sans le savoir, soumis à la Peur, sous peine de nous faire voler notre énergie. Certaines personnes sont tellement confondues dans leur(s) personnage(s) (faux-ego) qu’elles vivent loin du cœur. Nous nous devons de les juger par Amour pour nous-même !
Une personne qui se laisse guider par la Peur érige autour d’elle un système de défense qui peut être en même temps destructeur. C’est son énergie seule, et non le souvenir d’agissements blâmables qu’elle aurait commis, qui dans le moment doit susciter une réaction de rejet ou d’éloignement de notre part. Il s’agit d’un jugement tout à fait personnel qui ne s’applique qu’à cette relation. Une énergie différente, inoffensive, peut émaner de cette même personne face à quelqu’un d’autre.

Quel qu’en soit la cause, le jugement que nous émettons ne peut rester figé. Nous devons aborder quiconque l’esprit libre de toute pensée, de tout préjugé, tout en restant attentif aux énergies nocives qui pourraient émaner de cette personne. Chaque être est merveilleux dans son essence et peut à tout moment se libérer de la Peur et s’ouvrir à l’Amour. Les gens évoluent, font des choix, se réveillent parfois.
Nous avons trop facilement tendance à créer des stéréotypes et des préjugés. Il serait dangereux qu’ils deviennent indélébiles. L’homophobie et la xénophobie sont toujours bien présentes partout dans le monde et dans toutes les cultures, même 2000 ans après que Jésus ait prononcé son puissant message « aimez-vous les uns les autres » qui défie toutes les croyances.

En ce qui concerne le jugement des autres à notre égard, il est important de faire la distinction entre un jugement qui est proféré par une personne qui se laisse manipuler par la Peur et un jugement émis par une personne que nous jugeons avisée. Dans le premier cas, nous ne pouvons que nous demander pourquoi nous avons attiré de l’agressivité. Dans le second cas, nous devons nous laisser interpeler. Une introspection, voire une remise en question, est peut-être à faire, tout en remerciant la Vie de ce cadeau. Toute interaction est opportune parce qu’elle a toujours une signification et peut nous amener à mieux nous connaître.


La confiance

La confiance est la base sur laquelle reposent les relations vraies et durables. Elle est le premier pas vers l’Amour dans notre communication avec ceux qui nous entourent. C’est un sentiment humain qui se construit entre acteurs sur la scène de la vie.

Dans la sphère privée, la confiance à l’égard d’autrui se construit graduellement dans la relation à l’autre, où le faux-égo entre en jeu avec ses peurs et ses masques.

La peur naturelle nous intime de rester sur nos gardes lorsque nous nous approchons d’un territoire inconnu. Tout comme l’animal qui flaire toute présence alentours, nous jaugeons l’inconnu qui nous fait face et instinctivement nous savons s’il est digne de confiance ou non, à condition d’être bien ancrés et en réceptivité par rapport aux énergies extérieures.
Par conséquent, nous ne donnerons notre confiance à l’autre que si nous avons confiance en nous-même et si nous pouvons nous fier à notre instinct et à notre intuition pour nous assurer de la loyauté et de l’honnêteté d’une personne. Une personne qui n’a pas confiance en elle-même pourrait trop vite donner sa confiance à quelqu’un et s’en mordre les doigts par la suite.
Donner sa confiance n’est pas anodin. Cet acte, qui doit être réciproque, requière, certes, de croire qu’il est juste, mais de rester vigilant. Le faux-ego est déstabilisant et peut faire capoter des relations qui étaient saines et solides au départ.

Les échanges commerciaux et professionnels doivent, quant à eux, être réglementés contractuellement car à priori personne n’est fiable dans le monde du business. Dans une société où nous n’aurions que des besoins, où il n’y aurait pas de spéculation, la confiance pourrait régner. Un tel modèle demanderait que tout le monde participe à sa construction et, à cet effet, que tout le monde y soit éduqué. Dans ce monde idéal, la confiance régirait tous les rapports et l’honnêteté serait un principe évident pour tous. Il ne serait plus nécessaire de passer par des contrats pour la moindre interaction. Mais tant que l’humanité tout entière n’a pas pris conscience de sa nature divine, que l’Homme n’a pas reconnu l’importance de l’Amour, il nous faudra être attentif aux voleurs d’énergie qui se servent de la confiance pour nous attirer dans leur piège.

Il est possible de créer des mini-systèmes où la confiance règne. J’ai connu un agriculteur qui partageait des parcelles de terrain avec des particuliers. Tout ce qu’il récoltait était mis à la vente dans un petit entrepôt où ses clients, choisis par parrainage, pouvaient venir se servir à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Ils choisissaient les denrées, les pesaient, calculaient et réglaient eux-mêmes le montant dû, soit au comptant dans la caisse ouverte, pleine d’argent, soit plus tard par virement. En 30 ans, cet agriculteur n’a jamais déploré de vol.

La confiance est le terreau sur lequel peuvent se construire des relations plus profondes et plus durables. Elle permet d’aller plus loin dans la communication de l’Amour.


L’entraide, le partage et le don de biens

« Aidez-vous les uns les autres ».

L’entraide est la première expression concrète de l’Amour. Si nous nous ouvrons aux autres par cette voie-là, nous nourrissons ce qu’il y a de plus beau en l’être humain. Les actes de pur Amour que l’entraide génère aboutissent à l’Union des êtres. Ils ne peuvent s’accomplir que si nous ressentons respect et confiance en l’autre.

Dans le chapitre III « L’animal humain », je définis l’entraide comme l’un de nos instincts d’origine animale. L’espèce animale doit sa survie à la sociabilité et à l’entraide qui favorisent la longévité et rendent les plus faibles animaux capables de lutter et de se protéger contre leurs prédateurs.
Il est primordial que cet instinct remonte à la conscience et devienne aussi vital que se nourrir et se loger. Lorsqu’un instinct passe par la conscience du cœur, il devient désir, besoin, voire obligation.

La civilisation capitaliste est la seule civilisation dans l’histoire de l’humanité qui organise ses relations sociales et l’action collective autour de liens commerciaux, et donc extérieurs à l’humain. L’Homme doit rêver d’une société où les êtres humains se relient en s’entraidant sur base de relations de respect et de confiance. Pour atteindre cet objectif, c’est-à-dire pour que l’entraide multilatérale naisse, il rend service aux autres et ceux-ci, à leur tour, prennent conscience que des échanges désintéressés, sans argent, existent, et, séduits, se laissent emporter dans le mouvement. Le bénéfice pour les relations est multiple : on se sent utile, responsable, des liens d’amitiés se créent, on se rend compte que le bonheur de l’autre est tout aussi important que le sien et on participe au mouvement d’expansion de l’énergie de l’Amour.

Des systèmes bien organisés (les SEL : Systèmes d’Entraide locaux) sont nécessaires dans un premier temps pour élargir le cercle des relations et pour faire sortir les gens de chez eux, surtout dans les villes, mais petit à petit le souvenir de cet instinct perdu et les bienfaits que procure cet élan du cœur vers les autres élimineront la nécessité de cadre.
L’entraide exclut toute idée d’assistanat. Tout le monde participe aux échanges et partage son savoir ou savoir-faire car l’entraide implique que chacun donne un peu de son temps à l’autre. Dans les SEL, cet autre est au départ un inconnu.

Aider et donner sans chercher à recevoir en retour procure un sentiment de satisfaction personnelle et de liberté. Les forces de l’Ombre n’aiment pas cela. Elles nous ont habitués à chercher notre intérêt personnel partout, implantant ainsi dans les esprits l’individualisme possessif comme principe naturel. Avec l’entraide, nous sortons des rails sur lesquels nos manipulateurs obligent les gens à voyager en les persuadant qu’il est dangereux de s’en écarter.

L’entraide, le partage, la générosité, le don de biens sont des valeurs qu’il est important d’encourager et auxquelles nous devons redonner l’importance qu’elles méritent. Il est de notre devoir de planter ces graines afin qu’elles mûrissent et se répandent. Aider l’autre ne doit plus être considéré comme une transaction donnant-donnant mais devenir naturel.


La solidarité

La solidarité est le sentiment d’un devoir moral envers des personnes qui sont en souffrance ou dans le besoin.
Si l’entraide sous-entend une action désintéressée et indépendante des circonstances extérieures, la solidarité résulte de sollicitations extérieures qui ont touché nos émotions.
Dans l’entraide, les actions sont multilatérales. Les gestes de solidarité sont, quant à eux, généralement unilatéraux.

Face à un drame humain inopiné et lourd de conséquences, la majorité des gens ne restent pas indifférents, pour peu qu’ils aient le sens de la moralité, de l’altruisme et une certaine ouverture du cœur. Instantanément, des mouvements de solidarité se mettent en place.
De même, le drame permanent de la pauvreté dans le monde, les injustices, les situations de détresse que nous voyons, entendons et lisons partout et quotidiennement, que nous côtoyons parfois, nous indignent.
Beaucoup ressentent le besoin d’assister les personnes qu’ils estiment moins chanceuses qu’eux.

C’est un sentiment altruiste de prime abord mais qui pourrait se révéler moins noble qu’il n’y paraît si la motivation qui se cache derrière l’action est le besoin de reconnaissance, la peur de culpabiliser de se sentir privilégiés par rapport aux autres, ou la peur d’avoir des scrupules de rester les bras croisés, …
Une perspective éternelle aide à voir les choses de manière plus objective sans être sous l’emprise des émotions. Avec ce recul de l’âme, les personnes qui vivent dans la conscience d’être une âme qui a choisi de s’incarner à ce moment de l’histoire de l’humanité savent qu’il y a un Plan divin, que tout ce que les êtres humains vivent fait partie de l’ordre des choses et que nous avons tous choisi notre chemin et destinée, quelles que soient les souffrances que nous endurons. La raison et les motivations de ce Plan nous dépassent ; il serait vain d’essayer de les comprendre. Sachant cela, nous devons avant tout suivre notre cœur et savoir ce qui est juste pour nous. Nous avons le choix d’interférer avec détachement et empathie de manière ponctuelle ou de manière plus impliquée dans la vie de personnes en souffrance et contribuer ainsi au changement de leur destin, ou de décider de ne rien faire, parce que notre intuition nous a dicté qu’une interaction ne serait juste ni pour nous-même ni pour elles. Nous ne sommes pas venus sur terre pour supporter le fardeau des autres et encore moins pour sauver le monde ; laissons cela aux héros des films catastrophe américains ! Il y aura toujours des gens plus malheureux et plus pauvres que nous, peut-être juste deux maisons plus loin, peut-être même parmi nos proches.
Interférer dans la vie des autres n’est pas toujours la réponse juste au niveau spirituel. Notre action pourrait avoir des conséquences néfastes sur le karma de certaines personnes. Par exemple, aider financièrement des gens qui n’ont pas une relation saine avec l’argent ne ferait que les conforter dans une situation d’assistanat stérile.
Agir pourrait également nous épuiser inutilement dans certains cas. Par exemple, les gens dont les actes sont guidés par la Peur, qui s’attirent maladies et malheurs et qui sont sourds à nos conseils, nous font perdre notre temps et notre énergie. Il en va de même pour ceux qui ne se remettent pas en question, indifférents à nos tentatives de les sortir de leur solitude ou dépression.

La solidarité existe (et doit exister) uniquement parce que le monde tourne mal, parce que la Peur engendre des souffrances de toute nature qui ont besoin de pansements. Mais les bons sentiments ne remplacent pas les bonnes politiques.
En revanche, l’entraide fait partie de l’ordre des choses quel que soit l’état du monde.
Si les émotions n’entrent pas en jeu dans les échanges de services, elles motivent la plupart des actes de solidarité. La pitié, la colère, la peur, la honte ou la culpabilité poussent à agir mais nuisent à notre santé.

L’Homme a besoin de se sentir utile. Il peut se sentir pleinement satisfait et heureux simplement en subvenant aux besoins de son foyer. S’il veut embrasser une cause humanitaire, sociale, sanitaire ou environnementale, localement ou à plus grande échelle, il doit faire un choix et réserver du temps pour lui-même parce que la première personne qu’il se doit de respecter c’est lui-même.


L’amitié

L’authenticité, la sincérité, la vérité, les confidences intimes, les expériences partagées, tout ce qui permet d’asseoir la confiance, tissent les fils de l’amitié.

Ce qui importe dans une amitié sincère, c’est la possibilité de se dire la vérité et de l’entendre. C’est un engagement durable, dans l’acceptation de nos différences, qui suppose une prise de risque, le risque de souffrir si nous ne sommes pas ancrés et si nous avons besoin de la reconnaissance des autres pour nous sentir bien.
Aller vers l’autre sous l’emprise d’un manque d’estime de soi ou d’une peur met en place les conditions d’un futur rejet. Dire ou penser « Je suis inutile » ou « Je n’intéresse personne » ne permet pas de développer une énergie positive. Il est fondamental dans ce cas de changer radicalement de discours intérieur si l’on veut s’engager dans une voie plus épanouissante.

L’amitié véritable est rare. C’est encore plus flagrant à l’ère des amitiés virtuelles. L’être humain est soit trop intéressé, soit trop égocentrique pour se donner dans une relation profonde.


Une sensibilité à fleur de cœur

Le cœur est comme un joyau que nous devons garder précieusement dans son écrin et auquel il nous faut veiller avec la plus grande attention. Il ne peut être exposé qu’en présence d’êtres chers à qui nous avons donné notre confiance, sous peine d’être à nouveau meurtri comme l’enfant que nous avons été, car la moindre violation de l’espace intérieur est ressentie comme un véritable coup de poignard.
Libéré de la Peur, nous avons débarrassé notre cœur de la chape qui l’étouffait. Mis à nu, il se révèle dans toute sa sensibilité. La moindre émotion de joie, d’émerveillement, de nostalgie, de tristesse, …, provoquée par la beauté d’une musique, d’un paysage, d’un geste, peut nous tirer les larmes aux yeux.
Contrairement à l’enfant qui ne possède pas les armes pour protéger et défendre son cœur et qui a tendance à le fermer à force de prendre des coups, nous le maintenons ouvert tout en le cachant en conscience parce qu’il est une proie fort convoitée par les partisans de l’Ombre.
La sensibilité du cœur est souvent confondue avec la sensiblerie. Celle-ci se traduit par des réactions nerveuses souvent excessives. Elle est provoquée par le stress et est par conséquent une résultante de la Peur.


L’union fait la force

La vie est un jeu. Nous pouvons en définir les règles tout en respectant les règles de base de la société sans nous sentir obligés de nous conformer à tous les préceptes qu’elle veut nous imposer. Décidons de les créer simples et pratiques et ne laissons personne nous dicter la manière dont nous devons jouer.

Tout est fait pour que les êtres humains soient séparés. « Diviser pour mieux régner », telle est la devise de nos manipulateurs. L’injustice règne partout dans le monde, aussi bien dans des pays totalitaires que dans les pays soi-disant démocratiques. Tant que l’Homme considère son prochain comme un « client » potentiel, l’humanité est vouée à l’échec.

Nous avons tous besoin les uns des autres. Le seul pouvoir collectif que nous avons en tant qu’individu est social. Les grands défis collectifs sont accessibles lorsque nous agissons tous ensemble. C’est ensemble que nous devons construire le futur, un futur où chacun a la place qu’il mérite, où l’Amour s’est propagé et guide les relations. Ensemble, nous détenons le pouvoir de changer les choses, de modifier ce qui est établi. Ce n’est pas sans raison que le social soit réprimé ; sa force fait peur aux puissants qui tirent les ficelles.